Archives par mot-clé : web 2.0

Passages : Il faut socialiser l’intranet

The Content Economy by Oscar Berg: Why traditional intranets fail today’s knowledge workers

Si les intranets connaissent autant d’échecs auprès des métiers qui font une consommation/production intensive du savoir (données, information, documents) c’est que leur conception repose sur la poussée automatique de contenu (« push technology »).

Caractéristiques d’un intranet du modèle « push » :

  • Contenu produit à l’avance ou sélectionné;
  • Besoins informationnels anticipés;
  • Contenu produit par un ensemble de ressources spécialisées;
  • Le contrôle du message, le format et l’organisation de l’information sont sous la responsabilité d’un groupe d’individus.

Ce modèle ne peut donc pas répondre adéquatement aux besoins d’information imprévus, aux contributeurs potentiels issus de l’ensemble des membres de l’organisation et à la nécessaire sérendipité (« découverte d’individus ou d’information que nous ne savions pas que nous cherchions »), autrement dit, la longue traîne de l’information.

L’intranet du modèle « pull » est un intranet social :

  • Abondance de contenu;
  • Diversité de sources et de contributeurs;
  • Rôle essentiel des filtres (technologie et effet de réseau);
  • Auto régulation (communautés d’intérêt).

Le principal enjeu d’un intranet est la longue traîne de l’information.

Un intranet pourrait combiner un système d’information stable pour répondre aux besoins courants et prévisibles et un système d’information organique (social) pour favoriser la recherche de solutions créatives à des situations imprévisibles.

Deux visions du futur des magazines: audace et immobilisme

Deux visions du futur des magazines :

Wired

Mentionnant une vidéo de Wired Magazine, qui présente sa vision du futur du magazine, Mitch Joel a demandé à ses lecteurs: est-ce cela le futur de l’édition ? (Is this the future of publishing?)

Dans cette vidéo, le directeur de la création, évoque un magazine qui utilise savamment le site web de la publication comme une extension de la marque et comme un enrichissement de l’expérience média.

Une prise de position audacieuse et décidément en dehors du credo habituel des entreprises d’édition menacées par le web. Des idées rafraîchissantes qui démontrent que Wired se prépare à saisir les opportunités offertes par le changement plutôt que de se battre contre celui-ci.

Magazine Premium

Premium est un nouveau magazine que les Éditions Transcontinental destinent aux gens d’affaires. Qu’est ce qui cloche ?

  • Un concept qui ignore la montée en puissance de l’information et de la rétroaction en temps réel ?
  • L’impression que la version numérique ne sera pas différente de la version imprimée ?
  • Un modèle de communication unidirectionnel où la rédaction s’adresse à un lectorat passif ?
  • L’insistance sur les prestigieuses sources d’information et l’aspect luxueux du magazine qui destine celui-ci à finir en évidence sur une crédence, dans le bureau du PDG ou dans la salle d’attente ?

On ne peut que constater le retard de l’industrie de l’édition au Canada, sur celle des États-Unis ou de l’Europe dans l’espace numérique. Constat similaire pour ce qui est de la présence des entreprises et commerces sur le web qui a suscité une lettre ouverte au premier ministre du Québec.

Laquelle de ces deux visions présente le plus d’opportunités pour le futur de l’édition ? Certainement pas celle de Transcontinental. Ce magazine permettra probablement de générer des revenus, à court terme, mais ne constitue pas un positionnement stratégique, à long terme, auprès des consommateurs de l’ère numérique.

Passages : Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)


Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)

Les habiletés requises pour le web en temps réel

Dans un contexte où une multitude de tâches et d’interlocuteurs se disputent votre attention, le temps que vous consacrez à prendre connaissance d’une information ou à communiquer vos impressions vaut de l’or. Howard Rheingold explique l’importance de développer ces habiletés requises pour utiliser les médias de façon plus productive et pour entretenir des connexions interpersonnelles plus authentiques, plutôt que de perdre temps et attention en pseudo-communication.

À l’origine de publications et de regroupements qui ont participé à l’émergence de la cyberculture, notamment The Well, la plus ancienne communauté virtuelle, Howard Rheingold est un spécialiste des communications et des médias en transformation (son dernier ouvrage: « Smart Mobs »).

Twitter: perte de temps ou puissant amplificateur de communauté ?

La différence de perception entre Twitter comme perte de temps et comme puissant amplificateur de communauté dépend de si nous avons comment l’appréhender (« knowing how to look at it »).

Voici ce que Howard Rheingold a trouvé dans Twitter et ce qui le motive à l’utiliser:

  • Ouverture
  • Instantanéité
  • Variété
  • Réciprocité
  • Un canal aux multiples publics
  • Un moyen pour rencontrer de nouvelles personnes
  • Une fenêtre sur des évènements dans des univers différents
  • Une écologie propice à l’émergence de communautés
  • Une plateforme collaborative de masse
  • Un contenu sur lequel on peut facilement effectuer des recherches

Développer une alphabétisation de l’attention

Qu’il s’agisse de Twitter ou d’un autre réseau social, ces habiletés sont essentielles pour réussir sur le web en temps réel:

  • Encoder – Décoder
  • Construire ses propres réseaux d’apprentissage
  • Écouter et se mettre au diapason des communautés que l’on désire joindre
  • Apprendre à repérer dans le flux ce qui mérite votre attention

Passages : 2010 : Année de réconciliation entre musique et internet ? | Web News – Web Marketing


    2010 : Année de réconciliation entre musique et internet ? | Web News – Web Marketing

    Retour sur de nouveaux modèles de distribution: iTunes, Spotify, Deezer, partenariat Google, iLike, Lala. Au delà de la distribution: concerts en ligne sur YouTube, et même sur Facebook.

    Le plus intéressant est la production: exemples de Sellaband et MyMajorCompany.com.

    En conclusion, après une relation initialement conflictuelle entre le web et l’industrie de la musique (Napster) puis une évolution autour d’initiative personnelles des groupes (MySpace) et de la distribution digitale quasi monopolistique (iTunes), le paysage musical sur internet en 2010 s’annonce plus équilibré, avec une utilisation réelle du potentiel très riche de ce média.

    Cette conclusion est probablement trop rose au goût de l’industrie du disque (par cette expression je désigne le modèle traditionnel de production et de diffusion, centré sur une communication unidirectionnelle). À suivre…

Passages : CBC News – Canada – News 2.0: The Future of News in an Age of Social Media

    CBC News – Canada – News 2.0: The Future of News in an Age of Social Media

    The American writer A.J. Liebling once wrote that « freedom of the press is guaranteed only to those who own one. » In News 2.0, everyone’s a press owner.

    Un très bref, mais efficace survol des changements qui affectent les médias traditionnels… par la CBC (le pendant anglophone de Radio-Canada, la chaîne de radio/télévision vision publique du Canada).

    What is now called the « mainstream media » has lost its control over the tools of its trade, and its importance as a centre of social and political influence. The business and philosophical model both appear to be broken, perhaps irrevocably.

    Une explication en « plain English » de ce qu’est le web 2.0, et de la différence entre le 1.0 et le 2.0. En prime, une liste de lectures suggérées, de Chris Anderson à Clay Shirky, en passant par Andrew Keen.

Web 2.0 – Recette pour échec assuré

Ce billet est inspiré de plusieurs histoires vraies, toute ressemblance avec des projets similaires n’est pas fortuite.

Vous souhaitez lancer un nouveau site de contenu, de type magazine ou répertoire, et suivre la tendance web 2.0 ? Assurez-vous que votre projet soit un échec grâce à cette recette infaillible.

  1. Tout d’abord, rappelez-vous que votre objectif principal est de vendre de la publicité, et non d’offrir un contenu de qualité à vos visiteurs. Vos clients sont les annonceurs.
  2. Ensuite, recherchez une audience, peu importe ses intérêts et baptisez-la Communauté.
  3. Faites concevoir un bel emballage par une agence réputée (très cher) qui ne vous embêtera pas avec des histoires de stratégie web 2.0.
  4. Consultez-vous, entre vous, afin de tester votre concept; vous seuls savez ce que vos utilisateurs apprécient. Vous éviterez de perdre votre temps à échanger avec des utilisateurs potentiels et, surtout, vous n’aurez pas à tenir compte de leurs commentaires.
  5. Surtout, ne vous encombrez pas d’une stratégie de déploiement de fonctionnalités interactives (forums, flux RSS, commentaires, Twitter, envoyer à un ami, etc.) .  Ayez la main lourde et mettez-y le paquet. Les icônes colorées sont très décoratives.
  6. Une communauté se crée de toutes pièces, alors pourquoi perdre son temps en recherche pour connaître les points de rencontre des membres de cette communauté sur le web, les influenceurs, les relayeurs d’information. C’est sans intérêt.
  7. Chauffez bien vos forums: mettez les membres du personnel à contribution. Ça n’a pas d’importance si ceux-ci n’ont rien en commun avec vos utilisateurs.
  8. Pour le lancement de votre site, faites de la publicité traditionnelle et placez quelques bannières sur vos autres sites.
  9. Voilà ! Vous n’avez plus qu’à attendre que les visiteurs se ruent sur votre site et qu’ils fassent leur nid dans la jolie communauté que vous leur avez fabriquée.

Ah oui, j’allai oublier la mesure. Installez Google Analytics et imprimez des rapports tous les mois, ça pourrait vous servir. Peu importe les statistiques, ne changez rien; une refonte aux trois ans c’est bien suffisant.

Du contenu ? Effectivement, il faut bien mettre quelque chose autour des publicités. Le recyclage de matériel vous demandera beaucoup moins d’efforts que la production de contenu original.

Cette recette est extrêmement populaire et toujours réussie.

Contenu, contenu, contenu

L’information qui est produite par les professionnels (journalistes) et diffusée par des entreprises (journaux) est un des enjeux les plus intéressants de la crise des médias (devenue expression courante). Peu importe le médium et les modèles d’affaires et de revenu du contenant, il faut à présent compter avec les lecteurs et le contenu devient alors beaucoup plus important qu’il ne l’a jamais été.

La publicité n’a plus besoin des médias

Mitch Joel, expert en marketing numérique, cite une sélection de très récentes constatations publiées à propos des médias. L’essor de la publicité en ligne, la diversité de ses manifestations possibles et  et les avantages inégalés du web en termes de ciblage et de mesure d’audience rendent beaucoup moins attrayante l’utilisation des supports médias.

Et cela est plus particulièrement remarquable dans l’industrie des journaux et magazines.

Le modèle d’affaires des journaux repose sur les revenus de la publicité. La production de contenus informationnels sert à attirer une audience qui justifie les tarifs proposés aux annonceurs. Jusqu’à présent, les médias traditionnels étaient les supports publicitaires incontournables.

Avec le web, la publicité a trouvé des moyens beaucoup efficaces de réaliser ses objectifs (rejoindre un marché spécifique, mesurer ses résultats et réagir rapidement). D’abord, sur le modèle traditionnel, par l’intermédiaire des plateformes numériques des médias, puis sans intermédiaire, en lien direct avec leurs marchés, grâce aux réseaux sociaux.

Les médias n’ont plus d’autre choix que celui de se réinventer

Si les journaux sont peu à peu délaissés par les annonceurs, ils devront enfin se recentrer sur leur audience et tenter de leur offrir des produits d’information qui sauront la retenir et la fidéliser. Les journaux devront s’en remettre aux journalistes pour produire une information différente de la production industrielle : enquête, analyse, historique, liens pertinents, outils de visualisation de données, etc.

Nous avons besoin des journalistes

Dans sa lettre ouverte aux journalistes, Peggy Holman (éditrice du livre The Change Handbook et contributrice du groupe de discussion Journalism that matters), la crise de confiance des lecteurs envers les journalistes (et les journaux qui les emploient).

If I – and others -believe that, why do so many of us seem hostile to the press? Because we feel betrayed. Where were you when we needed you? Where were your warnings about the state of the economy? About the lies of weapons of mass destruction? About the many stories closer to home that affect our lives and well-being? Did you miss the clues yourself? Did you know and not help us hear your messages? How could you let us down?

Et pourtant, comme Mme Holman le dit si bien,  nous avons besoin des professionnels de l’information pour cette tâche immense et essentielle de repérer des évènements et des faits, de les partager avec nous et de nous faire participer aux discussions sur ces sujets d’actualité.

I want your partnership to navigate these confusing times. You don’t need to guide me or be my gatekeeper. The fence is gone. I have the means to speak for myself. And if that makes you fear for your relevance, your ability to bridge the technical divide or the enduring values of journalism, know that we can help each other. I want you by my side – your skills, values, and all – as we, together, travel through this challenging time. Let us re-negotiate our commitments to each other.

Quelle valeur ajoutée apportez-vous?

Comme le rapporte Jeff Jarvis, une sommité du domaine du journalisme et des médias,  dans son billet Journalists, where do add value? , il ne sera plus possible de se contenter de rediffuser une information ou d’insérer un lien vers sa source.

Whether you’re a blogger or a new form of news organization, you’re going to have to ask with every move whether it will add value to the news ecosystem. If it doesn’t, you shouldn’t do it.

Peu importe le médium et le format, nous attendons des journalistes plus que la copie d’un communiqué d’entreprise ou le compte rendu d’un évènement. Alors que le web permet à chacun d’entrer en conversation avec d’autres, nous attendons aussi de pouvoir échanger avec les journalistes. Cependant, il semble que ce face à face en dérange ou en  insécurise plusieurs.

Communication bidirectionnelle

Comme le relève justement Emmanuelle Garneau-Gamache, spécialiste en marketing et en journalisme, on se préoccupait peu des lecteurs (ou consommateurs):

Dans cette histoire, on dirait que tout le monde ( journalistes / annonceurs / media ) s’arqueboute sur de vieux réflexes. Sans jamais prendre en considération l’essentiel: et le consommateur lui, il trouve ça comment ?

Ces consommateurs (d’information, comme de toute autre chose) ont acquis, grâce au Web, des rôles clés dans l’écosystème des médias. La communication n’est plus unidirectionnelle, mais bidirectionnelle.

La peur de ce qu’on ne comprend pas

Le Devoir, sous la plume d’un de ses collaborateurs, publie une critique (?) de l’édition française du livre d’Andrew Keene, Le culte de l’amateur – Comment Internet tue notre culture.

Le web est apparemment le seul médium de communication où on trouve de la manipulation, de la désinformation, des mensonges et des rumeurs non fondées, de la paresse intellectuelle, des pirates d’œœuvres protégées et surtout, des individus qui sont les agents d’une entreprise de destruction de la culture (avec un grand C).

Le collaborateur du Devoir, qui signe la critique du livre, semble ignorer que tous ces apparents méfaits se manifestent régulièrement dans les médias traditionnels.  Et que M. Keene se sert de ces démonstrations beaucoup trop sensationnalistes pour être justes pour se faire l’avocat d’un plus grand contrôle du Web.

On cherche encore l’approche critique dans cet article qui ne contient que des extraits du livre et dont la conclusion dénote la position de son auteur :

Fidèle à la méthode d’argumentation américaine qui procède par une dynamique combinaison d’anecdotes et d’idées afin d’illustrer une thèse, l’ouvrage d’Andrew Keen nous met efficacement en garde contre «le chaos démocratisé du contenu autoproduit», qui risque de tuer le meilleur de notre culture au profit d’une insignifiante culture de soi.

Pourtant, lors de la parution de la version originale du livre (The Cult of the Amateur), un critique du New York Times, qui n’est pas un évangéliste du Web, avait une perception plus nuancée des propos de M. Keene.

This book, which grew out of a controversial essay published last year by The Weekly Standard, is a shrewdly argued jeremiad against the digerati effort to dethrone cultural and political gatekeepers and replace experts with the « wisdom of the crowd. » Although Mr. Keen wanders off his subject in the later chapters of the book – to deliver some generic, moralistic rants against Internet evils like online gambling and online pornography – he writes with acuity and passion about the consequences of a world in which the lines between fact and opinion, informed expertise and amateurish speculation are willfully blurred.

Pris à parti, comme bien d’autres personnalités du Web 2.0, Jimmy Wales, le fondateur de Wikipedia, a directement répondu à M. Keene en mettant à nu son manque d’objectivité intellectuelle.

Voir la vidéo du débat entre Jimmy Wales et Andrew Keene.

Il aurait été de bon aloi de faire une petite recherche (sur le Web) pour trouver un bon nombre des arguments de M. Keene réfutés, ainsi que des démonstrations que le Web n’est pas plus méchant que les autres médias.

Christian Marclay et l’avenir du disque

Sérendipité: Christian Marclay et l’actualité

Visite, en famille, de l’expo Christian Marclay, REplay, à la Fondation DHC et série d’articles du Devoir sur la crise de l’industrie du disque. La vidéo Record Players, 1984, souligne la fragilité du support. Le processus de destruction rythmée des disques est, en soi, une création sonore.

Le disque de vinyle, ce support incongru, par sa fragilité et son mode d’utilisation, aux yeux de ma fille de 17 ans qui n’utilise plus que des fichiers mp3.

Série d’articles du Devoir (21 mars 2009) sur la crise de l’industrie de la musique au Québec.

ADISQ – Les rencontres (15 et 16 avril 2009)

On a l’impression que l’industrie de la musique commence enfin à comprendre le changement en marche depuis le début des années 2000 (Napster, Kazaa).

Rencontres québécoises de l’industrie de la musique, le grand rendez-vous annuel des professionnels du monde de l’enregistrement sonore, du spectacle et de la radio, au Québec. Avec la multiplication des services en ligne et des dispositifs de communication sans fil, la musique, toute la musique, est désormais accessible en tout temps, en tout lieu, avec une offre de plus en plus personnalisée aux goûts et préférences de l’utilisateur.

Les solutions proposées par l’industrie pour régler la crise sont principalement de nature juridique et financière (licence globale: facturer les fournisseurs d’accès Internet).

Aucune amorce de réflexion quant au modèle d’affaires, toujours basé sur le support physique. Que fera-t-on lorsque que la virtualisation (cloud computing) aura été massivement adoptée ?

Malgré les très nombreuses études et publications qui font l’analyse des changements qui frappent l’industrie de la musique, celle-ci semble ne s’intéresser qu’aux moyens de protéger ses revenus (ce qui est légitime, tout comme la protection du droit d’auteur). A-t-elle fait cas de ce qui a amené tant d’amateurs de musique à transgresser les lois ?

Ce que les plateformes d’échanges permettent (au delà de la gratuité de la copie):

Communautés d’intérêt (découvrir d’autres musiques avec ceux qui partagent les mêmes goûts que moi, et non me faire pousser un palmarès dicté par des impératifs de marketing ou par la moyenne des ours, soit  l’amalgame des préférences d’individus sans intérêts communs).

La possibilité d’écouter gratuitement un nombre illimité de titres juste pour la découverte. Ne pas regretter ses coups de tête du moment (combien de CD achetés pour une chanson à la mode, rendue kétaine le mois suivant ?).

Sélectionner un titre et ne pas être obligé de prendre tout l’album.

Le plus vaste catalogue d’œuvres (du plus commercial au plus petit bout de la queue de la longue traîne).

Pas de barrières géographiques. Quelque soit votre pays de résidence, le système n’utilisera pas le géopositionnement (adresse IP) pour vous interdire l’accès au contenu. Très utilisé pour la distribution de vidéos, notamment par iTunes, ce système encourage les internautes à se tourner vers les sites de téléchargement illégal alors qu’ils seraient prêts à payer pour une copie de bonne qualité.

Ce que les plateformes d’échanges n’offrent pas:

Des enregistrements de haute qualité (et complets).

Des métadonnées structurées et exactes (interprètes, auteurs, titre, titre alternatif, instruments, historique de publication, et pourquoi pas, les paroles en v.o. et leur traduction).

Réinventer le modèle

L’avenir de l’industrie de la musique passe par la réinvention du modèle d’affaires, qui ne peut plus être basé sur la distribution d’une galette de plastique. Un modèle qui doit faire une place importante au public (il serait temps de s’intéresser à la communautique, pas uniquement à Facebook, mais à l’appropriation des technologies et des médias de communication par les citoyens).

Première réunion des milieux documentaires québécois

La révolution numérique qui transforme les pratiques et usages industriels, économiques et sociaux frappe également les spécialistes de la documentation et de l’information. À l’heure où on peut emprunter un livre en format numérique à la bibliothèque municipale et où la validation de l’information n’a jamais été aussi importante, le milieu de la documentation tente lui aussi de s’approprier cette nouvelle dimension.

Pour la première fois, 7 associations du domaine de la documentation seront réunies pour la tenue du premier congrès des milieux documentaires au Québec. Le congrès Investir le monde numérique aura lieu à Montréal, du 11 au 14 novembre 2009.

  • Association des bibliothécaires du Québec/Quebec Library Association (ABQLA);
  • Les Bibliothèques publiques du Québec (BPQ);
  • Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED);
  • Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS);
  • Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ);
  • Réseau BIBLIO du Québec;
  • Special Libraries Association, section de l’Est du Canada (SLA)