Pour un plan numérique ou « Laissez faire le marché »

Le 16 octobre 2010, CommunauTique, un collectif qui soutien la participation citoyenne et  l’appropriation des TIC, lance un nouvel appel au gouvernement du Québec pour un plan numérique. Une prise de position bien documentée.

Depuis longtemps, des spécialistes du web réclament un plan pour que le Québec (citoyens, éducation, industrie, gouvernements) se mette enfin à l’heure numérique et qu’on ne s’en remette pas au marché, la solution miracle.

Prenant la balle au bond, Martin Lessard a aussitôt appuyé le mouvement en relayant l’appel et en y ajoutant son commentaire.

Luc Gendron propose l’organisation d’un Focus20 – Spécial plan numérique (similaire, au Yulbiz, les rencontres Focus20 réunissent les passionnés du web des régions du centre du Québec, et même de Montréal).

Le mouvement repart à nouveau. La lettre ouverte au premier ministre du Québec, rédigée par Patricia Tessier et publiée lors du Yulbiz du 28 octobre 2008, était restée sans effet.

Retard numérique : isolation

Des experts rassemblés par le CEFRIO se sont prononcés, en juin dernier, pour l’adoption d’un plan numérique au Québec. Plusieurs pays en ont déjà un; voici les principales préoccupations qui y sont abordées:

  • Accessibilité aux technologies numériques (notamment, la bande passante).
  • Formation pour accroître et améliorer  l’usage des TIC.
  • Nouveaux services essentiels pour le développement collectif (comme les nouvelles technologies et l’éducation).
  • Enjeux de gouvernance comme la protection des renseignements personnels, le logiciel libre et l’accès aux données publiques.

Cette prise de position, ainsi que de nombreux liens pertinents, ont été publiés sur le blogue du CEFRIO : Pour un Québec numérique… et performant. À la suite de l’assemblée annuelle du CEFRIO, Le Devoir avait publié des entrevues à ce sujet dont celle de Benoît Aubert (Le train numérique passe, le Québec reste à quai) qui affirmait que le retard numérique risque d’isoler le Québec.

Amplifié par les réseaux sociaux, plus populaires et plus intégrés aux canaux de communications traditionnels qu’il y a deux ans, le mouvement atteindra-t-il sa cible ?

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