Archives de catégorie : Faire le Québec numérique

Passages : Le numérique est une chance pour la presse


    L’«hyperjournaliste» Plenel et Internet – Le numérique doit dorénavant se situer en amont de la chaîne | Le Devoir

    Parallèle avec l’enquête sur la présence web des magazines où le numérique n’est encore, dans la plupart des cas, qu’une extension de l’édition imprimée avec toutes les contraintes et les faiblesses que cela impose à l’émergence de nouveaux médias.

    Le numérique doit être au cœur de la production de contenu (imprimé et en ligne).

    Après, on pourra faire un journal, un magazine ou autre chose. Le journal en papier doit bouger, car il s’adresse à un public qui a déjà eu de l’information. Il doit comprendre que le numérique n’est pas la déclinaison du papier. La crise des médias n’est pas une bataille de support. C’est une crise de l’offre. La presse doit se recentrer sur sa plus-value, sa spécificité, son identité éditoriale.

    Un changement qui suscite des craintes chez ceux qui n’ont pas compris (ou ne veulent pas comprendre) les nouveaux usages et pratiques du web.

    Les médias doivent se recentrer sur leur plus précieux actif: une information de qualité, à valeur ajoutée et originale (marque).

    Article du cahier spécial du Devoir publié en marge du colloque Le journal indépendant: vue de l’esprit ou phare de la démocratie? qui aura lieu vendredi le 12 mars, à la Bibliothèque nationale du Québec.

Web et nouvelles compétences: allez les filles !

TI: Où sont les femmes ? S’interrogeait la directrice des communications au CEFRIO, Liette D’Amours, dans la chronique qu’elle signe dans le journal La Presse. C’était alors en 2006.

En 2006, seulement 26,3% des emplois d’analystes et de consultants informatiques étaient occupés par des femmes, alors que pour des emplois de programmeurs et de développeurs interactifs, on parle d’un maigre 17%.

Non seulement les technologies de l’information restaient très majoritairement un domaine masculin (75% des titulaires d’emploi), mais la situation semblait se détériorer; l’informatique n’attirait plus autant d’étudiants qu’avant les années 2000.

La situation est-elle toujours la même quatre ans plus tard ? Tout porte à croire que rien n’a changé. Le Réseau ActionTI, dont les membres ne comptent que 20% de femmes, constate que celles-ci sont toujours minoritaires en TI, ce qui a amené la section de Montréal à mettre sur pied une communauté de pratique Femmes en TI.

Industrie des TI :  nouvelles compétences requises

La révolution web a modifié, et continue de modifier, considérablement la structure des emplois dans le secteur des TI.

Les domaines suivants augmenteront : la gestion de l’information de 15% à 22%, le design et la gestion des processus de 4 à 20% et la gestion des relations d’affaires et de l’approvisionnement de 10 à 15%. Tandis que les emplois liés à l’infrastructure et aux services technologiques diminueront de 70% à 40%.

Données du Gartner Group présentées par Sylvie Gagnon, directrice de TECHNOCompétences, au Salon des carrières en technologie, en octobre dernier.

Hors des activités technophiles, on ne peut ignorer la présence marquée des femmes dans le secteur des services web, que ce soit en création/conception (ergonomie, design, scénarisation, vidéo) ou en conseil stratégique (commerce électronique, marketing, communication). Le secteur des TI s’ajuste (lentement, mais sûrement) aux changements qui affectent les producteurs et les utilisateurs de technologies.

La classification des emplois qui est actuellement utilisée pour les enquêtes statistiques et qui est fortement alignée sur l’informatique pure (gestionnaires, ingénieurs, analystes, programmeurs, techniciens, autres) devrait être modifiée.

Formation TI: ce que veulent les filles

Le CTIC (Conseil des technologies de l’information et des communications) a publié, en décembre 2009, une analyse comparative entre les sexes pour accroître la participation des filles au programme de formation en TI.

Les filles dominent déjà à titre d’utilisatrices des applications des TI. La grande majorité des filles qui sont attirées par le domaine des TI choisissent les filières plus concrètes (conception, animation, graphisme, vidéo) au détriment de l’informatique pure. Le CTIC préconise l’adaptation des programmes de formation : mettre l’informatique en contexte (applications concrètes), exploiter les liens qui existent entre l’informatique et les autres disciplines, créer un environnement où d’autres modèles de vie et de travail seront valorisés et respectés (exit les nerds qui n’ont pas de vie).

Conjoncture idéale

  • Croissance soutenue de la demande du côté des entreprises de services en technologies de l’information, notamment, pour la conception web;
  • Réduction du bassin de main d’œuvre disponible à l’approche de la retraite du plus important contingent de baby boomers;
  • Émergence d’une foule de nouveaux métiers du web qui font appels à des compétences et des habiletés variées.

Pas intéressées par l’informatique et les arcanes de l’architecture logicielle? Qu’à cela ne tienne, lancez-vous dans le web.

Allez les filles!

L’édition numérique au Québec: aborder le changement

La fabrique du numérique : une journée d’échanges résumée en 60 secondes. Vidéo de Clément Laberge (Remolino)

Tout récemment avait lieu un évènement organisé par la Fabrique du numérique autour des métamorphoses du livre et des enjeux de l’édition numérique.

Dans son compte rendu, l’un des organisateurs, Clément Laberge, note le peu d’intérêt des participants pour les métadonnées. Celles-ci sont la condition de réussite pour la diffusion, l’accès et le partage de l’information sur les œuvres numériques. Deux mondes: les sciences de l’information et l’industrie du livre.

Un autre organisateur, René Audet, relève l’attentisme qui prévaut dans le domaine de l’édition, face à la révolution numérique. Attendre que les modèles économiques se définissent d’eux-mêmes c’est laisser le champ libre aux acteurs qui sont en position de force, au détriment de l’innovation.

Une initiative dont nous pourrions nous inspirer pour la musique.

Passages : L’organigramme de l’entreprise 2.0


    The FASTForward Blog » Org Charts in an E2.0 Context ?

    Loin d’être des structures statiques, les organigrammes d’entreprise changent et évoluent au fil des restructurations et fusions qui affectent la vie des organisations. Dans une entreprise 2.0, ceux-ci évolueraient en fonction des connexions entre les individus.

    Une structure qui s’adapterait au gré des projets et des besoins en entreprise. Une hiérarchie qui ne serait pas statique, mais organique; où les liens et connections entre les individus se feraient et déferaient selon les profils, les compétences et les projets collaboratifs. La référence à David Weinberger (Small Pieces Loosely Joined) ne passera pas inaperçue.

    Pourquoi ne pas exploiter ces nouvelles technologies qui permettent de cartographier le capital intellectuel de l’entreprise ?

    /…/ why not let (server based) systems do the delivery of work-orders, run the events, do the transactions and capture the data? Why not have the flows defined with loops and warts and all ready to be refined daily as the organisations learns and grows? Hugh McLeod, Buckets

    Pourquoi ne pas imaginer des structures flexibles et temporaires ?

    /../ what if work meant that at different times and for different projects, you could get *tagged* with different tags for different skills, and *linked* with other relevant of pertinent skill and personality *tags*, and so on ? Then, these new-style indicators (of capability) could be combined with availability / scheduling optimization software, and you’d have the basic format for a new form of organization chart.

    L’organigramme, vecteur de l’autorité et de la communication en entreprise, peut également être un agent de changement vers l’entreprise 2.0.

Passages : Projets dinosaures à l’heure du web 2.0

ongoing · Doing It Wrong

Comment peut-on encore s’enliser dans des projets interminables et honteusement coûteux à l’ère du code libre, de la virtualisation des serveur et du développement Agile ?

« Stop the madness! » Un cri du coeur d’un développeur, chez Sun Microsystems, qui dénonce les modes de développement de systèmes d’entreprise qui résultent en des projets extrêmement coûteux et souvent, en échecs (mais, combien profitables pour les grandes sociétés-conseils qui sont assurées de remporter des appels d’offres taillés sur mesure).

Amusingly, all the IT types who write about this agree that the problem is “excessive complexity”, whatever that means. Predictably, many of them follow the trail-of-tears story with a pitch for their own methodology, which they say will fix the problem.

Développement itératif et culture agile

Bien que la modernisation de systèmes patrimoniaux (ou « legacy systems », ces systèmes aux technologies à présent obsolètes et dont la création remonte parfois à la fin des années 60) présente des difficultés particulières, c’est la méthodologie et les choix technologiques que dénonce l’auteur.

The time between having an idea and its public launch is measured in days not months, weeks not years. Same for each subsequent release cycle. Teams are small. Progress is iterative. No oceans are boiled, no monster requirements documents written.

Le billet renvoie également à des sources qui tiennent des listes de projets informatiques désastreux.

Quelques exemples de projets désastreux au Québec

Commission de la santé et sécurité du travail (2009) – Projet de modernisation abandonné au bout de  2 ans et demi. Radiation de 30 millions de dollars.

GIRES (2003) – Méga projet de gestion intégrée des ressources (intégration d’un millier de logiciels dans 138 ministères et organismes, au gouvernement du Québec. Débuté en 1999, le projet est abandonné après plus de 400 millions de dollars investis.

Société des alcools du Québec (2003) – Système de gestion intégrée d’entreprise (ERP) – L’opération qui devait s’étendre sur 18 mois et coûter 57 millions de dollars, a demandé près de 3 ans et coûté 95 millions.

Hydro-Québec (2003) – Projet de modernisation (plus de 200 applications), non encore terminé et dont le coût devrait atteindre plus de 600 millions de dollars.

Passages : Les salons et foires en mutation ?


    Sans Hachette, le Salon du Livre se cherche un second souffle | Rue89

    Le Salon du livre de Paris (et les autres évènements de même envergure) n’échappera pas à la mutation que les nouveaux usages du Web ont enclenché dans d’autres activités de marketing.

    Que ce soit pour des raisons financières (coûts élevés de ce type d’évènement pour les participants), écologiques (transport, consommation) ou sociales (affirmation d’une spécificité régionale), une nouvelle tendance se dessine-t-elle pour les grands évènements de type conférence ?

    Hachette se retire du Salon du Livre de Paris et souhaite que l’évènement évolue

    Entre salon professionnel et grand public, on cherche à se repositionner. Les gros évènements semblent moins rassembleurs au goût de certains participants (professionnels de l’édition). Faut-il aller au delà de l’audience, trop diffuse et se recentrer sur les communautés d’intérêt ?

    Couleur locale ou régionalisation: répondre aux attentes d’une clientèle et de certains représentants du monde de l’édition, dont les auteurs, qui souhaiterait des évènements régionaux, adaptés aux spécificités locales.

Passages : Journalisme et démocratie – Les électeurs restent indifférents à l’appel des médias (Le Devoir)

Journalisme et démocratie – Les électeurs restent indifférents à l’appel des médias (Le Devoir)

Article accessible aux abonnés du Devoir uniquement.

Les médias ont-ils encore de l’influence sur leurs lecteurs ? On peut en douter en constatant le faible taux de participation aux élections municipales de Montréal, malgré la médiatisation de la série de scandales qui secouent la mairie. Les médias sont-ils toujours les chiens de garde de la démocratie ? Ils aboient, mais aboient-ils au bon moment ?

Stéphane Baillargeon a interrogé deux professeurs en science politique *  et en journalisme **. Il y a 3 trois leçons à tirer pour les médias:

Les médias ont peu d’influence sur les choix politiques

    «Les enquêtes montrent que les éditoriaux n’ont pas d’impact dans l’opinion», enchaîne encore plus cruellement le professeur Marc-François Bernier, titulaire de la chaire en éthique du journalisme de l’Université d’Ottawa. «Ils sont lus par une frange politisée qui a déjà son opinion et n’en changera que petit à petit.»

Les médias traditionnels ont fait leur travail d’enquête

Par contre, en région, les médias ne disposent pas des budgets et ressources leur permettant de réaliser ce type d’enquête. Les médias citoyens (blogues, forums) ont fait office d’amplificateurs.

«Les blogueurs fonctionnent comme les animateurs de lignes ouvertes, dit-il. Ils lisent les journaux et ils commentent.»

La vie politique n’a pas suffisamment de place dans les médias

Les chiens de garde de la démocratie se détournent-ils de leur cible dès qu’un os alléchant leur est jeté (la soirée des élections, entre le Gala de l’ADISQ et l’épisode clé de la série de télé réalité) ?

«La structure de certains médias et l’environnement social peuvent être défavorables à l’enquête»

* Anne-Marie Gingras, professeure agrégée de science politique à l’Université Laval, spécialiste des rapports entre la démocratie et les médias.

** Marc-François Bernier, titulaire de la chaire en éthique du journalisme de l’Université d’Ottawa.

Passages : Le livre numérique [3] : L’agrégateur québécois (Carnet de Gilles Herman)


    Le livre numérique [3] : L’agrégateur québécois (Carnet de Gilles Herman)

    Description de l’entrepôt numérique, projet de l’Association des éditeurs de livres (Québec), mis en ligne au printemps 2009.
    La nouvelle plateforme soutien le modèle d’affaires traditionnel de l’édition (intermédiation des éditeurs/diffuseurs/distributeurs).

    Orientations de développement de la plateforme:

    Les éditeurs doivent avoir le plein contrôle sur leurs livres et sur leur exploitation numérique
    Les éditeurs doivent pouvoir fixer les prix de vente et contrôler leurs revenus
    Les éditeurs sont les seuls à être détenteurs des droits d’auteur des œuvres versées dans l’entrepôt
    Les fichiers numériques doivent être hébergés au Québec.

    Parallèlement, on assiste à l’émergence de nouveaux modèles. Ceux-ci sont favorisés par l’appropriation des technologies et le développement de partenariats hors de l’industrie (exemples d’Orange, géant européen des télécommunications, qui se lance dans la distribution de contenu et de services d’auto édition, comme lulu.com).