Archives de catégorie : Sciences de l’info

Économie de l’accès – Outil de recherche et services publicitaires

Instructive entrevue d’un des grands maîtres de l’algorithmie, dans Popular Mechanics: 20 (rare) questions for Google search guru Udi Manber.

Pertinence de cette question à propos de la séparation entre les objectifs d’amélioration des fonctions de recherche et de revenus publicitaires..

You have nothing to do with the advertising side, but is there a sort of « church and state » separation between the advertising side and what you do?
Yes, I told you we launched our 450 improvements. When we decide to launch something, we have a weekly meeting where all those things come together and we look at all the evaluations and we make decisions-revenues and any effects on ads do not come into those meetings. We don’t even know what the effects are. We make the decisions solely based on how good it is for search, how good it is for users. The ads are on a different part of the page, and the ad people, I assume, do the same kind of thing and try to improve the ads.

L’algorithme de recherche aurait été modifié pas moins de 450 fois au cours de l’année dernière…

Open access book et édition numérique

Open access book: des livres accessibles à tous, en format numérique. On retrouve plusieurs de ces publications dans le milieu académique et celui de la recherche scientifique. Aux États-Unis, les publications qui sont financées par le National Institute of Health doivent être dorénavant accessibles, gratuitement, au public.

Expérience de l’édition en ligne d’un livre à accès libre par un groupe d’universitaires américains. Description du processus de publication: plus rapide, meilleures communication entre les intervenants. Délai approximatif: un mois (le processus conventionnel demande entre 6 mois et un an et demi). De plus, il est possible d’imprimer à la demande ou de générer un fichier pdf.

Numérisation et modes d’édition électroniques

Publiée par la Société des gens de lettres de France, une série de compte rendus de tables rondes ayant pour thème la nouvelle dynamique de la chaîne du livre.

Menée par Pierre Assouline, écrivain et journaliste, cette discussion entre un éditeur, un auteur et un représentant du Cercle de la librairie: Les perspectives de l’édition face à la numérisation des contenus et aux modes d’édition électronique.

M. Assouline relève que les auteurs et, même les éditeurs, sont éloignés des problématiques liées au web. À débattre.

Une autre table ronde aborde les Enjeux de la librairie indépendante face aux mégapoles de diffusion en ligne.

Web sémantique à toutes les sauces

Haro sur les entrepreneurs du Net qui se servent du web sémantique sans mettre en application les standards du W3C. Michael Bergman (AI3)  adresse une mise en garde: non respect des standards: plus d’interopérabilité.

En prime, pertinent commentaire sur la mise en version du web(2.0, 3.0):  For those not in the know, Web 3.0 is the “real” semantic Web stuff, while Web 2.0 is that oh-so tired tagging and mashup shit.

Imagination indigente, marketing paresseux ? Dans les années 80 on eu les Plus (n’importe quelle raison sociale avec Plus), suivi du 2000 dans les années 90, puis des 2.0 dans la décennie actuelle.

TI et droits de la personne

Pour changer des revues de fin d’année, l’abécédaire de Michael Geist des faits importants concernant les technologies de l’information et le droit. On peut s’inquiéter de la protection des renseignements personnels et de la neutralité du Net. Quelques extraits de cette très intéressante liste:

E is for eBay, which was ordered by the Federal Court of Canada to disclose the identities of hundreds of Canadian Power Sellers to the Canada Revenue Agency.  CRA suspects that some sellers may not be collecting the requisite sales taxes for their online sales.

J is for the Jewish New Year cards Prime Minister Stephen Harper sent to thousands of Canadians.  The cards raised uncomfortable privacy questions about the collection and use of personal information by Canada’s political parties.

S is for Shaping, the controversial ISP practice that limits the bandwidth allocated to certain applications.  The growing use of traffic shaping by Canadian ISPs led to mounting calls for net neutrality legislation.

Musique en ligne: de nouveaux modèles

Incursion de l’industrie de la musique vers de nouveaux modèles d’affaires.

D’abord MOG, Un réseau de blogues d’amateurs de musique qui intègre désormais le catalogue d’un service de musique, Rhapsody. Bonne interface de recherche. Abonnement de 12$ par mois. On trouve donc une communauté pour partager des goûts musicaux (ou faire des découvertes) et un bon catalogue (Limewire c’est gratuit, mais c’est un peu n’importe quoi côté catalogage).

Ensuite, Imeem. Ici on peut également, partager, recommander des choix musicaux et écouter gratuitement les pièces musicales à partir du catalogue. Écouter. pas télécharger. La liste des nombreux partenaires de contenus continue de s’allonger. Ceux-ci, comme tout récemment Universal, contribuent à l’accroissement du catalogue (musique et vidéo).

Web 3, Facebook et droit d’auteur

Fil de réflexion du 11 décembre

Le web 3 (on va rester dans les numéros de version?), 4e rencontre internationale du web à Paris. Rencontres suivies par plusieurs blogueurs. Dévoilement de nouveautés, déclarations percutantes (ou nouvelle désignation pour remplacer w2.0).

Facebook a présenté ses excuses pour son intrusion dans la vie privée de ses membres.

Rappel: formation d’un groupe Facebook, Stop invading my privacy (75 000 membres) sur FB pour dénoncer la distribution aux annonceurs de toutes les informations concernant les activités des membres sur le réseau. Bel exemple de monétisation extrême de réseau social et bel exemple d’utilisation des outils de ce même réseau pour activisme.

Sur FB, on trouve aussi le groupe Fair Copyright for Canada (15 000 membres), administré par Michael Geist. La présentation de la nouvelle loi canadienne sur le droit d’auteur a été reportée. Beaucoup de questions (surtout des médias anglophones). À surveiller:

  • Commentaires d’Olivier Charbonneau sur Culture Libre (perspective sciences de l’info).
  • Commentaires et bonne revue de presse du juriste et passionné des TI, Michael Geist.

Interfaces de recherche et univers Netvibes

Repéré sur Klog (les outils du web pour documentalistes) l’interface de recherche (effectuez une recherche pour la voir, haut d ela colonne de gauche) du site de la médiathèque de l’ESC Lille (équivalent des HEC à Montréal). Une interface en trois parties:

  • Centre de la page: des résultats de recherche qui peuvent être triés par pertinence, titre, année, auteur.
  • Colonne de gauche: un nuage de mots clés reliés entre eux (hiérarchie, concepts). Cliquer sur un mot clé permet de déplacer la recherche. On peut également visualiser les auteurs et sujets pour affiner la recherche.
  • Colonne de droite: la possibilité d’utiliser des critères de recherche (fonds, disponibilité, auteur, année, sujet, éditeur)

Également Grâce à l’intégration d’un univers de l’agrégateur Netvibes, le portail d’information du site offre aux utilisateurs du site de la médiathèque différentes sources d’information à suivre et consulter selon leurs préférences.

Un éditeur chez Netvibes

Un éditeur, Milan, a créé un univers, Milan Jeunesse, sur Netvibes. Des widgets peuvent être intégrés sur des sites privés (Idées lectures, Vidéos, Club Wapiti). Repéré sur Mélico (Mémoire de la librairie contemporaine).

La prochaine version de Netvibes, Ginger, sera bientôt disponible (suivre le lien pour aperçu). Il sera, entre autres, possible de créer et partager des univers. Un remix communautique et agrégation de contenu.

Romans SMS

Pour faire suite aux enjeux auxquels doivent faire face les participants de l’industrie du livre, un article assez récent du blogue de Francis Pisani.

La moitié des romans les plus vendus au Japon ont été écrits sur des téléphones portables (moyenne de 400 000 exemplaires vendus). Ces romans s’adressent à un public adolescent et sont publiés par épisodes. Les auteurs font appel aux commentaires des lecteurs; ceux-ci les achètent parce qu’ils considèrent y avoir participé.

Comment le monde de l’édition peut-il intégrer cette nouvelle réalité ? Comment la chaîne documentaire traite-t-elle ces produits ?