Archives de catégorie : Sciences de l’info

Open access book et édition numérique

Open access book: des livres accessibles à tous, en format numérique. On retrouve plusieurs de ces publications dans le milieu académique et celui de la recherche scientifique. Aux États-Unis, les publications qui sont financées par le National Institute of Health doivent être dorénavant accessibles, gratuitement, au public.

Expérience de l’édition en ligne d’un livre à accès libre par un groupe d’universitaires américains. Description du processus de publication: plus rapide, meilleures communication entre les intervenants. Délai approximatif: un mois (le processus conventionnel demande entre 6 mois et un an et demi). De plus, il est possible d’imprimer à la demande ou de générer un fichier pdf.

Numérisation et modes d’édition électroniques

Publiée par la Société des gens de lettres de France, une série de compte rendus de tables rondes ayant pour thème la nouvelle dynamique de la chaîne du livre.

Menée par Pierre Assouline, écrivain et journaliste, cette discussion entre un éditeur, un auteur et un représentant du Cercle de la librairie: Les perspectives de l’édition face à la numérisation des contenus et aux modes d’édition électronique.

M. Assouline relève que les auteurs et, même les éditeurs, sont éloignés des problématiques liées au web. À débattre.

Une autre table ronde aborde les Enjeux de la librairie indépendante face aux mégapoles de diffusion en ligne.

Web sémantique à toutes les sauces

Haro sur les entrepreneurs du Net qui se servent du web sémantique sans mettre en application les standards du W3C. Michael Bergman (AI3)  adresse une mise en garde: non respect des standards: plus d’interopérabilité.

En prime, pertinent commentaire sur la mise en version du web(2.0, 3.0):  For those not in the know, Web 3.0 is the “real” semantic Web stuff, while Web 2.0 is that oh-so tired tagging and mashup shit.

Imagination indigente, marketing paresseux ? Dans les années 80 on eu les Plus (n’importe quelle raison sociale avec Plus), suivi du 2000 dans les années 90, puis des 2.0 dans la décennie actuelle.

TI et droits de la personne

Pour changer des revues de fin d’année, l’abécédaire de Michael Geist des faits importants concernant les technologies de l’information et le droit. On peut s’inquiéter de la protection des renseignements personnels et de la neutralité du Net. Quelques extraits de cette très intéressante liste:

E is for eBay, which was ordered by the Federal Court of Canada to disclose the identities of hundreds of Canadian Power Sellers to the Canada Revenue Agency.  CRA suspects that some sellers may not be collecting the requisite sales taxes for their online sales.

J is for the Jewish New Year cards Prime Minister Stephen Harper sent to thousands of Canadians.  The cards raised uncomfortable privacy questions about the collection and use of personal information by Canada’s political parties.

S is for Shaping, the controversial ISP practice that limits the bandwidth allocated to certain applications.  The growing use of traffic shaping by Canadian ISPs led to mounting calls for net neutrality legislation.

Musique en ligne: de nouveaux modèles

Incursion de l’industrie de la musique vers de nouveaux modèles d’affaires.

D’abord MOG, Un réseau de blogues d’amateurs de musique qui intègre désormais le catalogue d’un service de musique, Rhapsody. Bonne interface de recherche. Abonnement de 12$ par mois. On trouve donc une communauté pour partager des goûts musicaux (ou faire des découvertes) et un bon catalogue (Limewire c’est gratuit, mais c’est un peu n’importe quoi côté catalogage).

Ensuite, Imeem. Ici on peut également, partager, recommander des choix musicaux et écouter gratuitement les pièces musicales à partir du catalogue. Écouter. pas télécharger. La liste des nombreux partenaires de contenus continue de s’allonger. Ceux-ci, comme tout récemment Universal, contribuent à l’accroissement du catalogue (musique et vidéo).

Web 3, Facebook et droit d’auteur

Fil de réflexion du 11 décembre

Le web 3 (on va rester dans les numéros de version?), 4e rencontre internationale du web à Paris. Rencontres suivies par plusieurs blogueurs. Dévoilement de nouveautés, déclarations percutantes (ou nouvelle désignation pour remplacer w2.0).

Facebook a présenté ses excuses pour son intrusion dans la vie privée de ses membres.

Rappel: formation d’un groupe Facebook, Stop invading my privacy (75 000 membres) sur FB pour dénoncer la distribution aux annonceurs de toutes les informations concernant les activités des membres sur le réseau. Bel exemple de monétisation extrême de réseau social et bel exemple d’utilisation des outils de ce même réseau pour activisme.

Sur FB, on trouve aussi le groupe Fair Copyright for Canada (15 000 membres), administré par Michael Geist. La présentation de la nouvelle loi canadienne sur le droit d’auteur a été reportée. Beaucoup de questions (surtout des médias anglophones). À surveiller:

  • Commentaires d’Olivier Charbonneau sur Culture Libre (perspective sciences de l’info).
  • Commentaires et bonne revue de presse du juriste et passionné des TI, Michael Geist.

Interfaces de recherche et univers Netvibes

Repéré sur Klog (les outils du web pour documentalistes) l’interface de recherche (effectuez une recherche pour la voir, haut d ela colonne de gauche) du site de la médiathèque de l’ESC Lille (équivalent des HEC à Montréal). Une interface en trois parties:

  • Centre de la page: des résultats de recherche qui peuvent être triés par pertinence, titre, année, auteur.
  • Colonne de gauche: un nuage de mots clés reliés entre eux (hiérarchie, concepts). Cliquer sur un mot clé permet de déplacer la recherche. On peut également visualiser les auteurs et sujets pour affiner la recherche.
  • Colonne de droite: la possibilité d’utiliser des critères de recherche (fonds, disponibilité, auteur, année, sujet, éditeur)

Également Grâce à l’intégration d’un univers de l’agrégateur Netvibes, le portail d’information du site offre aux utilisateurs du site de la médiathèque différentes sources d’information à suivre et consulter selon leurs préférences.

Un éditeur chez Netvibes

Un éditeur, Milan, a créé un univers, Milan Jeunesse, sur Netvibes. Des widgets peuvent être intégrés sur des sites privés (Idées lectures, Vidéos, Club Wapiti). Repéré sur Mélico (Mémoire de la librairie contemporaine).

La prochaine version de Netvibes, Ginger, sera bientôt disponible (suivre le lien pour aperçu). Il sera, entre autres, possible de créer et partager des univers. Un remix communautique et agrégation de contenu.

Romans SMS

Pour faire suite aux enjeux auxquels doivent faire face les participants de l’industrie du livre, un article assez récent du blogue de Francis Pisani.

La moitié des romans les plus vendus au Japon ont été écrits sur des téléphones portables (moyenne de 400 000 exemplaires vendus). Ces romans s’adressent à un public adolescent et sont publiés par épisodes. Les auteurs font appel aux commentaires des lecteurs; ceux-ci les achètent parce qu’ils considèrent y avoir participé.

Comment le monde de l’édition peut-il intégrer cette nouvelle réalité ? Comment la chaîne documentaire traite-t-elle ces produits ?

Industrie du livre et numérisation

La liseuse d’Amazon, Kindle, ne suscite plus de commentaires (ou ne fait plus la une) des blogueurs du web 2.0 et des sciences de l’info. Prudence, attente de la réponse du marché. Pendant ce temps, ça bouge côté numérique.

Do it yourself

Les sites d’auto édition lulu.com et blurp.com permettent aux auteurs d’éditeur leurs œuvres et offrent un point de rencontre et de services aux différents prestataires de la communauté (révision, traduction, illustration, photographie , etc.). Lulu.com (fondée il y a plus de 5 ans par le co-fondateur de Red Hat, Bob Young, également v-p de la Ligue canadienne de football) peut même mettre un livre en vente sur Amazon.

Une artiste et conceptriste web montréalaise, Marie-Chantal Turgeon (éclaté, coloré et …bilingue), a publié cet automne un premier ouvrage sur Blurp.com.

Le monde de l’édition à l’ère numérique

En France…

Vente en ligne, numérisation et librairies indépendantes. L’Agence régionale pour l’écrit et le livre en Aquitaine (ARPEL) a publié en novembre son rapport intérimaire sur l’impact du numérique sur la librairie indépendante. Ce rapport a pour objectif de formuler des pistes d’action en matière de politique publique. Rapport final attendu en décembre.

Enjeu: amener toute une profession, et pas seulement les plus avancés ou les plus gros d’entre eux, à anticiper au mieux les changements, et à inventer des pratiques nouvelles de l’activité de libraire, adaptées aux besoins des individus de la société de l’information.

Dans la même veine, outre-Manche…

Booksellers Association of the United Kingdom and Ireland vient de publier son plan d’action concernant les enjeux du numérique et de la distribution sur le Net. Ce document fait suite à l’étude de marché publiée en 2006 (Brave new world – Digitalisation of Content: the opportunities for booksellers and The Booksellers Association).

Embracing the digital age: An opportunity for booksellers and the book trade.

Il faut un niveau d’engagement supérieur entre éditeurs et libraires. Sans celui-ci, l’industrie ne pourra bénéficier des opportunités et avantages des innovations technologiques. Il est urgent que tous les participants de l’industrie se familiarisent avec les technologies numériques. Les plus concernés sont les libraires. Il y a un rattrapage à faire côté marketing et développement des marchés.

Deux éléments fondamentaux au développement du marché numérique:

  • Entente sur les standards d’exploitation des données marketing (responsabilité du Book Industry Communications).
  • Extension de l’infrastructure actuelle de l’industrie du livre.

En 2003, le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) avait publié une étude sectorielle, Les affaires électroniques et l’industrie de l’édition au Canada. C’est alors la vulnérabilité du secteur à la concurrence étrangère qui est l’enjeu principal et les nouveaux modèles d’affaires électroniques doivent assurer la compétitivité de l’industrie canadienne.