Archive pour ‘télévision’
Contenu payant – Qui payer ? Payer pour quoi ? Payer combien ?
Tout a un prix, même le contenu gratuit. Sélection de signets de la semaine.
Rédaction : Mieux vaut vendre qu’informer
Le travail du concepteur-rédacteur web (connoté publicité, communication, marketing) est mieux rémunéré que celui de journaliste. Aurélie Bernard, rédactrice web, effectue d’intéressantes recherches en rémunération : tarifs recueillis auprès de rédacteurs et journalistes pigistes (France).
Point intéressant : les nuances, tant pour la perception des clients que pour la rémunération, entre le concepteur-rédacteur et le journaliste.
Application pour iPhone : modèle à explorer pour la presse
Le iPhone a habitué ses utilisateurs à payer pour l’accès au contenu. Ceux-ci sont donc plus enclins à débourser 1,99 dollar par année pour une application présentant des contenus exclusifs. Exemple de l’application de Sport Illustrated pour iPhone: un utilisateur sur trois achète du contenu additionnel.
Point intéressant : les consommateurs de contenu payant ne constituent pas une meilleure audience pour les publicités en ligne. La stratégie publicitaire du journal ne sera donc pas liée au modèle d’abonnement.
Article du Devoir sur le juste prix à payer pour voir un contenu vidéo (émission de télévision en rediffusion sur le web). Un prix ne dépassant pas les 3 dollars peut-il couvrir la production de contenu créatif?
Point intéressant : même s’ils ont un faible pour la gratuité, les consommateurs sont prêts à payer pour des contenus. Ces derniers sont, dans l’ordre : les films, la musique, les vidéos professionnels (émission de télévision?), les journaux.
Édition numérique : le marketing reste le marketing
Les maisons d’édition jugent les attentes des consommateurs irréalistes lorsque ceux-ci estiment que la numérisation devrait entraîner une baisse considérable du prix des livres. L’éditeur de la revue The Atlantic dresse une liste des coûts de production d’un livre; liste dans laquelle les frais de représentation (repas et évènements) occupent la plus large part.
Passages : Du mur de Berlin et des lunettes roses des médias
How Berlin In 1989 Is Like The Media Business In 2009 | paidContent
Comme la chute du mur de Berlin, la réduction des barrières à l’accès et à la distribution de contenu est une révolution.
James McQuivey, analyste pour Forrester Research, souligne à sa façon l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. En permettant à tous de créer, publier et distribuer du contenu, le web a sonnée la fin d’un modèle économique basé sur le monopole du contenu et de la distribution.
Stop building value on your supposed content and distribution monopolies because digital economics have forever reduced barriers to competitive entry.
La première réaction des médias est souvent cantonnée au budget (coupures, regroupement, abandon de certain segments). Il est temps de se positionner pour mieux servir les clients (quoi, comment et quand):
You’ll have to embrace the devices consumers embrace – connected TVs, smartphones and e-readers – offering content as a service that spans multiple platforms, and charging for the convenience of easy access to what you provide.
Pourquoi continuer à répéter des constats qui ne sont pas nouveaux ? McQuinvey signale que l’état de déni prévaut encore chez un trop grand nombre de décideurs de l’industrie des médias.
Some chirp that this is all obvious and inevitable, why do we even bother to write about it? Others squawk that we can’t possibly be serious – have we never stopped to consider how impossible such a massive relocation of labor, assets, and economic value is? To the former, I applaud your naiveté and welcome your bold moves in the market. To the latter, I encourage you to learn your history lesson. Those who rebuild now will still be here to discuss the finer points of the digital transition 10 years from now. Those who do not, will not.
Les lunettes roses des patrons de presse
Pour preuve qu’il faut continuer à marteler le message, les résultats d’un sondage de l’American Press Institute qui démontrent un certain décalage entre patrons de presse et internautes. La perception de la valeur du contenu et de la difficulté de trouver une alternative aux sites de journaux est bien différente selon qu’on soit le producteur ou le consommateur.
Le web, la télévision et le cinéma
Le web, la télévision et le cinéma. Un mélange des genres qui devrait inspirer les réflexions sur l’avenir de la presse écrite.
À l’occasion de l’ouverture du Festival de Cannes, la Télévision Suisse Romande a diffusé un téléjournal bien spécial, entièrement réalisé par des cinéastes suisses. Fans de Jean-Luc Godard, vous y trouverez son style si particulier (sa voix hors champ, monocorde, le choix musical, la lenteur).
Le site de la chaîne a reçu une masse de courriels. Le public semble apprécier l’expérience (ça change du traitement habituel). Du côté des cinéastes, l’expérience semble également avoir été l’occasion d’entrer dans un tout autre mode de production.
Les échos: l’info a été reprise par des journaux européens. Ceci est passé inaperçu pour nos médias locaux. Également, les vidéos sont évidement disponibles sur YouTube.
Mention spéciale au site de la TSR: ce dossier est une bonne vitrine pour les cinéastes suisses. À quand un Téléjournal produit par Manon Briand, Philippe Falardeau, Erik Canuel et cie ?
Info trouvée sur une très bonne initiative de communauté de blogueurs des médias (Couve, Pisani, Raphaël, et al.) sur Ning.
Writers strike viewing guide
Les auteurs et réalisateurs sont en grève et les accros de téléséries américaines n’ont rien à mettre devant leurs rétines ? On peut toujours se contenter de réchauffé: des listes de liens pour accéder en ligne et gratuitement aux épisodes de vieilles séries. Ou encore, cette liste d’émissions peu connues à découvrir et de créations et parodies sur YouTube.
Télé et journaux sur le Net
La BBC a ouvert un nouveau blogue pour ses 10 ans de présence en ligne. Occasion pour réminescence et prospective.
Le Chicago Tribune ouvre un site d’actualité locale en vidéo.
La couverture des prochaines élections présidentielles américaines présente une opportunité d’appropriation des nouveaux médias (et un test) pour la presse et la télévision.


