Archive pour ‘télévision’
Ce n’est pas la télé qui est en déclin, c’est son modèle de revenu
Combien de temps encore le modèle de revenu publicitaire actuel de la télévision tiendra-t-il ? Un modèle dont les principales conditions de survie (rareté et contrôle de l’accès) ont disparu avec la rapide évolution de l’Internet.
Si la télé ne peut plus se servir de la grille horaire pour amener une masse de spectateurs devant l’écran aux moments choisis pour nous passer de la pub et qu’on peut payer pour avoir accès à un grand choix de contenus sans pub sur le Net, le modèle de revenu actuel n’en a plus pour longtemps. Les marques devront-elles devenir co-productrices pour assurer leur visibilité et la rentabilité des productions télévisuelles ?
Chronique d’une mutation annoncée
Économie de l’attention
« For a 60-minute show with 20 minutes of commercials, will you pay $1 to gain 20 minutes of personal time? » (John C. Dvorak, novembre 2011)
The TV business model is doomed - Commentary: How much will you pay to regain personal time? (Market Watch)
De l’audience de masse à l’individu
Web vidéo : abondance, accessibilité, personnalisation et une qualité d’engagement inégalée.
Original Web Video Series More Engaging Than Standard TV (ReelSEO)
Visionnement compulsif
Web séries: nouveaux modes de distribution de contenu et nouvelles habitudes de consommation.
Binge Viewing: TV’s Lost Weekends (Wall Street Journal)
Production pour et par le Web
Mise en ligne de tous les épisodes de la série House of Cards, produite par Netflix.
Netflix launches original series ‘House of Cards’ (The End of Television As We Know It)
Ce que consommateur veut…
Comment Netflix exploite ses données de consommation de contenu afin de façonner son offre sur les préférences des consommateurs.
Exclusive: A first look at Netflix’s test of personalized profiles
Effet Netflix
Ici et maintenant : les contenus de nouvelles séries seront disponibles sur Internet avant leur télédiffusion. La BBC espère ainsi répondre aux attentes des spectateurs tout en déployant une stratégie d’appel pour ces contenus télé.
BBC to launch programmes online first (Telegraph)
Et après ?
Nouvelles plateformes de diffusion et vidéoboulimie: bulletin de veille de Suzanne Lortie pour le Fonds des médias du Canada.
Netflix : bien plus qu’un château de cartes
Écouter pour mieux se connecter aux réseaux
« Connexion » est le concept qui devrait se trouver au centre de toute stratégie de communication. Pour se connecter avec les bonnes personnes (ouvertes, réceptives, ayant besoin d’information ou d’attention), il faut d’abord les repérer, puis les écouter et, par la suite, interagir.
Ces derniers jours, à lire les commentaires dans le Globe and Mail et sur les pages FB d’amis anglophones, on se croirait en 1976, après la première élection du PQ. Je constate que les médias anglophones n’en ont eu que pour la politique linguistique et la souveraineté alors que ces enjeux étaient bien secondaires dans les médias francophones et sur les médias sociaux. On constate la même différence avec les liens les plus retweetés (le plus souvent, des articles de journaux) par les anglophones et les francophones.
Le fossé des enjeux
Sauf sur quelques plateformes de média citoyen, les deux groupes linguistiques se sont peu engagés sur les mêmes enjeux. Si on fait abstraction des répercussions de l’attentat, au lendemain des élections, les échanges des citoyens anglophones se sont cristallisés autour de leurs principales préoccupations face à un gouvernement du Parti Québécois (même minoritaire). La carte lexicale des échanges en anglais sur Twitter (flux des principaux hashtags employés au cours de la campagne) relève clairement les préoccupations liées aux droits linguistiques, à la question nationale et à l’identité (québécois vs les autres). Il y a là un malaise sur lequel les élus devraient se pencher urgemment.
Dès que la question de l’identité est abordée, on n’est jamais loin de la loi de Godwin (le mot « hitler » a été suffisamment employé pour se trouver en périphérie de la carte lexicale (sur la gauche et à mi-hauteur du graphique).
À l’écoute des citoyens ?
Les politiciens ne devraient pas déserter les médias sociaux après les élections. Ils devraient les utiliser pour se tenir à l’écoute des citoyens et pour les informer de leurs projets, pour engager avec eux des échanges constructifs et pour faire remonter dans l’appareil politique les préoccupations susceptibles de faire obstacle à ces projets. On a beaucoup parler de la présence des candidats sur les médias sociaux, cependant ils s’en sont servis comme tribune pour livrer leurs messages, dans une démarche de communication traditionnelle (à sens unique).
Politique micro et hyperlocale ?
La notoriété d’un individu, la popularité d’un compte (nombre d’abonnés, nombre de tweets) et la viralité d’un contenu ont retenu l’attention des médias. C’est une perspective de média de masse, une approche macro et de plus, en temps réel, sans le temps nécessaire à l’analyse et la mise en contexte. Il faut encore du temps pour apprivoiser le nouvel écosystème informationnel et de nouveaux outils d’analyse et d’interprétation. Pour les professionnels de l’information et les politiciens, il y de nombreux usages en mode micro à développer et à expérimenter. Verrons-nous des partis tenir des assemblées de cuisine impromptues sur Twitter ?
Mise à jour 2012/09/07
À propos de ma démarche
En portant attention aux contenus des échanges et des hyperliens sur Twitter au cours de la campagne, j’ai repéré des différences; la reconnaissance de formes (patterns), surtout dans les flux informationnels, me passionne. J’ai, par la suite, vérifié ce qui m’apparaissait comme un signal en effectuant deux requêtes dans une base de données (flux des principaux hashtags sur Twitter).
Le billet que j’ai écris ne fait que partager l’observation des résultats obtenus. N’ayant pas l’expertise requise pour l’analyser et l’interpréter, je ne peux que commenter et souhaiter que d’autres spécialistes s’y intéressent et, en retour, partagent leurs réflexions.
Élections 2012 : capital de confiance et bataille des faits
Le débat des partis a lieu ce soir (dimanche 19 août). Les candidats se livreront à une joute oratoire dont nous seront les spectateurs. Je retiens 2 choses:
Capital social, capital de confiance
L’importance, pour les individus et partis, de constituer un capital social en développant et en entretenant un réseau de relations bâti sur la confiance, la crédibilité et le partage des connaissances (information, expertise, expérience).
Bataille des faits
Dans un débat, où chacun des participants aura préparé son arsenal de vérités et de statistiques, et où les citoyens par médias sociaux interposés pourront y apporter leurs commentaires, les professionnels de l’information jouent également de leur capital de confiance.

Changer la façon de faire de la politique… malgré elle
Les commentaires très pertinents de Marc Levasseur, spécialiste en communication et affaires publiques (qui emploie également la technologie de Nexalogy), à propos de mon précédent billet, m’obligent à y apporter quelques précisions.
Qui est actif sur Twitter ? Des gens ordinaires ou des professionnels de la communication ?
Twitter est un microcosme, on y trouve même des robots. Ceux-ce composeraient une bonne partie des abonnés des grandes marques et des personnalités médiatiques. Ce politicien italien se défend bien d’avoir une audience plus ou moins réelle.
Cependant, contrairement aux médias traditionnels, les plateformes de publication et les réseaux de diffusion sur Internet sont accessibles à chacun. Il est donc fort plus probable qu’il y ait du « vrai monde » sur les réseaux sociaux.
Twitter (ou Facebook) ne représente pas la réalité, mais il cependant un excellent laboratoire pour les nouveaux usages. Je m’efforce d’observer les interactions et contenus échangés en faisant abstraction des usages politiques conventionnels. La pratique de la veille concurrentielle m’a appris à sortir de mon cadre de référence pour déceler les signaux faibles du changement.
Les 2 cas cités sont-ils des initiatives pilotées par des partis politiques ?
Les deux cas retenus dans le précédent billet permettent de mettre en évidence des pratiques moins organisées, moins structurées, moins populaires (donc moins facilement repérables), mais qui sont les signaux faibles d’une appropriation croissante des réseaux sociaux pour des enjeux civiques. De nombreux utilisateurs de Facebook et Twitter constatent d’ailleurs la politisation croissante (sujets incluant les conflits et causes mondiales) du contenu des flux qu’ils suivent. Martin Lessard (dont le billet Faire de la politique autrement est à lire) et moi avons souvent discuté de la prédominance des pratiques commerciales sur les usages civiques sur les médias sociaux.
Même si Geneviève Tardif (L’obstineuse) bénéficiait de conseils professionnels pour sa présence numérique, il demeure que cette initiative sera sans doute suivie par d’autres individus, quelque soit leur motivation.
Peut-on donc réellement parler de dialogue et d’écoute? De participation citoyenne? Ou plutôt de débats entre partis qui se font par personnes ou plutôt par profils interposés?
Je mets de côté les évidences afin de repérer les signaux faibles du changement. Je souligne qu’il n’y a pas encore réellement d’écoute et de dialogue de la part des organisations politiques. Cependant, il y a des échanges entre individus politisés (pas nécessairement identifiés comme militants actifs pour un parti). La force des ces interactions, même si elles ne durent pas et ne concernent que quelques individus, est leur grand nombre, leur spontanéité et leur formation organique (facteur essentiel du nouvel écosystème des relations, voir « wirearchy » dans ce billet). Si les organisations n’entrent pas dans les conversations, elles s’éloignent de leur base et perdent l’avantage de la proximité qu’offre Internet. Voir mon billet sur la présence et le comportement du SPVM sur Twitter pendant les manifestations étudiantes.
Pour que les organisations politiques aient des stratégies réellement efficaces sur les médias sociaux, il faudrait qu’elles soient plus agiles et qu’elles intègrent les activités de certains de leurs partisans qui sont actifs et bien implantés dans leurs réseaux (et non leurs militants, pas assez spontanés, trop ligne de parti). Les usages actuels donnent à penser qu’on emploie un outil 2.0 dans des stratégies de communication (marketing) pour faire de la politique traditionnelle.
Les organisations changent, et souvent, malgré elles. Tout comme en entreprise, où les nouvelles générations (X, Y, natifs du numérique) ont secoué la culture organisationnelle, les citoyens changent la façon de faire de la politique.
Audience: mesurer l’impression ou l’expression
Watching with the World – Television Audiences and Online Social Networks, rapport de recherche.
L’auteur, Alex Leavitt, a été assistant de recherche de danah boyd.
TV viewing as an expressive process
Regarder la télévision n’est pas une activité aussi passive qu’on le croirait. Un téléspectateur exprime bien des choses lorsqu’il choisit une émission, la commente, partage ses commentaires parmi son réseau social, participe à des évènements à titre de fan, achète des produits dérivés ou même, quitte la pièce et fait autre chose pendant l’émission.
The ratings systems that dominate the television industry fix the television audience as a group that exhibits one behavior: watching television programming. However, media audiences actually exhibit a range of practices beyond mere viewing, such as evaluating media, discussing topics socially, generating content, sharing information, attending fan events, and even leaving the room during a TV show.
Audience expression over impression
Dépasser les limites des outils de mesure actuels (taille de l’audience) pour connaître les motivations et le comportement des membres d’une audience.
These other behaviors beyond simply watching television are valuable for understanding how and why viewers connect with and mobilize around media content, providing more productive feedback about audience interest and value.
Télé sociable
Mesurer le nombre de paires d’yeux (les impressions, dérivé de la publicité imprimée) permet de vendre de la publicité. Recueillir des données pour savoir comment les téléspectateurs consomment les contenus télévisuels et comment ils interagissent entre eux permettrait de rejoindre plusieurs types d’audiences là où elles sont, en leur proposant ce qui les intéressent.
La télé pourrait-elle être plus sociable ?
Audience de masse et nouveaux médiateurs sociaux
Le déclin des médias dits de masse
Les nouveaux médiateurs sociaux
For « audience » researchers, then, the interesting questions are less and less, when and why do people watch television or read a newspaper, if this question means, implicitely, why do they do this instead of doing something else? Rather, as social spaces, and social relations, which are untouched by mediated form of communication become fewer and fewer, we must instead ask questions about how, and with what consequences, it as come about that all social situations (whether at home or work, in public or in private, at school or out shopping) are now, simultaneously, mediated spaces, thereby constituting their participants inevitably as both family, workers, public or communities and as audiences, consumers or users?
Mesurer quoi ?
PluginLeWeb.com : fenêtre en temps réel sur LeWeb 2011
Christian Aubry et moi participerons à LeWeb’11 à titre de blogueurs officiels.
Enrichir les conversations et les présences
Nous réaliserons des capsules vidéo à partir des billets des autres blogueurs. Nos pourrons échanger nos perspectives avec ceux-ci ou inviter un autre commentateur à participer à la discussion.
Nous souhaitons également que des spécialistes du Web et à des médias qui ne sont pas présents à LeWeb et qui souhaitent adresser des questions à des blogueurs de leur choix sur des sujets en rapport avec la conférence puissent le faire en direct, via Skype.
Nos vidéos seront déposées sur les blogues des autres blogueurs officiels (d’où le « plugin » ) tout en étant disponibles sur le blogue PluginLeWeb.com.
Invitation spéciale aux entrepreneurs du Québec
À titre de présidente du comité Internet d’Alliance numérique, j’invite les blogueurs et entrepreneurs du Québec qui sont présents à LeWeb à venir nous expliquer ce qu’ils viennent y chercher.
Contactez-nous
Vous pouvez entrer en contact avec nous par le biais du clavardage de la page PluginLeWeb ou en vous adressant à moi sur Twitter (@joplam).
Merci aux organisateurs de LeWeb 2011, et tout spécialement à Stéphanie Booth de nous donner la chance de réaliser cette expérience.
Passages : vers de nouveaux modèles industriels pour la production de contenus riches
Le documentaire et les plateformes numériques: un écosystème en transformation
Deux des enjeux analysés dans ce rapport de l’Observatoire du documentaire ont également des échos dans l’industrie de la musique:
Financement de la production de contenu
Qui doit financer la production de contenu ? Les producteurs indépendants et les radiodiffuseurs doivent-ils assumer la quasi-totalité du financement alors que les géants des télécommunications récoltent les revenus toujours croissants de notre utilisation d’Internet ?
Nouveaux modèles de gestion du droit d’auteur
Comment faciliter la distribution et la diffusion des œuvres dans un contexte de multiplication des contrats d’exploitation (formats et plateformes) ? comment protéger les droits des créateurs tout en permettant la copie privée ?
Dans la même veine, la Société des auteurs-compositeurs Canadiens propose un Projet de monétisation du partage de fichiers musicaux à des fins non-commerciales de l’Association des auteurs-compositeurs canadiens.
Le changement est irréversible, mais la transformation des écosystèmes et des modèles économiques est lente.
Contenu payant – Qui payer ? Payer pour quoi ? Payer combien ?
Tout a un prix, même le contenu gratuit. Sélection de signets de la semaine.
Rédaction : Mieux vaut vendre qu’informer
Le travail du concepteur-rédacteur web (connoté publicité, communication, marketing) est mieux rémunéré que celui de journaliste. Aurélie Bernard, rédactrice web, effectue d’intéressantes recherches en rémunération : tarifs recueillis auprès de rédacteurs et journalistes pigistes (France).
Point intéressant : les nuances, tant pour la perception des clients que pour la rémunération, entre le concepteur-rédacteur et le journaliste.
Application pour iPhone : modèle à explorer pour la presse
Le iPhone a habitué ses utilisateurs à payer pour l’accès au contenu. Ceux-ci sont donc plus enclins à débourser 1,99 dollar par année pour une application présentant des contenus exclusifs. Exemple de l’application de Sport Illustrated pour iPhone: un utilisateur sur trois achète du contenu additionnel.
Point intéressant : les consommateurs de contenu payant ne constituent pas une meilleure audience pour les publicités en ligne. La stratégie publicitaire du journal ne sera donc pas liée au modèle d’abonnement.
Article du Devoir sur le juste prix à payer pour voir un contenu vidéo (émission de télévision en rediffusion sur le web). Un prix ne dépassant pas les 3 dollars peut-il couvrir la production de contenu créatif?
Point intéressant : même s’ils ont un faible pour la gratuité, les consommateurs sont prêts à payer pour des contenus. Ces derniers sont, dans l’ordre : les films, la musique, les vidéos professionnels (émission de télévision?), les journaux.
Édition numérique : le marketing reste le marketing
Les maisons d’édition jugent les attentes des consommateurs irréalistes lorsque ceux-ci estiment que la numérisation devrait entraîner une baisse considérable du prix des livres. L’éditeur de la revue The Atlantic dresse une liste des coûts de production d’un livre; liste dans laquelle les frais de représentation (repas et évènements) occupent la plus large part.
Passages : Du mur de Berlin et des lunettes roses des médias
How Berlin In 1989 Is Like The Media Business In 2009 | paidContent
Comme la chute du mur de Berlin, la réduction des barrières à l’accès et à la distribution de contenu est une révolution.
James McQuivey, analyste pour Forrester Research, souligne à sa façon l’anniversaire de la chute du mur de Berlin. En permettant à tous de créer, publier et distribuer du contenu, le web a sonnée la fin d’un modèle économique basé sur le monopole du contenu et de la distribution.
Stop building value on your supposed content and distribution monopolies because digital economics have forever reduced barriers to competitive entry.
La première réaction des médias est souvent cantonnée au budget (coupures, regroupement, abandon de certain segments). Il est temps de se positionner pour mieux servir les clients (quoi, comment et quand):
You’ll have to embrace the devices consumers embrace – connected TVs, smartphones and e-readers – offering content as a service that spans multiple platforms, and charging for the convenience of easy access to what you provide.
Pourquoi continuer à répéter des constats qui ne sont pas nouveaux ? McQuinvey signale que l’état de déni prévaut encore chez un trop grand nombre de décideurs de l’industrie des médias.
Some chirp that this is all obvious and inevitable, why do we even bother to write about it? Others squawk that we can’t possibly be serious – have we never stopped to consider how impossible such a massive relocation of labor, assets, and economic value is? To the former, I applaud your naiveté and welcome your bold moves in the market. To the latter, I encourage you to learn your history lesson. Those who rebuild now will still be here to discuss the finer points of the digital transition 10 years from now. Those who do not, will not.
Les lunettes roses des patrons de presse
Pour preuve qu’il faut continuer à marteler le message, les résultats d’un sondage de l’American Press Institute qui démontrent un certain décalage entre patrons de presse et internautes. La perception de la valeur du contenu et de la difficulté de trouver une alternative aux sites de journaux est bien différente selon qu’on soit le producteur ou le consommateur.
Le web, la télévision et le cinéma
Le web, la télévision et le cinéma. Un mélange des genres qui devrait inspirer les réflexions sur l’avenir de la presse écrite.
À l’occasion de l’ouverture du Festival de Cannes, la Télévision Suisse Romande a diffusé un téléjournal bien spécial, entièrement réalisé par des cinéastes suisses. Fans de Jean-Luc Godard, vous y trouverez son style si particulier (sa voix hors champ, monocorde, le choix musical, la lenteur).
Le site de la chaîne a reçu une masse de courriels. Le public semble apprécier l’expérience (ça change du traitement habituel). Du côté des cinéastes, l’expérience semble également avoir été l’occasion d’entrer dans un tout autre mode de production.
Les échos: l’info a été reprise par des journaux européens. Ceci est passé inaperçu pour nos médias locaux. Également, les vidéos sont évidement disponibles sur YouTube.
Mention spéciale au site de la TSR: ce dossier est une bonne vitrine pour les cinéastes suisses. À quand un Téléjournal produit par Manon Briand, Philippe Falardeau, Erik Canuel et cie ?
Info trouvée sur une très bonne initiative de communauté de blogueurs des médias (Couve, Pisani, Raphaël, et al.) sur Ning.





