SÉRENDIPITÉ

Mutations – Modèles, usages et contenus numériques

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Archive pour ‘technologies’

Le couteau suisse des projets Internet

Un commentaire

J’ai attribué à ce billet le mot clé « ubiquité », capacité d’être en plusieurs lieux simultanément, dans une logique de classement au second degré.

Couteau suisse Victorinox Cyber Tool 41

Couteau suisse Victorinox Cyber Tool 41

 

Lorsqu’on consulte régulièrement les offres d’emploi dans le secteur de l’Internet, on comprends pourquoi la plupart des sites Internet sont si mal conçus.

Dans la série des nouveaux métiers du Web, voici le couteau suisse des projets Internet dont le libellé d’emploi est laissé à la créativité des responsables des ressources humaines. L’exemple ci-dessous porte un titre fourre-tout: spécialiste Web et nouveaux médias.

De l’analyse de marché à la production de vidéo, en passant par la conception du site et son référencement, il se trouvera toujours quelqu’un pour tout faire, mais cette personne pourra-t-elle tout BIEN faire ?

 

Combien de compétences sont-elles réunies dans cette description de poste ?

Extrait d’une offre d’emploi actuellement publiée sur le site Jobboom.

Principales (!) responsabilités:

  • Responsable du maintien de l’image de marque [nom de l'entreprise] ainsi que toutes autres normes et initiatives orientées au marketing Web (on en peut plus vague)
  • Gestion, conception et supervision du site Internet, incluant le placement de contenu, la création de nouvelles pages et formulaires Internet (texte/graphiques)
  • Promotion, conception et mise en œuvre des améliorations continues au site Internet [nom de l'entreprise] et aux programmes liés au marketing Web incluant l’optimisation du site, les stratégies de référencement et d’analyse
  • Création de plans d’affaires et propositions pour des projets liés au marketing en ligne, tels que la refonte du site Internet, l’intégration de nouvelles plateformes ou technologies, etc.
  • Gestion des placements payants et du référencement organique liés aux moteurs de recherche (SEM)
  • Création et gestion de rapports analytiques pour les programmes et stratégies liés au marketing en ligne, dont l’analyse de site Internet, les campagnes, le placement publicitaire, la présence dans les médias sociaux, etc.
  • Soutien à la production et création de distribution du journal trimestriel et autres envois de courriels de masse
  • Création de vidéos et de présentations PowerPoint pour le département de marketing et les autres studios
  • Suivi et création de rapports sur les nouvelles tendances du marketing en ligne et sur la présence des concurrents
  • Mise à jour des ‘blogs’ de l’entreprise ainsi que des comptes sociaux, tels que Twitter, Facebook, Flickr et YouTube
  • Toute autre fonction de gestion de projets et conception marketing, au besoin.

La formation exigée est à l’image de la description de tâches : n’importe quoi.

Baccalauréat, ou l’équivalent dans une discipline connexe.

Mieux connaître les métiers du numérique

La révolution numérique change irrémédiablement les pratiques professionnelles, notamment en marketing, en informatique et en gestion.

À quand une mise à jour des connaissances des responsables des ressources humaines, des agents de recrutement et des services d’emploi des gouvernements du Québec et du Canada ?

Un site Internet : un investissement ou une dépense ?

Ceci démontre également qu’une présence numérique n’est pas un investissement pour la plupart des entreprises, mais une dépense qu’il faudra consentir de temps à autre (refonte, le plus souvent, cosmétique).

Combien d’entreprises mesurent le rendement de leur investissement de leur présence numérique ?

 

Rédigé par Josée Plamondon

18 mai 2011

Rencontre pré Web-in : qu’est ce qui vous allume ?

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Notes ouvertes de la quatrième d’une série de rencontres de préparation du Web-In 2011 qui aura lieu en novembre prochain. Le mot « web-in », dans le nuage de mots clés ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Les rencontres pré Web-in ont lieu à la Maison Notman, le vendredi dès 15h00.

Étaient présents: @sylvaincarle, @Steph_Bousquet, @frlegare et @joplam.

 

Fluxus - Art, force créatrice

Fluxus : pratique joyeuse et iconoclaste des années 1960.

Donner le ton et faire du sens

Stéphane revient sur la thématique proposée lors de la rencontre précédente:

Difficulté de communiquer et faire comprendre la thématique « Accueil » aux participants qui souhaiteraient présenter une conférence. Il faut que la thématique ou nos attentes soient faciles à saisir pour que les propositions entrent dans le sujet.

Retournons-nous à la proposition de départ, émise par Sylvain: le futur du Web ?

Sylvain : Quel est le thème qui transcende toutes les discussions en se moment ? le « social », thème éculé, mais Ô combien central.

Nous avons tous une responsabilité sociale, pour l’économie et la culture locales, de partager nos passions et nos rêves. Ce sont des sources d’inspiration pour entrepreneurs et créateurs.

Il faut créer une ambiance foisonnante d’idées et de conversations intéressantes, comme à SXSW, et non pas uniquement parler du Web. Le ton doit être à la fois festif et inciter à la contribution.

Voici donc ce qui est à la fois un mot d’ordre et le thème central du prochain Web-in:

Dites-nous ce qui vous fait tripper et qui a un rapport avec le numérique.

Conférenciers invités

Ouverture : conférencier dans ce style: David Weinberger (Cluetrain Manifesto, Le Manifeste des évidences, en français) et Douglas Rushkoff (Life, Inc.: How the World Became A Corporation and How To Take It Back)

Lunch : sujet fédérateur pour cette période de la journée qui réunira les 4 sections d’Alliance numérique: localisation, mobilité, jeu, eLearning  («gamification»). On pense à Seth Priebatsch, le créateur de SCVNGR.

Rédigé par Josée Plamondon

5 mai 2011

Le virage numérique c’est pour quand ?

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Lors de la présentation du budget du Québec, en mars dernier, le Ministre des Finances, Monsieur Raymond Bachand, a annoncé des mesures pour « poursuivre le virage numérique ».

Nombre de publications américaines encouragent les entreprises qui font du commerce électronique à mieux cibler le marché canadien. Pendant ce temps, au Québec, nous investissons dans la numérisation de contenu et dans les infrastructures, mais pas dans l’appropriation des technologies et la connaissance des usages numériques. Notre commerce électronique et notre économie numérique sont en retard. À quand un programme pour le transfert de l’expertise numérique vers nos gestionnaires d’entreprises ?

Patrice-Guy Martin, directeur général du Réseau ActionTI, a fait une remarque en ce sens dans son billet Les premiers jalons d’une stratégie numérique pour le Québec :

/../ trop peu de PME québécoises disposent d’un site Web transactionnel. Bien qu’un meilleur réseau, plus rapide, constitue un outil pouvant favoriser le développement du commerce électronique, nous croyons à la nécessité d’autres mesures originales et structurantes pour soutenir l’usage stratégique des TIC.

Élément révélateur rapporté par Direction Informatique : absence du mot « informatique » dans l’allocution du ministre. Est-ce l’amorce du passage d’une vision essentiellement technologique à une culture numérique issue d’un métissage de champs de pratiques (technologies, sciences humaines, arts visuels, administration des affaires, etc.)

 

 

 

 

Rédigé par Josée Plamondon

4 mai 2011

Rencontres pré Web-in : faire du sens

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Notes ouvertes de la troisième d’une série de rencontres de préparation du Web-In 2011 qui aura lieu en novembre prochain. Le mot « web-in », dans le nuage de mots clés ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Les rencontres pré Web-in ont lieu à la Maison Notman, le vendredi dès 15h00.

Étaient présents: @Steph_Bousquet, @MartinLessard, @frlegare, @joplam, @Boutotcom et @LaurentLaSalle.

Communication à sens uniqueL’accueil

L’accueil: le sens, la thématique de l’évènement.

Bruno : Comment recevoir le monde (identité, participation, média, tourisme spécialiste de l’accueil, de l’identité, de la taxonomie,  )

Josée : L’ouverture. L’opposé du « walled garden» et du repli du web des initiés sur lui-même.

Stéphane : Inviter des gens dont le champ de spécialisation n’ a pas de lien direct avec le web, mais qui partagent les mêmes valeurs.

Bruno : Aucun de nos médias ne sait comment accueillir les utilisateurs. Les  services d’animation de communauté sont externalisés.

Stéphane :  La gestion de communauté est vouée à l’extinction : elle ne se « scale» pas . C’est une fonction qui devra muter: poste de stratège.

 

Remue-méninges

Confrontations, choc des cultures;

Innovation : prendre du recul pour élaborer davantage sur ce qu’on créé;

Le rendement à tout prix:  d’entrepreneurs à investisseurs;  projets éliminés: pas le temps de laisser l’idée mûrir.

Orientation client, gardien de la marque : mon œil. Des cas d’accueil et de service pourri, il y en , ça va mal dans un monde où le client a le choix. Il faudrait inviter un formateur en vente pour faire ressortir l’ironie

Le territoire de l’accueil.

Ouverture

Identité : mémoire pour personnalisation, sortir de l’anonymat.

Incitation à la participation (inspiration du jeu).

Pas ce qu’on est ensemble, mais ce qu’on fait ensemble.

Les règles du jeu: contrôler l’input, à quoi on joue ?

Perspective – Futorologues du passé comme Bertolt Brecht (« la radio va tuer le théâtre » ) dans Théâtre et radio , une réflexion théorique sur le théâtre et les moyens de reproduction technique.  Archéologie de l’utopie: le dogmatisme de la futurologie.

Structure

Il faut préciser ce thème (l’accueil) pour les conférenciers. Comment vont-ils y entrer et y arrimer leurs présentations ?

Stéphane: On a 4 blocs : 4 dimensions de l’accueil

  1. Identité
  2. Plaisir- « gamification » (exemple: SCVNGR : localisation, défis). Sujet intéressant pour la période du lunch (fusion des 4 secteurs d’Alliance numérique : Internet, jeu, mobilité et eLarning).
  3. Opinion – conversation.
  4. Pérennité – mémoire-

Il faudrait une personne pour monitorer le flux twitter , réagir aux commentaires et questions.

Commanditaires: choisir un thème à l’intérieur de notre thème : ajouter quelque chose à la conversation et non pas nous vendre un produit. Nous pourrions les guider pour s’assurer que leurs présentations s’intègrent bien dans notre évènement.

Rédigé par Josée Plamondon

29 avril 2011

Nouvelles technologies, même modèle d’affaires

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Faire du vieux avec du neuf

Le journal La Presse seraient en voie d’abandonner le papier pour une distribution numérique uniquement vers 2018 (fin de l’entente qui lie le journal à l’imprimeur Transcontinental). Vers 2013, les lecteurs pourraient obtenir un iPad gratuitement en échange d’un abonnement de 3 ans au journal. Nul besoin de souligner la ressemblance avec les ententes proposées par les services de télécommunications mobiles.

En lançant The Daily, Rupert Murdoch a parié sur l’iPad qui est un support électronique fermé et, surtout, conçu sur le modèle de diffusion payant d’Apple. Mais dans leur empressent à reproduire un modèle connu, les patrons des médias n’ont pas tenu compte de la grande liberté de choix que les individus ont acquis avec la révolution numérique. Cette liberté entraîne le déclin du marché de masse et d’une valorisation basée sur la rareté. Le fameux changement de paradigme…pourtant annoncé depuis longtemps.

Attention aux trains

The Cluetrain Manifesto - The end of business as usual

« Les sociétés dépensent des milliards de dollars pour le bug de l’an 2000. Pourquoi n’entendent-elles pas la bombe à retardement de ce marché ? Les enjeux sont bien plus importants. » Le manifeste des évidences (traduction de Cluetrain Manifesto), 1999.

La tablette est un nouveau support, mais on maintient le même vieux modèle d’affaires basé sur le contrôle de la distribution et où la tablette numérique remplace le papier. Et une technologie qui n’offre pas nécessairement de solutions aux problèmes apportés par la dématérialisation des contenus, l’apparition de nouveaux concurrents qui se disputent l’attention des lecteurs et l’adoption de nouveaux usages. Voir les chiffres rapportés dans le billet de Benoît Raphaël, L’iPad n’a pas encore sauvé la presse.

De nouveaux modèles économiques qui sont désormais contrôlés par les géants des technologies de l’information. Modèles qui ne sont pas à l’avantage de la plupart des producteurs de contenu issus des industries traditionnelles (voir un billet précédent : iPad au secours des vieux modèles).

 

Rédigé par Josée Plamondon

11 avril 2011

Web-in 2011 : finalité et concept

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Notes ouvertes de la deuxième d’une série de rencontres de préparation du Web-In 2011 qui aura lieu en novembre prochain. Le mot « web-in », dans le nuage de mots clés ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Étaient présents: @martinlessard, @sylvaincarle, @frlegare, @joplam.

Les rencontres pré Web-in ont lieu à la Maison Notman, le vendredi dès 15h00.

The Gong Show

Concept du Web-in (par et pour les spécialistes) :

Finalité /Promesse: Nous faire sortir de notre zone de confort (nos pratiques, nos certitudes), nous amener plus loin et nous rendre participants d’une réflexion collective sur le Web du futur.

Garantie: Conférenciers et contenus sélectionnés par un comité d’experts.

Processus de sélection : réputation des conférenciers (pas nécessairement des stars, mais des spécialistes dans leur domaine);  preuve : échantillon /aperçu de la présentation. Le comité peut fournir la rétroaction requise pour les ajustements à apporter aux présentations.

Format

Mise en place: une grande salle (150 personnes environ) et une plus petite, le «chill room», (50 personnes).

Horaire:

  • Keynote speaker en début de journée. (1 heure)
  • Micro conférences (2 heures)
  • Déjeuner (2 heures)
  • Micro conférences (2 heures)
  • Cocktail ouvert à tous

Évènement gratuit pour les conférenciers.

Commanditaires:

Pauses-commandites: les commanditaires ont 5 minutes pour une présentation (ex.: ce qu’on fait d’extraordinaire; pourquoi venir travailler chez nous).

Keynote du matin: une personnalité qui donne le ton et le sens de l’évènement.

Panel du déjeuner: sur thématique plus générale ouvert aux 4 secteurs d’Alliance numérique.

 

Micro conférences :

Appel aux talents/expertises locaux (Québec, ROC; franco, anglo): « Vous trippez sur quelque chose, venez nous faire tripper aussi ». Formulaire de soumission de conférence : adaptation /traduction du formulaire (Call for speakers) du MIGS.

Contributions brèves, de type TED, mais en 10 min. Après sa présentation, le conférencier passe dans la salle adjacente («chill room») où il demeure disponible pour échanger les participants qui le souhaitent. Pour cela, il faut prévoir un battement de 5 minutes entre les conférences pour permettre de sortir à ceux qui souhaitent échanger avec le conférencier. Si on a 4 heures de micro conférences, on aura donc 16 conférenciers (4 conférenciers en 1 heure).

Rédigé par Josée Plamondon

10 avril 2011

Web-in 2011: ze making of

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Notes ouvertes pour un compte rendu de la première d’une série de rencontres de préparation de la première* édition du Web-In.

Le mot clé « web-in », dans le nuage ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Les rencontres sont informelles et ont lieu tous les vendredi dès 15h00, à la Maison Notman. Celles-ci ont pour but de valider le format des activités, identifier les talents et les contenus et finaliser le programme (juin).

*L’édition de l’an dernier, dont la tablette numérique était la thématique, constituait l’édition 0 (ou beta) de cet évènement conçu pour et par les spécialistes du Web.

Cerveau gauche

Étaient présents:

Absents: retenus par leurs nombreuses obligations professionnelles et familiales. Ce qui sous-entend que les personnes précédemment mentionnées n’ont pas de vie ou pratiquent l’ubiquité.

  • Martin Lessard alias @martinlessard (!), blogueur, colocataire du Triplex, communicateur, formateur et fin diseur.
  • Sylvain Carle alias @sylvaincarle / @froginthevalley,  co-fondateur de Praized Media, directeur technologique de Needium et personnalité du mois du réseau ActionTI.

Objectifs de cette rencontre (et, probablement de la suivante):

  • Déterminer la finalité de ses conférences: quelle est la valeur unique et distincte de ces conférences (vision, champs gauche, concret, orienté affaires, orienté pratique…)
  • Déterminer le format: quels aspects prendront les conférences («un combat des diapos», 10 min + 45 discussion, 20 min + liste d’actions «crowdsourcées» déposées en ligne…)

Finalité:

Chercher des sources d’inspiration hors de notre univers Web habituel (à la SXSW) pour faire advenir des idées et imaginer le Web du futur.

Nous avons identifié plusieurs très pertinents et intéressants experts (pas toujours très connus) qui sont  issus de divers domaines. Objectif: provoquer des ignitions dans les cerveaux des participants.

Concept:

Mots clés:

  • happening d’idées, champ gauche, agrégation, pour les spécialistes et par des spécialistes (mais pas que du Web).

Le web se replie-t-il sur lui-même ?

  • «Walled garden» par opposition au Wild Wild West.
  • Spécialistes du Web ayant peu d’interactions avec d’autres champs d’expertise en dehors de leur univers.
  • Ouvrir nos horizons à d’autres pratiques, d’autres champs d’expertise en sollicitant les contributions de spécialistes qui ont des valeurs similaires (ouverture, recherche, expérimentation) à celles que nous attribuons à la culture Web.

Stéphane relate son expérience à SXSW et des présentations qui l’ont le plus marqué. Par exemple, une source d’inspiration pour de nouveaux modèles d’affaires:

Blake Mycoskie, fondateur de TOM’S Shoes qui a présenté un modèle d’affaires révolutionnaire (one for one) : payer assez cher pour acheter une paire de chaussures, somme toute cool mais banale, et faire le don d’une autre paire dans un pays du tiers-monde.

Déroulement:

Organisation de la journée similaire à l’édition précédente:

Plénière Web-in – Conférencier

Activités (ateliers, présentation, panel) d’une durée maximale d’une heure, avec un petit nombre de participants pour favoriser l’interaction. Prévoir plus d’une piste afin d’assurer l’interaction des participants.

Option 1: plusieurs pistes avec différentes activités.

Option 2 : plusieurs pistes avec une alternance des présentateurs de manière à ce que tous les participants puissent avoir accès au même contenu (les participants ne changent as de salle).  Quitte à introduire des changements au gré des échanges avec les participants, est-il possible de demander aux présentateurs de répéter leur présentation ?

Lunch: conférence sur thème fédérateur (mobilité, e-Learning, jeu, Internet)

Reprise des activités.

Web-inCamp : idéation collective et débridée  Des idées aux actions : qu’est ce qui vous a donné des idées de projets aujourd’hui ? Gratuit sur inscription: même sur tous n’auront pas pu participer aux activités précédentes, ils pourront ajouter leurs élucubrations

5 à 7 ouvert à tous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Josée Plamondon

6 avril 2011

Passages : Comment Internet a changé l’économie

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    The Next Digital Decade – Essays on the future of the Internet

    Internet n’existerait pas s’il avait fallu un plan d’affaires pour le développer, a écrit Hal Varian, économiste et chercheur bien connu du domaine des TIC.

    Des chercheurs et théoriciens des sciences humaines et sociales et des technologies ont répondu à 10 questions à propos d’Internet. J’ai retenu le texte du prof Varian que m’ont fait découvrir mes études en bibliothéconomie et science de l’information.

    Il faut lire ce texte pour connaître l’histoire d’un changement qui se manifeste dans nos industries et nos usages et pour en tirer des leçons.

    L’Internet a-t-il changé fondamentalement l’économie ?

    À la question « Has the Internet Fundamentally Changed Economics? » Varian répond par l’affirmative dans un court essai intitulé : « Computer-Mediated Transactions ».  Il y décrit les quatre types d’innovations qui ont changé (ou à tout le moins, accéléré) la façon de gérer des entreprises et de faire des affaires. Il rappelle que, tout comme Internet, le Web n’a pas été conçu par une entreprise, mais est advenu grâce à la communauté des chercheurs.

    Comme le moteur à essence, Internet est une innovation capitale, mais elle se distingue de toutes les avancées technologiques précédentes. Une technologie des communications, l’Internet a permis le développement d’applications, en concurrence et n’importe où dans le monde. Ces  innovations parallèles accélèrent la fréquence des changements technologiques et favorisent les ruptures, ces changements dont les effets sont étendus et  irréversibles.

    En guise d’appât, voici un passage sur l’histoire de la publicité en ligne qui démontre comment cohabitent les intérêts divergents des éditeurs de sites et des annonceurs:

    The publisher (i.e. the content provider) has space on its Web page for an ad and wants to sell ad impressions to the highest bidders. The advertiser does not care directly about ad impressions, but does care about visitors to its website, and ultimately, the sale of its products. Hence, the publisher wants to sell impressions, but the advertiser wants to buy clicks.

Rédigé par Josée Plamondon

17 février 2011

Passages : Journalisme et défis des usages citoyens du Net et de l’évolution technologique

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    L’information au Québec : un intérêt public | État de l’info

    Rapport de Dominique Payette sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec.

    Parmi les points intéressants:

    Pour le soutien financier de l’État et pour un statut distinct entre le journaliste professionnel et l’amateur. «Nous préconisons une intervention de l’État pour soutenir la mission d’informer des médias. Les mesures avancées nécessiteront la définition d’un statut pour les journalistes professionnels.»

    L’Internet haute vitesse comme service essentiel pour assurer la diffusion de l’information et favoriser le développement des contenus informationnels numériques.

    État de l’information au Québec: mise en garde contre la concentration des médias afin de protéger la diversité des points de vues.

    Nouveau contexte technologique: les technologies font tomber les barrières entre les usages. Pour les journalistes, la maîtrise des nouveaux outils de production et de diffusion de contenu est devenue essentielle.

    Financement de la presse écrite en France : les bonnes et les mauvaises idées

    États généraux de la presse écrite, France (2009) où on a, entre autres, préconisé le développement du réseau… des kiosques à journaux pour accroître la diffusion.

    Rapport Cardoso sur la gouvernance des aides publiques à la presse, France (2010). Plus d’un milliard d’euros est consacré par l’État français à la presse écrite. Faut-il également financer le virage numérique ?

Rédigé par Josée Plamondon

14 février 2011

Vers une stratégie numérique gouvernementale ?

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Ne plus discriminer le logiciel libre au gouvernement est un choix politique. L’éthique, l’autonomie, le partage et la collaboration qui sont valorisées par le logiciel libre pourront-elles changer la culture de l’appareil gouvernemental ?

Voici l’allocution prononcée (sans notes et, il faut le dire, avec naturel) par la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, lors de la clôture du Salon du logiciel libre du Québec, le 7 décembre 2010.

Notes prises au cours de l’allocution:

  • Reconnaissance de la discrimination du logiciel libre dans les processus d’approvisionnement du gouvernement (il aura fallu la poursuite intentée par Savoir-faire Linux pour en arriver là);
  • Constat de l’effet de silo résultant de la décentralisation de la gestion des ressources informationnelles (« la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite »);
  • Retard numérique du Québec (le fameux plan numérique, brièvement mentionné);
  • Modernisation des architectures technologiques et des méthodes de gestion de projets (passer de fossile à agile);
  • Attention aux chantiers éléphantesques (projet GIRES, de funeste mémoire) : morceler les projets;
  • La politique cadre ciblera particulièrement les secteurs de la santé et de l’éducation;
  • Il faudra s’armer de patience pour qu’un logiciel libre remplace un logiciel propriétaire lorsqu’il s’avère être la meilleure solution. Le changement n’adviendra pas du jour au lendemain. Il faudra 2 à 3 ans pour la mise en œuvre de la politique cadre;
  • Expertise interne : manque de connaissances informatiques adéquates au sein de l’appareil gouvernemental.
  • Changement organisationnel et culturel (numérique) profond et de très grande ampleur (il affectera les fournisseurs externes) : un nouveau Klondike pour les sociétés conseils ?

Dépôt du projet de loi 133

Le logiciel libre a fait une entrée officielle au gouvernement du Québec, hier, avec le dépôt du projet de loi 133: Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement.

Le texte de loi confirme le retour à une gestion centralisée des ressources informationnelles. Il met en lumière la question du manque de compétences de pointe en informatique, faute d’avoir externalisé graduellement cette expertise, à l’image des services d’ingénierie (contrecoup des partenariats public-privé). Un enjeu aussi stratégique que la maîtrise et l’exploitation des TIC doit demeurer sous la vigilance et le contrôle de spécialistes compétents de l’administration publique.

Souhaitons que cette centralisation améliorera les pratiques de gestion dans l’appareil gouvernemental (moins de silos, plus de collaboration, meilleure communication et surtout, amélioration de la supervision et de la coordination des initiatives).

Politique cadre

Publiée par le Ministère des Services gouvernementaux, la politique cadre contient les principes d’application pour la mise en œuvre des changements qui seront requis et/ou entraînés lorsque le projet de loi aura été approuvé par l’Assemblée nationale.

Il s’agit également de l’annonce d’une première stratégie gouvernementale d’exploitation des technologies de l’information et des communications (on oublie trop souvent le «C» lorsqu’on parle des TI). C’est un appel aux directions technologiques à élargir leur vision notamment en matière d’intégration des nouveaux usages du numérique.

La direction des ressources informationnelles devra faire preuve de vision et de leadership pour piloter ce chantier.

Après la révolution tranquille, la révolution numérique ?

Le choix du logiciel libre est une des manifestations de la révolution numérique. Le gouvernement 2.0 en est une autre. Ce sont des choix qui peuvent changer positivement la façon dont on fait de la politique.

Voici une très intéressante application de gouvernement 2.0 fourni par Bertrand Duperrin (@bduperrin), qui suivait le fil #s2lq malgré le web et le décalage horaire. La Ville de Bordeaux a mis en ligne un environnement interactif pour permettre aux citoyens de participer au processus décisionnel.

***** Mise à jour (10 décembre 2010)

Commentaire critique de Nelson Dumais sur le projet de loi 133 (carnet Technaute) sur l’annonce gouvernementale, certes, c’est une perspective toute personnelle, mais combien intéressante (et réjouissante pour les sceptiques).

Rédigé par Josée Plamondon

9 décembre 2010