Archive pour ‘participation’
Passages : S’informer : une expérience de socialisation
Understanding the Participatory News Consumer | Pew Internet & American Life Project
La révolution numérique a changé et changera encore nos habitudes de consommation des contenus informationnels.
Trois axes de développement pour les plateformes web des médias:
♦ Mobilité
♦ Personnalisation
♦ Participation
Deux tendances qui ont façonnées le nouveau comportement des consommateurs:
Réseau social = méta filtre
First, the advent of social media like social networking sites and blogs has helped the news become a social experience in fresh ways for consumers. People use their social networks and social networking technology to filter, assess, and react to news.
Mobilité = information en temps réel
Second, the ascent of mobile connectivity via smart phones has turned news gathering and news awareness into an anytime, anywhere affair for a segment of avid news watchers.
Les DRH feront-elles l’entreprise 2.0 ?
La DRH, le parent pauvre des directions d’entreprise, saura-t-elle prendre une part active au développement de l’entreprise 2.0 ?
- Le web des années 2000 était encore le fief des directions informatiques.
- Le web 2.0 a mis les technologies participatives entre les mains des directions marketing et communication.
- Lentement, mais sûrement, les RH investissent les outils sociaux et les approches collaboratives et devraient jouer un rôle central dans l’entreprise 2.0.
L’entreprise 2.0 passera en 2010 par les RH, titre Vincent Berthelot sur le blogue de B-R-ENT. Il remarque un changement d’attitude des RH, pour l’utilisation du 2.0. en entreprise.
L’évènement « Comment le web 2.o révolutionne les RH », organisé par l’APEC (association paritaire française dont l’objectif est de conseiller les entreprises et cadres sur les sujets touchant à l’emploi).
Plusieurs personnalités du web et des affaires animaient des ateliers dont: Jean-François Ruiz, Franck La Pinta, Fred Cavazza, Edwy Plenel (ex directeur de la rédaction du Monde et fondateur de Mediapart.fr).
TechTocTv a assuré la captation et la retransmission des ateliers; captations qui devraient être bientôt disponibles.
Jean-François Ruiz a déjà mis en ligne sur Webdeux.info, ses impressions de l’évènement et sa présentation.
Entreprise 2.0 : une approche pour chaque culture 1/2
Nina Simon, conceptrice d’expositions pour les musées, a identifié, pour chaque type d’institution, les opportunités et défis que présentent les projets participatifs (où les visiteurs contribuent à la production de contenus) pour leur organisation.
Pourrait-on appliquer cette démarche à l’entreprise 2.0 en regard des différents types de cultures organisationnelle ? Il serait alors intéressant d’identifier, pour chaque culture d’entreprise, les opportunités et défis à l’adoption de pratiques collaboratives.
Son commentaire sur la taille des organisations s’applique aux entreprises:
Petites organisations: plus ouvertes…
Small museums are more likely to be community-oriented and to be comfortable incorporating visitor-generated content without feeling that it disrupts the overall design of the institution.
…mais disposant de peu de moyens.
However, small museums are also less likely to have staff support to maintain and sustain participatory projects over time.
Grandes organisations: plus bureaucratiques…
While large museums are often beleagured by endless committee meetings that can hinder the potential for creative new projects,
…mais avantagées par leurs infrastructures et leurs ressources
when all the dotted lines are signed, the projects tend to affect more visitors than those of small museums, and may be better funded over time.
Le contrôle reste un facteur déterminant:
Frankly, I think small museums win out on this one–ultimately, they are less focused on authoritative image than large museums and more likely to enthusiastically embrace community involvement.
Quel est le type de culture qui prévaut dans votre entreprise ? Celle de l’entrepreneur, des technocrates, de la start up, des bureaucrates ? La relation au pouvoir en dira long sur les défis de l’implantation d’une plateforme participative.
Passages : Vers une culture de l’image pour les médias écrits ?
Comment informer à l’ère numérique – AFP-MediaWatch
Résultats d’une enquête internationale de l’AFP auprès des médias et professionnels de l’information.
Premier des 5 thèmes abordés par l’enquête, Le temps de la révolution éditoriale, est particulièrement intéressant. Il souligne la popularité des contenus vidéos auprès des internautes et la demande des lecteurs pour les contenus visuels.
Plusieurs médias proposent déjà des produits visuels (par exemple, les galeries de photos de The Big Picture, du Boston Globe). L’intégration grandissante des contenus multimédias parmi les sites Internet des journaux signale-t-elle l’adoption d’une culture de l’image par les médias écrits ?
Autres thèmes abordés:
Les nouveaux vecteurs de diffusion
Complémentarité des supports (journaux, télévision, web) et participation des utilisateurs (réseaux sociaux);
Innovation et programmes d’investissement
Priorités: gestion et livraison des contenus (solutions technologiques flexible et ergonomiques);
Vers une adaptation des modèles économiques
Mixité (gratuit et payant) et flexibilité, notamment pour les services aux entreprises (partenariats: technologie, contenu, diffusion);
Un écosystème en mutation
Profonds changements culturels (synergie, partage de compétences), services spécifiques répondants aux besoins (personnalisation, archives, impartition de journalisme, formation) et reconnaissance du rôles des agences de presse.
*** Le document gagnerait à être diffusé en format PDF. Je suis tout à fait d’accord avec le commentaire exprimé sur le blogue de l’AFP. Le mode de présentation en Flash est plutôt contradictoire avec la diffusion de l’information. En reproduisant le feuilletage de pages, il témoigne d’une certaine nostalgie du support imprimé, mais n’apporte rien de plus à l’expérience utilisateur.
Passages : Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)
Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)
Les habiletés requises pour le web en temps réel
Dans un contexte où une multitude de tâches et d’interlocuteurs se disputent votre attention, le temps que vous consacrez à prendre connaissance d’une information ou à communiquer vos impressions vaut de l’or. Howard Rheingold explique l’importance de développer ces habiletés requises pour utiliser les médias de façon plus productive et pour entretenir des connexions interpersonnelles plus authentiques, plutôt que de perdre temps et attention en pseudo-communication.
À l’origine de publications et de regroupements qui ont participé à l’émergence de la cyberculture, notamment The Well, la plus ancienne communauté virtuelle, Howard Rheingold est un spécialiste des communications et des médias en transformation (son dernier ouvrage: « Smart Mobs »).
Twitter: perte de temps ou puissant amplificateur de communauté ?
La différence de perception entre Twitter comme perte de temps et comme puissant amplificateur de communauté dépend de si nous avons comment l’appréhender (« knowing how to look at it »).
Voici ce que Howard Rheingold a trouvé dans Twitter et ce qui le motive à l’utiliser:
- Ouverture
- Instantanéité
- Variété
- Réciprocité
- Un canal aux multiples publics
- Un moyen pour rencontrer de nouvelles personnes
- Une fenêtre sur des évènements dans des univers différents
- Une écologie propice à l’émergence de communautés
- Une plateforme collaborative de masse
- Un contenu sur lequel on peut facilement effectuer des recherches
Développer une alphabétisation de l’attention
Qu’il s’agisse de Twitter ou d’un autre réseau social, ces habiletés sont essentielles pour réussir sur le web en temps réel:
- Encoder – Décoder
- Construire ses propres réseaux d’apprentissage
- Écouter et se mettre au diapason des communautés que l’on désire joindre
- Apprendre à repérer dans le flux ce qui mérite votre attention
Passages : Suivre les 2 journalistes français sur la piste de la révolution numérique entre Bamako et Dakar
Excellent blogue de l’Atelier des médias, animé par Philippe Couve. Bel exemple de collaboration et de partage des connaissances et usages entre professionnels de l’information.
Un reportage qui pourrait nous en apprendre. Afrique entre aussi dans l’ère numérique. Quels sont les enjeux sociaux et politiques ? Quelles sont les pratiques innovantes ? Comment les utilisateurs adaptent-ils les outils à leurs besoins, à leurs différents contextes ?
Journalistes 2.0
Les journalistes, Jean Abbiateci et Antonin Sabot, publient un blogue sur LeMonde.fr (Africascopie), un complice diffuse une frise chronologique (charmant équivalent pour « interactive timeline ») qui permet de les suivre en temps réel. On pourra échanger avec eux via Twitter.
Billets récents sur le même sujet:
Réalité numérique: Afrique Web
Passages : In parts of Africa, Mobile Phones Give Everyone a Voice, Make Governments Nervous
Les nouveaux métiers – Directeur de l’innovation
Après le directeur des réseaux (Chief Networking Officer), un nouveau membre de la direction dans l’entreprise en mutation : le directeur (ou la directrice) de l’innovation (Chief Innovation Officer).
L’innovation est le futur des entreprise. Près de 70% de la valeur des entreprises qui composent l’indice boursier 500 S&P est constitué de capital intangible (propriété intellectuelle, potentiel de recherche et développement, portfolio de projets, etc.).
Dans un contexte de changements disruptifs fréquents et dont des effets sont ressentis dans toutes les sphères d’activité des organisations, c’est la capacité de ces dernières à s’adapter et à se réinventer qui sera évaluée et valorisée.
Un récent billet paru sur Blogging Innovation esquisse une bonne description des mandats,
support and foster innovation within the company, and lead an incubator charged with discovering and developing innovation outside traditional corporate confines.
et champs d’intervention du directeur :
Idea Management
Recueillir les bonnes idées provenant de l’intérieur et de l’extérieur de l’entreprise (grâce aux réseaux sociaux).
People Management
Identifier les talents et faire développer le potentiel (formation).
Innovation Champion
Promouvoir l’audace et le dépassement et souligner les bons coups.
Web 2.0 – Recette pour échec assuré
Ce billet est inspiré de plusieurs histoires vraies, toute ressemblance avec des projets similaires n’est pas fortuite.
Vous souhaitez lancer un nouveau site de contenu, de type magazine ou répertoire, et suivre la tendance web 2.0 ? Assurez-vous que votre projet soit un échec grâce à cette recette infaillible.
- Tout d’abord, rappelez-vous que votre objectif principal est de vendre de la publicité, et non d’offrir un contenu de qualité à vos visiteurs. Vos clients sont les annonceurs.
- Ensuite, recherchez une audience, peu importe ses intérêts et baptisez-la Communauté.
- Faites concevoir un bel emballage par une agence réputée (très cher) qui ne vous embêtera pas avec des histoires de stratégie web 2.0.
- Consultez-vous, entre vous, afin de tester votre concept; vous seuls savez ce que vos utilisateurs apprécient. Vous éviterez de perdre votre temps à échanger avec des utilisateurs potentiels et, surtout, vous n’aurez pas à tenir compte de leurs commentaires.
- Surtout, ne vous encombrez pas d’une stratégie de déploiement de fonctionnalités interactives (forums, flux RSS, commentaires, Twitter, envoyer à un ami, etc.) . Ayez la main lourde et mettez-y le paquet. Les icônes colorées sont très décoratives.
- Une communauté se crée de toutes pièces, alors pourquoi perdre son temps en recherche pour connaître les points de rencontre des membres de cette communauté sur le web, les influenceurs, les relayeurs d’information. C’est sans intérêt.
- Chauffez bien vos forums: mettez les membres du personnel à contribution. Ça n’a pas d’importance si ceux-ci n’ont rien en commun avec vos utilisateurs.
- Pour le lancement de votre site, faites de la publicité traditionnelle et placez quelques bannières sur vos autres sites.
- Voilà ! Vous n’avez plus qu’à attendre que les visiteurs se ruent sur votre site et qu’ils fassent leur nid dans la jolie communauté que vous leur avez fabriquée.
Ah oui, j’allai oublier la mesure. Installez Google Analytics et imprimez des rapports tous les mois, ça pourrait vous servir. Peu importe les statistiques, ne changez rien; une refonte aux trois ans c’est bien suffisant.
Du contenu ? Effectivement, il faut bien mettre quelque chose autour des publicités. Le recyclage de matériel vous demandera beaucoup moins d’efforts que la production de contenu original.
Cette recette est extrêmement populaire et toujours réussie.
Difficile adaptation des stratégies marketing
Dans un billet récent Josh Bernoff souligne que les experts marketing ont encore de la difficulté à engager des échanges en mode bidirectionnel simultané (full duplex). Pour démontrer que ceux-ci n’ont pas encore compris que le consommateur n’est plus en mode écoute passive, il cite l’exemple du fameux Do not reply qui apparaît dans la plupart des envois de masse.
Dépassée, l’approche en entonnoir
Le web ayant multiplié les canaux d’information et donné un rôle actif au consommateur, les experts marketing doivent revoir leur approche s’ils souhaitent s’attirer sa loyauté.
Intitulée The Consumer Decision Journey, un article publié récemment dans The McKinsey Quarterly (inscription gratuite pour accès à une partie du contenu) illustre bien, et très simplement, le passage de la stratégie de l’entonnoir (funnel) à celle du périple de décision du consommateur.
Consommateur passif :parcours simple
Le consommateur est exposé à plusieurs marques. Pour obtenir sa loyauté, le parcours est simple: notoriété, familiarité, considération, achat. Au long de ce parcours, on trouve des points de contact (campagnes de marketing direct ou de masse) avec le consommateur pour influencer sa décision. Chaque phase de la stratégie permet d’éliminer une marque jusqu’à la décision d’achat.
Consommateur actif : périple complexe
L’entonnoir est devenu une série de boucles. Le web a multiplié les sources et des canaux d’information et permi au consommateur de participer à des milliers de conversations. Les points de contact, devenus trop nombreux, et les interférences (hyperliens, outils de recommandation, publicité virale), trop imprévisibles, la stratégie s’est complexifiée.
Suivre le consommateur dans son périple
Considération active : le consommateur est plus actif (recherche d’information sur Internet, consultation des réseaux de connaissances et des réseaux d’utilisateurs).
Loyauté active : un consommateur satisfait est plus susceptible de recommander et de participer aux stratégies marketing d’une marque.
Mais attention, le consommateur est également beaucoup plus informé et de mieux en mieux équipé pour réagir positivement ou négativement aux campagnes.
Entreprises 2.0, prêtes pour un changement radical ?
Nous vivons un changement de paradigme. L’évolution du nouveau médium qu’est le web remet en question plusieurs modèles et pratiques établis. Plusieurs des changements qui sont survenus ont des conséquences que les organisations, commencent à ressentir (et que la conjoncture économique actuelle a amplifiées). Les symptômes les plus évidents, et médiatisés, étant ressentis dans l’industrie des médias.
Plusieurs organisations feront l’apprentissage de l’innovation et, pour cela, elles devront changer radicalement leur méthodes de gestion. Elles devront s’inspirer des réseaux sociaux pour mobiliser toutes leurs ressources en utilisant de nouvelles technologies.
La culture organisationnelle et les barrières technologiques : deux types de changements particulièrement difficiles à réaliser pour les petites et grandes entreprises qui sont bien souvent les plus grands freins à l’innovation.
Prêtes à innover ?
Harvard Business Publishing publiait sur son blogue, un billet de William C. Taylor, auteur de Practically Radical, un ouvrage sur les changements radicaux qui affectent les entreprises. Ce billet énonce 10 questions que tout gestionnaire-agent de changement devrait se poser:
1. Do you see opportunities the competition doesn’t see?
2. Do you have new ideas about where to look for new ideas?
3. Are you the most of anything?
4. If your company went out of business tomorrow, who would miss you and why?
5. Have you figured out how your organization’s history can help to shape its future?
6. Can your customers live without you?
7. Do you treat different customers differently?
8. Are you getting the best contributions from the most people?
9. Are you consistent in your commitment to change?
10. Are you learning as fast as the world is changing?
Comment innover ?
Innover, ce n’est pas améliorer ou adapter un modèle existant; c’est sortir du modèle d’activité habituel.
When companies try to come up with new ideas, they too often look only where they always look. That won’t get them anywhere.
Quelques suggestions recueillies par des journalistes du Wall Street Journal.
- Build scenarios.
- Spin the Web.
- Enlist lead users.
- Probe and learn.
- Mobilize the staff.
- Cater to entrepreneurs.
Changer la culture organisationnelle ?
Les stratégies, dites 2.0, peuvent-elles rendre l’entreprise plus flexible, décloisonner les divers services et réellement encourager les membres du personnel et les clients à contribuer aux échanges d’information ?
Comme le fait remarquer Bertrand Duperrin dans son excellent billet sur les stratégies d’entreprise 2.0 :
L’entreprise 2.0 n’est pas une baguette magique qui évite de s’attaquer aux questions importantes et structurantes. Elle est justement la conséquence du fait qu’on s’y attaque.
Ce ne sont pas les solutions technologiques, aussi séduisantes soient-elles, qui feront changer les organisations. Depuis l’avènement des plateformes collaboratives (ex.: Lotus Notes) au siècle précédent, bien des entreprises ont investi des sommes considérables en technologies et en conseils sans modifier leur approche de gestion.
Les mêmes conditions qui prévalent à la réussite des réseaux sociaux s’appliquent au travail collaboratif. Gary Hamel a relevé les caractéristiques de la génération Facebook.
1. All ideas compete on an equal footing.
2. Contribution counts for more than credentials.
3. Hierarchies are natural, not prescribed.
4. Leaders serve rather than preside.
5. Tasks are chosen, not assigned.
6. Groups are self-defining and -organizing.
7. Resources get attracted, not allocated.
8. Power comes from sharing information, not hoarding it.
9. Opinions compound and decisions are peer-reviewed.
10. Users can veto most policy decisions.
11. Intrinsic rewards matter most.
12. Hackers are heroes.
Si la course à l’innovation ne peut être remportée que par le travail collaboratif, quelles organisations sont prêtes à relever le défi du changement ?



