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Le CERN: science des particules et Internet

Hadrons, gluons, muons et autres bosons en vedette sur le web.

Hier, c’était le début des expériences sur l’accélérateur de particules et collisionneur (LHC pour Large Hadron Collider) du CERN (Suisse). Google avait alors adapté son logo avec l’intriguant anneau représentant l’accélérateur de particules souterrain de 27 km de circonférence.

Pour comprendre à quoi ça sert, vidéo musical (rap) monté par des chercheurs du CERN (via Moovie, site sur la convergence des médias, de la galaxie Agoravox).

http://www.youtube.com/watch?v=j50ZssEojtM&eurl=http://www.moovie.fr/index.php/2008/09/10/le-lhc-du-cern-expliqu-par-un-rap/.

Les standards de la communication Internet que sont devenus HTML, URL et http ont été développés au CERN, par Tim Berners-Lee, puis largement diffusés par Mosaic, le premier fureteur populaire. À cette époque, le répertoire des sites Internet tenait sur quelques colonnes dans un écran bicolore. On connait la suite…

Le livre numérique – Dématérialisation et désintermédiation

Du rapport, Le livre numérique, présenté par Bruno Patino (Le Monde Interactif) à la Ministre de la culture et de la communication (france), Christine Albanel, des constats très pertinents et des recommandations très sages. Mais surtout des mots clés qui ont un poids certain pour l’orientation des futurs développements.

Dématérialisation

  • En devenant numérique, le livre objet devient livre droit.
  • Déplacement de la valeur de propriété vers la valeur d’usage.

Fragmentation

  • Le livre numérique devient des produits d’exploitation: feuilleton via téléphone portable, commentaires de l’auteur, vidéo d’entrevue, documents inédits.
  • Également, pourquoi ne pas y relier les études ou thèses qui auraient été publiées sur l’auteur ou le sujet, des schémas, des index, les meilleures citations et même les meilleurs commentaires ou pastiches des lecteurs.

Désintermédiation

  • Multiplication des nouveaux modes de communication.
  • Le maillon faible de la chaîne sera (est déjà ?) la diffusion et la distribution.

Interopérabilité

  • Émergence d’une grande variété de supports (du téléphone portable à la tablette de lecture, en passant par la console de jeu).
  • Des DRM, oui, mais avec des solutions qui favorisent l’interopérabilité.

Propriété intellectuelle

  • Puisque des acteurs qui n’appartiennent pas au secteur du livre sur papier peuvent s’y inviter (certains, comme Orange, le feraient très bientôt) il faut favoriser au maximum les détenteurs de droits.
  • Préserver la relation auteur-éditeur: rester dans le cadre d’un contrat unique pour favoriser un continuum d’exploitation d’une même œuvre. L’ajout d’une clause spécifique relève des relations contractuelles entre les auteurs et les éditeurs.
  • Éviter à tout prix la mise en place de formats propriétaires, qui risquent de favoriser l’appropriation de la valeur par un opérateur technique (ex.: Amazon avec sa tablette de lecture).

Métadonnées structurées

  • Structurer les métadonnées (format commun pour les grands flux d’information comme Électre).
  • Non seulement rapprocher les bases des acteurs, mais les transformer en une base unique dont les conditions d’accès devront être repensées.
  • Si les métadonnées permettent en partie d’authentifier les œuvres numériques (comment s’assurer qu’il s’agit bien d’une œuvre de l’auteur, de la bonne version, etc.), il faudra compter sur la communauté d’intérêt pour valider et relier entre eux les différents fragments de contenu (comme Wikipédia).

Web sémantique à toutes les sauces

Haro sur les entrepreneurs du Net qui se servent du web sémantique sans mettre en application les standards du W3C. Michael Bergman (AI3)  adresse une mise en garde: non respect des standards: plus d’interopérabilité.

En prime, pertinent commentaire sur la mise en version du web(2.0, 3.0):  For those not in the know, Web 3.0 is the “real” semantic Web stuff, while Web 2.0 is that oh-so tired tagging and mashup shit.

Imagination indigente, marketing paresseux ? Dans les années 80 on eu les Plus (n’importe quelle raison sociale avec Plus), suivi du 2000 dans les années 90, puis des 2.0 dans la décennie actuelle.

Vers l’universalité

Plus de portabilité

Suite du billet précédent sur la portabilité des données. Très peu de temps après que Robert Scoble ait tenté, avec l’aide de Plaxo, de recueillir toutes les données personnelles des membres de son réseau social sur Facebook, cette dernière annonce qu’elle se joint à dataportability.org.

Clé d’accès universelle

OpenId, le standard d’identification déjà supporté par de gros joueurs comme WordPress et Yahoo! aurait gagné Google, IBM et Verisign.

Comment supprimer son profil de Facebook

Robert Scoble, ex-blogueur vedette de Microsoft et co-auteur de Naked Conversations: How Blogs are Changing the Way Businesses Talk with Customers, s’est vu retirer son compte de Facebook pour avoir tenter de récupérer les données relatives à son réseau social pour les déménager.

Depuis, il appuie publiquement Dataportability.org, un organisme qui fait la promotion de l’universalité (ou omniprésence) du partage et du remixage de données.

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Industrie du livre et numérisation

La liseuse d’Amazon, Kindle, ne suscite plus de commentaires (ou ne fait plus la une) des blogueurs du web 2.0 et des sciences de l’info. Prudence, attente de la réponse du marché. Pendant ce temps, ça bouge côté numérique.

Do it yourself

Les sites d’auto édition lulu.com et blurp.com permettent aux auteurs d’éditeur leurs œuvres et offrent un point de rencontre et de services aux différents prestataires de la communauté (révision, traduction, illustration, photographie , etc.). Lulu.com (fondée il y a plus de 5 ans par le co-fondateur de Red Hat, Bob Young, également v-p de la Ligue canadienne de football) peut même mettre un livre en vente sur Amazon.

Une artiste et conceptriste web montréalaise, Marie-Chantal Turgeon (éclaté, coloré et …bilingue), a publié cet automne un premier ouvrage sur Blurp.com.

Le monde de l’édition à l’ère numérique

En France…

Vente en ligne, numérisation et librairies indépendantes. L’Agence régionale pour l’écrit et le livre en Aquitaine (ARPEL) a publié en novembre son rapport intérimaire sur l’impact du numérique sur la librairie indépendante. Ce rapport a pour objectif de formuler des pistes d’action en matière de politique publique. Rapport final attendu en décembre.

Enjeu: amener toute une profession, et pas seulement les plus avancés ou les plus gros d’entre eux, à anticiper au mieux les changements, et à inventer des pratiques nouvelles de l’activité de libraire, adaptées aux besoins des individus de la société de l’information.

Dans la même veine, outre-Manche…

Booksellers Association of the United Kingdom and Ireland vient de publier son plan d’action concernant les enjeux du numérique et de la distribution sur le Net. Ce document fait suite à l’étude de marché publiée en 2006 (Brave new world – Digitalisation of Content: the opportunities for booksellers and The Booksellers Association).

Embracing the digital age: An opportunity for booksellers and the book trade.

Il faut un niveau d’engagement supérieur entre éditeurs et libraires. Sans celui-ci, l’industrie ne pourra bénéficier des opportunités et avantages des innovations technologiques. Il est urgent que tous les participants de l’industrie se familiarisent avec les technologies numériques. Les plus concernés sont les libraires. Il y a un rattrapage à faire côté marketing et développement des marchés.

Deux éléments fondamentaux au développement du marché numérique:

  • Entente sur les standards d’exploitation des données marketing (responsabilité du Book Industry Communications).
  • Extension de l’infrastructure actuelle de l’industrie du livre.

En 2003, le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) avait publié une étude sectorielle, Les affaires électroniques et l’industrie de l’édition au Canada. C’est alors la vulnérabilité du secteur à la concurrence étrangère qui est l’enjeu principal et les nouveaux modèles d’affaires électroniques doivent assurer la compétitivité de l’industrie canadienne.