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Vers un service public de la donnée culturelle ?

Google Pipes Datacenter, par Jorge Jorquera
Google Pipes Datacenter, Jorge Jorquera via Flickr (CC BY-NC-ND 2.0)

Si la question de l’ouverture des données culturelles ne semble plus faire l’objet de débats intenses,  celle de l’accès aux données d’usage, (données relatives aux interactions des utilisateurs avec les contenus) est le nouvel enjeu essentiel du développement culturel et économique dans un contexte numérique. Un enjeu central de l’économie de la donnée qui intéresse les entreprises (par exemple, IBM), comme les états (ici, la Commission européenne).  Plus près de nous, un rapport de l’Observatoire de la culture et des communications fait état de la difficulté d’accéder à des données permettant de comprendre le comportement culturel des Québécois.

Économie de la donnée: nouveaux oligopoles

Un article publié tout récemment dans The Economist soulève de nombreuses questions concernant l’accaparement des données d’usage par les géants du numérique. Il y est fait allusion aux lois antimonopoles qui visent à empêcher la domination du marché des produits pétroliers par un groupe industriel. Si la donnée est, à présent, devenue le pétrole des modèles d’affaires numériques, faudrait-il repenser les mesures antimonopoles afin d’assurer une dynamique de marché saine et une meilleure protection des données personnelles ? Serait-il même souhaitable que l’État s’en mêle ?

Governments could encourage the emergence of new services by opening up more of their own data vaults or managing crucial parts of the data economy as public infrastructure, as India does with its digital-identity system, Aadhaar. They could also mandate the sharing of certain kinds of data, with users’ consent—an approach Europe is taking in financial services by requiring banks to make customers’ data accessible to third parties.

Ce questionnement devrait également s’appliquer aux pratiques de nos institutions et entreprises culturelles, alors qu’elles doivent entreprendre les transformations nécessaires pour demeurer pertinentes dans un contexte numérique. On ne peut pas, d’un côté, s’élever contre le contrôle des données par les GAFA  (Google, Apple, Facebook, Amazon) et autres plateformes supranationales, et de l’autre, favoriser l’émergence d’acteurs dominants locaux qui opéreront le même contrôle.

À qui appartiennent les données d’usage ?

À ce titre, le Conseil national du numérique (ou CNNum), un groupe consultatif indépendant, en France, vient de publier un avis sur la libre circulation des données à l’intention de la Commission européenne afin de faire opposition aux lobbys qui souhaiteraient l’édiction d’un droit de propriété sur les données. Ce qui pose la question de la propriété de ces données: appartiennent-elles à ceux qui les produisent (les utilisateurs), ceux qui fournissent les senseurs, ceux qui constituent les bases de données ou ceux qui sont les propriétaires de la plateforme ?

Le CNNum n’est qu’un des nombreux collectifs et organisations à exiger des états qu’ils prennent des mesures afin que les données d’usages ne soient pas accaparées par les acteurs dominants de secteurs industriels au détriment des petites et moyennes entreprises, ainsi que des intérêts des citoyens :

Si le Conseil souscrit au lancement d’une initiative européenne pour favoriser la circulation des données en Europe, il considère que les barrières à cette circulation se situent moins au niveau des frontières nationales qu’au niveau des stratégies de lock-in et de rétention de données entre acteurs économiques et que l’action de la Commission européenne devra poursuivre en priorité l’objectif de faire émerger un environnement de la donnée ouvert, favorable à la concurrence et à la diffusion des capacités d’innovation.

Données culturelles: une ressource collective

Le financement public de la culture devrait tenir compte des enjeux clés que sont le contrôle et l’accès aux données dans une économie numérique. Nous aurions intérêt à encourager la mise en commun des données culturelles plutôt que leur cloisonnement. Voici pourquoi:

  • La donnée est un bien non-rival
    Plusieurs utilisateurs peuvent en bénéficier simultanément; leur usage, duplication ou consommation n’entraîne pas de perte directe.

Mise à jour (2017-05-06) Suite à un commentaire très pertinent de Martin Ouellette, fondateur de l’ex-agence Commun (et un des rares publicitaires que j’admire), sur Facebook:
« Je considère que la donnée est un bien rival. Elle peut permettre des prédictions qui donneront un avantage concurrentiel. »
C’est probablement vrai quand on traite un jeu de données structurées et homogènes, provenant d’une source unique. M ais à présent, quand on constate la complexité du traitement nécessaire pour faire parler des données hétérogènes, non structurées et non alignées, l’avantage concurrentiel tient moins à l’accès aux données et beaucoup plus à l’accès aux ressources et expertises pour les nettoyer, les aligner et écrire les algorithmes qui permettent d’en tirer de l’information utile.

  • La valeur de la donnée réside dans ce qu’on en fait
    Comme l’affirme, Hal Varian, économiste en chef chez Google: ce sont les algorithmes, et non la quantité et la qualité des données, qui font une différence.
  • Les données dans des silos produisent moins de valeur
    On obtient une information plus riche par le croisement de données de sources diverses.
  • Produire et réutiliser des données requiert des investissements 
    La mutualisation des expertises et des ressources permettrait à tous les acteurs économiques participants d’acquérir des compétences sur la donnée et de développer une intelligence de marché qui sont essentielles pour la résilience de tout l’écosystème culturel.

L’exploitation collective de données culturelles serait plus favorable à l’émergence de nouveaux modèles d’affaires et la création de services, chez les petites et grandes entreprises. Elle permettrait de produire l’information qui fait actuellement défaut pour comprendre le comportement des consommateurs et repérer les opportunités de marché, et ce , où que ce soit dans le monde.

Découverabilité: nos contenus culturels sont-ils visibles?

Initialement publié dans le blogue de Direction informatique, le 20 novembre 2015.

Tout comme dans le commerce électronique, le catalogue est le maillon faible des industries culturelles et créatives au Québec. À lire l’invitation du Sommet sur la découvrabilité, il semble que nous n’ayons pas encore réalisé ce qui fait le succès des plateformes comme Amazon, Netflix, iTunes ou YouTube : une culture de la donnée qui favorise les rencontres entre l’offre et la demande.

Trop rares sont les entreprises qui, quel que soit leur secteur d’activité, exploitent leurs actifs informationnels sur le web ainsi que le font de nouveaux acteurs issus du numérique qui sont ou qui deviendront rapidement leurs plus féroces concurrents. À ceux-ci il faut ajouter les géants technologiques qui ont choisi le modèle de la plateforme, plutôt que celui du produit, et qui captent lors de chaque transaction, une valeur en micropaiement ou données.

Les fonds qui restent au fond des systèmes 

Pourtant, malgré les refontes de sites, les applications et les innovations technologiques, nos contenus culturels et créatifs sont pratiquement absents du web des données. Les répertoires, catalogues, fonds et archives ne sont accessibles aux humains et aux machines que par l’entremise d’un espace de recherche, souvent peu adapté aux besoins des utilisateurs. La diffusion des contenus dépend généralement de campagnes de promotion ponctuelles et plus ou moins bien ciblées dédiées aux nouveautés, laissant dans l’internet profond des actifs riches qui profiteraient bien de la longue traîne s’ils étaient visibles. Ceci expliquerait en partie le phénomène que décrit l’auteure Annie Bacon dans un récent billet intitulé « Une industrie de la nouveauté ».

L’industrie du livre se rapproche ainsi de l’industrie du cinéma dans laquelle les films n’ont plus que quelques fins de semaines pour convaincre les cinéplexes de les garder en salle. Un mauvais premier week-end et le film disparaîtra avant la fin du mois.

Combien de rendez-vous ratés avec le public et d’opportunités de développement de marché nos industries culturelles ont-elles raté sur le web? Combien de contenus n’ont pas rencontré leurs publics faute d’être visibles et découverts, par recommandation algorithmique ou par simple diffusion de métadonnées au bon endroit?

Le catalogue, actif stratégique?

Nous accusons un retard considérable en matière de diffusion et de distribution de contenu parce que nous ne maîtrisons pas les compétences nécessaires pour transformer nos catalogues et répertoires en données exploitables et interopérables. Si nous n’accordons pas la priorité à ces actifs stratégiques, nous risquons de nous confiner au rôle de fournisseurs et clients de l’économie numérique.  Cette économie est celle de la donnée, elle repose sur la diffusion des métadonnées, ces données qui fournissent une description détaillée d’un livre, d’une chanson, d’un film ou tout autre type de contenu. Ces métadonnées facilitent la recherche, favorisent la découverte et permettent aux entreprises d’enrichir leur connaissance du marché en les croisant avec les données résultant de l’interaction des utilisateurs.

La destination, c’est l’utilisateur

Il existe, bien sûr,  des programmes qui soutiennent le développement de sites internet et d’applications, ainsi que l’appropriation de nouveaux outils. Il s’agit cependant d’actions morcelées qui, en perpétuant les silos de données, obligent les consommateurs à multiplier leurs recherches ou limitent la découverte de nouvelles offres. Selon cette perspective, chaque site ou application est une destination. Dans une perspective numérique, l’utilisateur est au cœur du modèle par les requêtes qu’il adresse, directement, aux moteurs de recherche, ou indirectement, par ses actions et ses choix. L’utilisateur est devenu la destination.

Laisser le champ libre à Google et cie?

Être visible dans une économie numérique, c’est donc aller à la rencontre de son marché. Ne pas aller à la rencontre des consommateurs en mettant les contenus à leur portée, c’est laisser le champ libre à ceux qui ont compris comment, à partir du contenu intégral ou des métadonnées d’une oeuvre, on peut générer de l’information qui soit intelligible pour des lecteurs ou des applications. Voici pour preuve, cette observation partagée sur Twitter lors du Congrès des milieux documentaires du Québec qui avait lieu cette semaine, à Montréal :

McGill-GoogleScholar_tweet-cmd2015

La force des grandes plateformes technologiques repose sur la capacité d’agréger et de croiser des données de sources différentes, de les contextualiser à l’aide des données des utilisateurs et d’en faciliter le repérage et l’interprétation pour diverses applications.

Que faire pour entrer dans le web des données?

Il faut édicter une politique visant à encourager l’adoption,  par tous les acteurs des industries culturelles et créatives, d’un modèle de métadonnées harmonisées. En cela, nous pouvons nous inspirer de la Feuille de route stratégique sur les métadonnées culturelles qui a été publiée l’an dernier, par le ministère de la Culture, en France. Ceci permettrait de briser les silos technologiques et de rassembler les entreprises et institutions autour d’un projet numérique commun qui a une véritable portée stratégique.

Une politique de métadonnées culturelles constitue un instrument de gouvernance essentiel dans une économie de la donnée parce qu’elle requiert une collaboration active :

  • Élaboration d’une vision et d’une stratégie numériques qui soient partagées par les acteurs principaux.
  • Compréhension commune des objectifs et besoins de chacun. Définition et priorisation des enjeux sémantiques, techniques, juridiques et organisationnels.
  • Alignement de projets technologiques sur la stratégie (et non l’inverse).

La visibilité des contenus des industries culturelles et créatives devient un enjeu prioritaire pour le Québec qui se prépare à entrer dans l’économie numérique. Nous devrions, sans attendre, nous inspirer des démarches qui ont été entreprises ailleurs et développer nos compétences et notre maîtrise des données.

Entreprises et institutions culturelles, vos contenus sont-ils bien visibles?

Apple : intégrer la chaîne du livre, de l’auteur au lecteur

Serions-nous séduits par un jardin au point de ne pas nous inquiéter de l’absence de portes de sorties ?

Jardin d'Éden avec mur.

Le nouveau programme d’autoédition lancé par Apple propose un modèle de production très audacieux. Voici un premier aperçu et quelques commentaires à chaud, publié par Martin Lessard sur Triplex, le blogue techno de Radio-Canada.

 Apple à l’assaut du livre scolaire 2.0

Il est évident qu’Apple a compris depuis le début ce qu’il fallait faire : offrir gratuitement des outils de création et les gens s’y précipiteront pour y créer du contenu. Il faudra bien éventuellement qu’ils achètent la plateforme de production ou de lecture (l’iPad) et qu’ils passent par des tuyaux pour diffuser leur contenu (l’iTunes U). C’est à ce moment-là précis qu’Apple est à la caisse enregistreuse.

 

Une discussion sur les possibles avantages pour l’amélioration des pratiques dans le domaine de l’éducation s’est poursuivie sur mon fil Google+ avec Mario Asselin, spécialiste des technologies et de l’éducation (entre autres choses).

Apple à l’assaut du livre scolaire : modèle économique complètement fermé. Ensuite, ce sera la chaîne du livre.

Je suis prêt à modifier ma position si on me prouve que l’outil de l’écosystème iBooks 2, iBooks Author et iTunes U permet facilement la co-construction via la capacité d’adapter un manuel par un prof et des élèves qui l’utiliseraient, ceci dans une dynamique où l’interopérabilité des dispositifs serait au service de l’avancement des connaissances et des itinéraires pour les présenter à des apprenants qui n’intègrent pas tous en même temps les mêmes choses au même rythme.

 

Un autre commentaire, à chaud, par Clément Laberge, un des spécialistes québécois de l’édition numérique que je suis, (avec Christian Liboiron et Patrick M. Lozeau). Un commentaire prudent qui résonne comme une mise en garde.

Et si Apple était devenu éditeur ?

Non, décidément, je ne reproche rien à Apple. Et je n’en suis pas moins admiratif. Je juste un peu préoccupé de l’absence de produits/services/approches alternatives pour éviter une hégémonie qui me semble incompatible avec ma vision de l’éducation et de la culture en général.

 

Apple détournerait-il le standard de l’édition numérique, EPUB, à son profit ? Des questions adressées à Apple par un des collaborateurs de ZDNet, Ed Bott. Les réponses sont attendues.

How Apple is sabotaging an open standard for digital books

So, for nearly two years, Apple has wooed digital book publishers and authors with its unconditional support of an open, industry-leading standard. (The EPUB standard is managed by the International Digital Publishing Forum [IDPF], of which Apple Inc. is a member.)

With last week’s changes, Apple is deliberately sabotaging this format. The new iBooks 2.0 format adds CSS extensions that are not documented as part of the W3C standard. It uses a closed, proprietary Apple XML namespace. The experts I’ve consulted think it deliberately breaks the open standard.

À jouter dans mes liens sur la guerre de l’Internet ?

La guerre de l’Internet ce sont des batailles pour la propriété intellectuelle et le contrôle des utilisateurs (contrôle de ce à quoi on accède et du comment on y accède). Apple est la plateforme technologique, l’éditeur, le responsable du marketing et le détaillant. Les acteurs de l’écosystème de l’édition doivent analyser les avantages et les risques (ou concessions) qui sont présents dans un tel système.

La guerre de l’Internet est commencée

Lors du Chaos Computer Congress, à Berlin, en décembre dernier, Cory Doctorow annonçait que l’Internet ouvert est devenu l’enjeu d’une guerre sans merci entre les tenants du contrôle et les défenseurs des libertés individuelles (Lockdown, The coming war on general purpose computing).

Nous subissons déjà, par le biais de nos ordinateurs et applications, un contrôle insidieux :

  • comment on accède aux contenus (des interfaces si faciles à utiliser);
  • à quoi on nous donne accès (des contenus sélectionnés et contrôlés pour notre bien).

The fantasies of those days were like a boring science fiction adaptation of the Old Testament Book of Numbers, a tedious enumeration of every permutation of things people do with information—and what might be charged for each.

Unfortunately for them, none of this would be possible unless they could control how people use their computers and the files we transfer to them.

Vidéo de la conférence de Cory Doctorow, The coming war on general computation.

Il y a actuellement un débat enflammé autour du contrôle des machines et des applications au nom de la protection du droit d’auteur (Stop Online Piracy Act). Il y a également l’affaire des rootkits implantés dans les téléphones portables.

We haven’t lost yet, but we have to win the copyright war first if we want to keep the Internet and the PC free and open. Freedom in the future will require us to have the capacity to monitor our devices and set meaningful policies for them; to examine and terminate the software processes that runs on them; and to maintain them as honest servants to our will, not as traitors and spies working for criminals, thugs, and control freaks.

Qu’est ce qui fait le plus peur : les possibles dérives des usages numériques de quelques-uns ou le contrôle d’un médium à présent intégré dans notre quotidien pour des raisons politiques et économiques ?

Contraintes légales et surveillance des internautes, jardins clos (le Web dans l’environnement contrôlé d’une plateforme de réseau social), « appification » croissante du Web (accès aux contenus sur Internet par le biais d’applications développées par des entreprises comme un service) : la guerre de l’Internet  est commencée.

« Control slips away » : Attention, changement en cours

Technologies de l’information – Prédictions de Gartner pour 2012 et plus

Ingénieurs - Publicité IBM 1950-1960

Contrôle ou collaboration ?

Ce n’est pas encore la fin des nombreux enjeux de gouvernance de projet entre la direction des TI et les directions des autres unités d’affaires qui ralentissent, et quelquefois émoussent la portée stratégique d’un projet. Quand retrouvera-t-on dans toutes les directions et centres décisionnels des entreprises des gestionnaires qui comprennent les technologies qu’ils utilisent et qui sont perméables à la culture Web ?

On parle beaucoup d’entreprise 2.0 et de changement organisationnel, mais le plus grand changement à venir est celui où la technologie est un outil permettant d’atteindre des objectifs d’affaires et non la finalité d’un projet.

Next generation digital enterprises are being driven by a new wave of business managers and individual employees who no longer need technology to be contextualized for them by an IT department.

These people are demanding control over the IT expenditure required to evolve the organization within the confines of their roles and responsibilities.CIOs will see some of their current budget simply reallocated to other areas of the business. In other cases, IT projects will be redefined as business projects with line-of-business managers in control.

Big data : l’enjeu de la valorisation des données

Les organisations produisent et collectent un volume croissant d’information, mais ne sont toujours pas en mesure d’exploiter efficacement et en temps réel ce que l’on considère à présent comme un actif de premier niveau.

Combien d’entreprises exploitent intelligemment leurs données « analytiques web », issues de leur environnement de mesure en relation avec les données de leurs autres systèmes d’information (ex.: CRM (clients), ERP (ressources) ) ?

Collecting and analyzing the data is not enough — it must be presented in a timely fashion so that decisions are made as a direct consequence that have a material impact on the productivity, profitability or efficiency of the organization. Most organizations are ill prepared to address both the technical and management challenges posed by big data; as a direct result, few will be able to effectively exploit this trend for competitive advantage.

Risques et coûts cachés de la délocalisation

Intéressante perspective pour l’industrie des services de développement informatique, au Canada : des services plutôt attractifs pour le marché états-unien (salaires moins élevés qu’aux États-Unis, proximité physique et culturelle, environnement normatif).

Échange de regards entendus avec ceux qui ont travaillé sur des projets en partie réalisés en sous-traitance avec des programmeurs à l’autre bout de la planète.

By 2014, 20 percent of Asia-sourced finished goods and assemblies consumed in the U.S. will shift to the Americas.

Political, environmental, economic and supply chain risks are causing many companies serving the U.S. market to shift sources of supply from Asia to the Americas, including Latin America, Canada and the U.S.

Escalating oil prices globally and rising wages in many offshore markets, plus the hidden costs associated with offshore outsourcing, erode the cost savings that didn’t account for critical supply chain factors, such as inventory carrying costs, lead times, demand variability and product quality.

Les TI ne sont qu’un outil… qu’il faut avoir utiliser

« Control slips away » : le sous-titre du rapport de Gartner communique l’importance des enjeux liés à l’apprentissage et à l’usage des technologies de l’information pour la conduite de projets, l’adaptation de modèles d’affaires et, surtout, pour dans le contexte d’une économie numérique.

 

Passages : Journalisme et défis des usages citoyens du Net et de l’évolution technologique


    L’information au Québec : un intérêt public | État de l’info

    Rapport de Dominique Payette sur le journalisme et l’avenir de l’information au Québec.

    Parmi les points intéressants:

    Pour le soutien financier de l’État et pour un statut distinct entre le journaliste professionnel et l’amateur. «Nous préconisons une intervention de l’État pour soutenir la mission d’informer des médias. Les mesures avancées nécessiteront la définition d’un statut pour les journalistes professionnels.»

    L’Internet haute vitesse comme service essentiel pour assurer la diffusion de l’information et favoriser le développement des contenus informationnels numériques.

    État de l’information au Québec: mise en garde contre la concentration des médias afin de protéger la diversité des points de vues.

    Nouveau contexte technologique: les technologies font tomber les barrières entre les usages. Pour les journalistes, la maîtrise des nouveaux outils de production et de diffusion de contenu est devenue essentielle.

    Financement de la presse écrite en France : les bonnes et les mauvaises idées

    États généraux de la presse écrite, France (2009) où on a, entre autres, préconisé le développement du réseau… des kiosques à journaux pour accroître la diffusion.

    Rapport Cardoso sur la gouvernance des aides publiques à la presse, France (2010). Plus d’un milliard d’euros est consacré par l’État français à la presse écrite. Faut-il également financer le virage numérique ?

Le logiciel libre: un choix politique

Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.

Hashtag : #s2lq

Développement socio-économique du Québec

En ouverture de l’évènement, Cyrille Béraud (pdg de Savoir-faire Linux et instigateur de la poursuite contre la Régie des rentes du Québec qui a acheté des licences logicielles sans appel d’offres)  a souligné l’importance de 3 chantiers de développement social et économique pour le Québec. Ces chantiers n’ont rien à voir avec le béton, mais ont pour objectif l’accès aux outils de développement pour les individus et les organisations:

  • Connectivité Internet;
  • Logiciel libre;
  • Données gouvernementales ouvertes.

Activisme pour un choix de société

Richard Stallman (alias RMS), fondateur du mouvement pour le logiciel libre et activiste, a livré une présentation de près de 2 heures 30, en français, sans notes et sans aucun support visuel.

RMS ne tolère pas les compromis, ce qui lui vaut les critiques de certains, parmi ceux qui sont favorables au logiciel libre. Comme l’a formulé Marc Boivin sur Twitter: « Je respecte énormément les idées de @richardstallman mais très peu l’argumentaire et leur défense ».

Les programmes propriétaires sont « privateurs »- ils privent  les utilisateurs de leur liberté d’expression et, ce faisant, font obstacle à la créativité et l’innovation pour le bien commun.

Celui qui professe que la liberté sociale et politique est plus importante que la technologie  a énoncé les 4 libertés essentielles au développement du logiciel libre :

  • Usage du programme;
  • Étude du code source;
  • Diffusion des copies;
  • Amélioration du code et contribution à la communauté en retournant à celle-ci les nouveaux programmes ainsi développés.

Selon Stallman, le logiciel libre est un choix de société : liberté individuelle, solidarité sociale et démocratie contre le pouvoir du codeur (l’éditeur du logiciel).

…et ça marche le libre ?

Comme tout évangéliste, Richard Stallman a une approche idéaliste quant aux modèles économiques du logiciel libre : « ce qui est important, ce n’est pas d’être rentable, c’est de faire le bien» .

Quelques publications concernant les modèles économiques de l’industrie du logiciel libre:

Québec priorisera-t-il l'industrie du logiciel libre ?

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Présence annoncée de la présidente du Conseil du trésor au Salon du logiciel libre du Québec

Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.

Hashtag : #s2lq

Mardi le 7 décembre 2010, au cours de la cérémonie de clôture, la présidente du Conseil du Trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Michelle Courchesne, devrait dévoiler la politique gouvernementale sur le logiciel libre tant souhaitée par les individus et entreprises qui en font la promotion.

Nous verrons demain si les mesures attendues, notamment celles qui concernent l’encadrement des appels d’offres gouvernementaux, seront à la hauteur des attentes.

Passages : Magistrale leçon pour l’éducation… et l’entreprise

YouTube – RSA Animate – Changing Education Paradigms

RSA Animate - Changing Education Paradigms

Repêché sur Twitter (@EricScherer)

Géniale mise en images du nécessaire changement de paradigmes en éducation. Sur le financement de l’éducation publique, les problèmes d’apprentissage, la collaboration, la pensée divergente, etc.

Un déboulonnage de mythes qui ont la vie dure, non seulement en éducation, mais dans l’ensemble des sphères de l’activité humaine. Des mythes qui, évidemment, font encore écho en entreprise.

Les mots de la fin:

Most great learning happens in groups.
Collaboration is the stuff of growth.
If we atomize people and if we judge them separately, we form a kind of disjonction between them and their natural learning environment.

Recommandation à retenir, pour les organisations pour qui l’innovation est un moteur de croissance : sortez de votre zone de confort (votre famille socio-professionnelle) et explorez les possibilités de collaboration.

Modèle d'édition à sens unique

ou quand l’expérience de l’utilisateur est limitée au feuilletage des pages (son en option).

Comme certains quotidiens (Le Devoir, La Presse), Le journal Les Affaires est à présent disponible en format numérique. Un modèle d’édition à sens unique où l’utilisateur interagit avec les contenus, mais jamais avec les autres utilisateurs. Ce modèle présente l’avantage de contrôler la diffusion de contenu, mais réduit considérablement l’expérience utilisateur. La version papier traditionnelle se révèle tout à coup beaucoup plus utile pour partager et signaler des contenus et pour les annoter.

Les versions numérisées des journaux et magazines sont fermées. Elles permettent de perpétuer un vieux modèle économique basé sur le contrôle, la rareté et la communication unidirectionnelle. Un mirage pour les entreprises qui espèrent toujours un retour au bon vieux temps : les consommateurs de l’ère numérique ont de nouvelles attentes  qui ne sont pas du tout en phase avec l’ancien modèle (abondance de contenu, ouverture, personnalisation, partage, réutilisation, interopérabilité).

Merci à Louis Durocher (@orenoque) pour le signalement de cette nouvelle.