Archive pour ‘communautique’
Passages : Le chaînon manquant des projets web
Pourquoi les marques échouent en social media
Pourquoi n’y a-t-il pas de planification stratégique dans la vaste majorité des projets web ? Manque de compétences internes ou mauvaise habitude héritage du temps où faire un site web n’était que de la programmation ?
Curieusement, le réflexe de tout bon gestionnaire (planifier, contrôler, bâtir un dossier pour estimer la rentabilité du projet) s’évanouit soudainement lorsqu’on parle de web.
Ce sont les services marketing, RP, innovation ou internet et parfois le service R et D qui travaillent sur les projets de social média, dans 71 % des cas, sans stratégie et sans objectifs à atteindre. Ils ne disposent pas de définition de ce que recouvre le social média en général et de sa mission pour la marque en particulier. 80 % des 40 marques analysées n’ont pas défini de charte pour savoir comment traiter les questions, critiques spam et autres interactions de leurs consommateurs.
On ne semble pas savoir à qui déléguer la responsabilité des projets sur le Web. Dans le pire des cas, c’est la direction des technologies de l’information qui s’en chargera, avec les lacunes que l’on connaît relativement à la conception.
Passages : L’entreprise 2.0 pour relever les défis de la gestion de l’information
The Content Economy by Oscar Berg: Why does Information Management need Enterprise 2.0?
Pourquoi la gestion de l’information a besoin de l’entreprise 2.0 ?
La réponse est simple: parce que la gestion de l’information dans une entreprise concerne tous les membres du personnel. Au cours de leurs activités et de leurs interactions dans l’entreprise, ceux-ci produisent et consomment de l’information. Le partage de l’information et le travail collaboratif permettent d’améliorer la qualité de l’information d’une manière beaucoup plus efficace que la seule mise en place de méthodes et procédures.
Everybody should be able to contribute to improving the quality of the information we produce and consume, and every contribution that brings things in the right direction should count and be recognized, however big or small it is.
Cette gestion de l’information comprend non seulement les documents et données qui se trouvent éparpillés sur divers supports et systèmes, mais tout le capital intellectuel de l’entreprise: les expertises et expériences de chacun des membres du personnel. Un capital intellectuel qui ne peut être exploité sans conversations et sans le développement de réseaux au sein de l’entreprise.
Passages : Conversation et culture du résultat immédiat
L’entreprise « conversationnelle » : opportunité ou cul de sac ? | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin
Les conversations, ces pertes de temps pour l’entreprise, sont le terreau des interactions qui sont si essentielles l’innovation. Comment encourager l’adoption de pratiques sociales dans une culture qui valorise les résultats immédiats ?
Tout comme le social, la conversation ne semble pas à sa place en entreprise:
• Intuitivement, conversation fait penser à bavardage donc à perte de temps.
• Dans l’idéologie managériale il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Converser, discuter est donc l’antithèse d’agir.
Tout en respectant les spécificités et enjeux du contexte organisationnel, Bertrand Duperrin, termine son billet en répondant à la question en titre:
La conversation est une fantastique opportunité pour aggréger son écosystème, le fidéliser, l’écouter, et s’engager dans une logique de construction de valeur à long terme en faisant émerger ses attentes et construire des réponses avec lui. Appliquée à un groupe dont l’objectif commun est un objectif de production, de “delivery” quantifié et datée elle n’a pas de pertinence et mène à un cul de sac.
Cette opportunité n’est possible que par un changement radical de la culture du monde des affaires, une culture centrée sur les résultats et qui n’a plus le temps de prendre le temps. Comment alors valoriser les échanges sociaux au sein des organisations ?
Les DRH feront-elles l’entreprise 2.0 ?
La DRH, le parent pauvre des directions d’entreprise, saura-t-elle prendre une part active au développement de l’entreprise 2.0 ?
- Le web des années 2000 était encore le fief des directions informatiques.
- Le web 2.0 a mis les technologies participatives entre les mains des directions marketing et communication.
- Lentement, mais sûrement, les RH investissent les outils sociaux et les approches collaboratives et devraient jouer un rôle central dans l’entreprise 2.0.
L’entreprise 2.0 passera en 2010 par les RH, titre Vincent Berthelot sur le blogue de B-R-ENT. Il remarque un changement d’attitude des RH, pour l’utilisation du 2.0. en entreprise.
L’évènement « Comment le web 2.o révolutionne les RH », organisé par l’APEC (association paritaire française dont l’objectif est de conseiller les entreprises et cadres sur les sujets touchant à l’emploi).
Plusieurs personnalités du web et des affaires animaient des ateliers dont: Jean-François Ruiz, Franck La Pinta, Fred Cavazza, Edwy Plenel (ex directeur de la rédaction du Monde et fondateur de Mediapart.fr).
TechTocTv a assuré la captation et la retransmission des ateliers; captations qui devraient être bientôt disponibles.
Jean-François Ruiz a déjà mis en ligne sur Webdeux.info, ses impressions de l’évènement et sa présentation.
Passages : Les salons et foires en mutation ?
Sans Hachette, le Salon du Livre se cherche un second souffle | Rue89
Le Salon du livre de Paris (et les autres évènements de même envergure) n’échappera pas à la mutation que les nouveaux usages du Web ont enclenché dans d’autres activités de marketing.
Que ce soit pour des raisons financières (coûts élevés de ce type d’évènement pour les participants), écologiques (transport, consommation) ou sociales (affirmation d’une spécificité régionale), une nouvelle tendance se dessine-t-elle pour les grands évènements de type conférence ?
Hachette se retire du Salon du Livre de Paris et souhaite que l’évènement évolue
Entre salon professionnel et grand public, on cherche à se repositionner. Les gros évènements semblent moins rassembleurs au goût de certains participants (professionnels de l’édition). Faut-il aller au delà de l’audience, trop diffuse et se recentrer sur les communautés d’intérêt ?
Couleur locale ou régionalisation: répondre aux attentes d’une clientèle et de certains représentants du monde de l’édition, dont les auteurs, qui souhaiterait des évènements régionaux, adaptés aux spécificités locales.
Passages : Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)
Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)
Les habiletés requises pour le web en temps réel
Dans un contexte où une multitude de tâches et d’interlocuteurs se disputent votre attention, le temps que vous consacrez à prendre connaissance d’une information ou à communiquer vos impressions vaut de l’or. Howard Rheingold explique l’importance de développer ces habiletés requises pour utiliser les médias de façon plus productive et pour entretenir des connexions interpersonnelles plus authentiques, plutôt que de perdre temps et attention en pseudo-communication.
À l’origine de publications et de regroupements qui ont participé à l’émergence de la cyberculture, notamment The Well, la plus ancienne communauté virtuelle, Howard Rheingold est un spécialiste des communications et des médias en transformation (son dernier ouvrage: « Smart Mobs »).
Twitter: perte de temps ou puissant amplificateur de communauté ?
La différence de perception entre Twitter comme perte de temps et comme puissant amplificateur de communauté dépend de si nous avons comment l’appréhender (« knowing how to look at it »).
Voici ce que Howard Rheingold a trouvé dans Twitter et ce qui le motive à l’utiliser:
- Ouverture
- Instantanéité
- Variété
- Réciprocité
- Un canal aux multiples publics
- Un moyen pour rencontrer de nouvelles personnes
- Une fenêtre sur des évènements dans des univers différents
- Une écologie propice à l’émergence de communautés
- Une plateforme collaborative de masse
- Un contenu sur lequel on peut facilement effectuer des recherches
Développer une alphabétisation de l’attention
Qu’il s’agisse de Twitter ou d’un autre réseau social, ces habiletés sont essentielles pour réussir sur le web en temps réel:
- Encoder – Décoder
- Construire ses propres réseaux d’apprentissage
- Écouter et se mettre au diapason des communautés que l’on désire joindre
- Apprendre à repérer dans le flux ce qui mérite votre attention
Passages : 2010 : Année de réconciliation entre musique et internet ? | Web News – Web Marketing
2010 : Année de réconciliation entre musique et internet ? | Web News – Web Marketing
Retour sur de nouveaux modèles de distribution: iTunes, Spotify, Deezer, partenariat Google, iLike, Lala. Au delà de la distribution: concerts en ligne sur YouTube, et même sur Facebook.
Le plus intéressant est la production: exemples de Sellaband et MyMajorCompany.com.
En conclusion, après une relation initialement conflictuelle entre le web et l’industrie de la musique (Napster) puis une évolution autour d’initiative personnelles des groupes (MySpace) et de la distribution digitale quasi monopolistique (iTunes), le paysage musical sur internet en 2010 s’annonce plus équilibré, avec une utilisation réelle du potentiel très riche de ce média.
Cette conclusion est probablement trop rose au goût de l’industrie du disque (par cette expression je désigne le modèle traditionnel de production et de diffusion, centré sur une communication unidirectionnelle). À suivre…
Créateurs de contenu: à vos marques !
Sérendipité: deux articles publiés le même jour sur l’utilisation du Web pour promouvoir sa marque personnelle.
- Article du Devoir sur le journaliste comme une marque (entrevue avec Dominic Arpin);
- Podcast du Globe and Mail, How to use the web to enhance your brand, avec Julien Smith, expert des médias sociaux et co-auteur de Trust Agents.
Il n’y a pas que les journalistes qui devraient se promouvoir comme un média et développer leur marque personnelle sur le Web. Le potentiel d’Internet (et surtout du Web social) est en général sous utilisé par l’industrie de la musique pour propulser des stratégies les stratégies de marque des artistes.
Mobilisez vos fans sur le Web
J’ai été invitée à sélectionner le site Internet de l’année, pour le prochain Gala de l’ADISQ, organisation qui représente l’industrie de la musique, au Québec. Je n’ai retenu qu’un seul critère pour mon évaluation: le site qui utilise le mieux les avantages du web pour rapprocher l’artiste de ces fans. Car la loyauté des fans rapporte beaucoup plus qu’une opération de gavage ad-nauseam.
L’évaluation fut relativement facile à faire: un grand nombre de sites, conçus sur le même gabarit, n’établissent pas de communication bidirectionnelle. Très peu de sites démontrent une utilisation stratégique des outils web pour mobiliser les fans afin de promouvoir des spectacles et des titres.
Quelles sont vos chances de réussite en ligne ?
Déniché sur Twitter, grâce à @Valery__ , un test décapant pour tout intervenant de l’industrie de la musique, de l’artiste à la maison de disque (ce mot n’est-il pas en train de devenir obsolète ?).
Les options de réponse à la 5e question illustrent très bien les différentes attitudes face à la promotion des artistes comme marque.
5° Lors d’une interview promo, un journaliste vous demande si vous vous considérez comme un produit :
REPONSE A) Vous mettez fin à l’interview illico et demandez à l’attachée de presse de votre maison de disque avec quel magazine vous allez passer les 10 prochaines minutes. Elle vous répond “Libération”, vous vous en foutez royalement et enchainez.
REPONSE B) Pas très à l’aise, vous lui répondez que oui, et que votre démarche est finalement la même que celle d’une marque : gagner en notoriété auprès de votre cible. En accordant votre guitare, vous vous dites que c’est vrai en plus.
REPONSE C) Vous lui jetez votre bière à la gueule amicalement, en lui signalant que c’est une putain de bonne question, seulement, vous n’êtes pas un produit, vous êtes une putain de PLATEFORME ! Vous vous lancez dans des explications détaillée sur le branding de votre groupe et les outils qui le transforment en authentique média social. Et paf.
REPONSE D) Vous répondez vertement que non. Avant de vous lancer dans des explications détaillées sur l’art et son rapport à l’industrie, dont la conclusion s’avère que vous ne mangez pas de ce pain là. Vous vous dites que c’est bien joué parce que le type a de quoi faire un bon papier et que vous n’avez pas perdu votre âme. Et paf.
Où vous situez-vous dans ce schéma ? Faites le test.
Passages : Entreprise 2.0 : gestion de la connaissance, innovation et productivité
Entreprise 2.0 : gestion de la connaissance, innovation et productivité
Présentation dont l’approche se distingue de celles que l’on retrouve de plus en plus sur le Web pour tenter les gestionnaires d’adopter des pratiques qui relèvent d’une culture (réseaux sociaux) souvent étrangère au modèle organisationnel.
À propos de cette présentation selon son auteur, Cecil Dijoux, sur son blogue Heavy Mental :
Pour convaincre le management et l’inciter à mettre en oeuvre une stratégie 2.0, ma conviction est qu’il faut dans un premier temps les sensibiliser aux problèmes de la gestion de la connaissance en entreprise aujourd’hui avant de leur montrer en quoi les solutions Entreprises 2.0 sont appropriées.
La mode québécoise a bien besoin du Web
La Semaine de mode , l’évènement annuel du milieu de la mode à Montréal bat son plein. Et s’il y a un secteur d’activité où les avantages marketing et communication du Web sont sous exploités (méconnus ?), c’est bien celui de la mode. C’est un secteur jeune, créatif et une pépinière de nouvelles entreprises de design (la production étant majoritairement délocalisée, comme ailleurs).
Curieusement, les efforts de commercialisation et de développement de marché de ces petites entreprises semblent bouder le puissant outil de diffusion qu’est le Web social, pourtant beaucoup plus accessible, efficace et rentable qu’un site en Flash. Je passe les désavantages de la réalisation d’un site en Flash, déjà abordés avec éclat par Michelle Blanc, experte en commerce électronique.
C’est plus spécifiquement la quasi absence (ou l’immobilisme), hors les blogues des passionnés(ées) de mode, des créateurs et des entreprises de mode du Québec sur les différentes plateformes de diffusion et de communication Web. La plupart des actions se limitent à l’envoi de courriels très beaux, mais un peu longs à charger et souvent interceptés par les logiciels anti pourriels. Les activités de commercialisation et de relations publiques sont très majoritairement cantonnées aux médias traditionnels. Extrait de l’article du journal Le Devoir:
Dans le milieu de la mode, on parle actuellement d’un petit buzz autour de la Semaine de mode. «La Semaine n’était pas commencée que j’avais déjà donné trois interviews, dont une pour un portrait que fera Fashion TV sur Muse», raconte Christian Chenail, le créateur de la maison de mode québécoise Muse.
Les besoins de l’industrie, exprimés par ses représentants, sont autant de bonnes raisons de mieux connaître et de mettre à profit les leviers du rayonnement Web, du mix média et des réseaux sociaux:
«On agit donc sur deux tableaux: le prestige qu’offrent les défilés, avec les retombées médiatiques qui en découlent, et les retombées économiques par le réseautage et les ententes contractuelles», dit la coprésidente de Sensation mode.
Et ce ne sont pas les objectifs qui manquent:
«On a de grandes ambitions», dit Chantal Durivage, qui explique que si la Semaine de mode de Montréal veut attirer le public, elle est aussi là pour les acheteurs et les médias internationaux. Cette année, 250 acheteurs ont répondu à l’invitation. «On veut vraiment augmenter la visibilité des designers, mais on veut que ça résonne dans le tiroir-caisse.»
La réalité ne suit pas le discours. Dans la liste des participants à la Braderie de mode québécoise qui aura lieu du 22 au 25 octobre prochain, presque toutes les entreprises ont un site web. Cependant, à voir la facture de la majorité des sites, on se demande comment peuvent-elles rentabiliser leur investissement (si toutefois, la fréquentation du site est mesurée) ?
- Site difficile à trouver avec les moteurs de recherche
- Pas de détails sur les produits (textiles, matières, couleurs, tailles disponibles)
- Photos très artistiques, mais ne permettant pas de bien voir le produit
- Pas de liste de détaillants distribuant les produits (s’il y a des noms, il n’y a pas d’adresse)
Les créateurs craignent-ils de perdre leur image artistique et d’exclusivité en employant des moyens qu’ils jugent trop populaires ou commerciaux ? Ou ne manque-t-il pas un volet important à la formation que reçoivent les étudiants en commercialisation de la mode ?


