SÉRENDIPITÉ

Médias mutants – Modèles, usages et contenus numériques

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Archive pour ‘communautique’

Passages : Les intranets sociaux pour répondre aux besoins informationnels de l’entreprise

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    The Content Economy by Oscar Berg: The business case for social intranets

    Ce billet d’Oscar Berg fait la démonstration de la pertinence (et même, de la nécessité) des intranets sociaux auprès des entreprises qui font un usage intensif de leur capital intellectuel.

    Les coûts de production et de gestion de l’information, dans un intranet traditionnel, forcent les gestionnaires à prioriser les besoins informationnels de l’entreprise. Ceci réduit considérablement la sérendipité des rencontres informationnelles qui constitue un terreau fertile pour l’innovation.

    En faisant littéralement fondre le coût des communications, la technologie et les nouveaux usages du web ont ouvert à tous la production de contenu. Nous sommes passés de consommateurs à  « prosumers » (à la fois producteurs et consommateurs d’information).

    De plus, les réseaux sociaux ont propulsé les communauté d’intérêt et favorisé l’infiltration de la culture web (participation spontanée et non hiérarchique) en entreprise.

    Le problème n’est pas la surabondance d’information, c’est la satisfaction de la demande

    La surabondance d’information n’est pas le problème qu’il faut solutionner. L’abondance, à la différente de la rareté, permet d’assurer une  plus grande disponibilité et plus de diversité.  Le problème, c’est de répondre à la demande d’information; de satisfaire la longue traîne des  besoins informationnels. Il faut donc améliorer les filtres (mécaniques ou sociaux) pour repérer, qualifier, commenter, remixer l’information.

    /…/ we need to focus more on creating filters to handle the abundance of information than trying to stop the inflow of information. We need to stop seeing information supply as a problem to be solved (by trying to delimit it) and instead focus on how to satisfy information demand.

Rédigé par Josée Plamondon

1 septembre 2010

Passages : Il faut socialiser l’intranet

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The Content Economy by Oscar Berg: Why traditional intranets fail today’s knowledge workers

Si les intranets connaissent autant d’échecs auprès des métiers qui font une consommation/production intensive du savoir (données, information, documents) c’est que leur conception repose sur la poussée automatique de contenu (« push technology »).

Caractéristiques d’un intranet du modèle « push » :

  • Contenu produit à l’avance ou sélectionné;
  • Besoins informationnels anticipés;
  • Contenu produit par un ensemble de ressources spécialisées;
  • Le contrôle du message, le format et l’organisation de l’information sont sous la responsabilité d’un groupe d’individus.

Ce modèle ne peut donc pas répondre adéquatement aux besoins d’information imprévus, aux contributeurs potentiels issus de l’ensemble des membres de l’organisation et à la nécessaire sérendipité (« découverte d’individus ou d’information que nous ne savions pas que nous cherchions »), autrement dit, la longue traîne de l’information.

L’intranet du modèle « pull » est un intranet social :

  • Abondance de contenu;
  • Diversité de sources et de contributeurs;
  • Rôle essentiel des filtres (technologie et effet de réseau);
  • Auto régulation (communautés d’intérêt).

Le principal enjeu d’un intranet est la longue traîne de l’information.

Un intranet pourrait combiner un système d’information stable pour répondre aux besoins courants et prévisibles et un système d’information organique (social) pour favoriser la recherche de solutions créatives à des situations imprévisibles.

Rédigé par Josée Plamondon

20 juillet 2010

Passages : Le chaînon manquant des projets web

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    Pourquoi les marques échouent en social media

    Pourquoi n’y a-t-il pas de planification stratégique dans la vaste majorité des projets web ? Manque de compétences internes ou mauvaise habitude héritage du temps où faire un site web n’était que de la programmation ?

    Curieusement, le réflexe de tout bon gestionnaire (planifier, contrôler, bâtir un dossier pour estimer la rentabilité du projet) s’évanouit soudainement lorsqu’on parle de web.

    Ce sont les services marketing, RP, innovation ou internet et parfois le service R et D qui travaillent sur les projets de social média, dans 71 % des cas, sans stratégie et sans objectifs à atteindre. Ils ne disposent pas de définition de ce que recouvre le social média en général et de sa mission pour la marque en particulier. 80 % des 40 marques analysées n’ont pas défini de charte pour savoir comment traiter les questions, critiques spam et autres interactions de leurs consommateurs.

    On ne semble pas savoir à qui déléguer la responsabilité des projets sur le Web. Dans le pire des cas, c’est la direction des technologies de l’information qui s’en chargera, avec les lacunes que l’on connaît relativement à la conception.

Rédigé par Josée Plamondon

4 mars 2010

Passages : L’entreprise 2.0 pour relever les défis de la gestion de l’information

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    The Content Economy by Oscar Berg: Why does Information Management need Enterprise 2.0?

    Pourquoi la gestion de l’information a besoin de l’entreprise 2.0 ?

    La réponse est simple: parce que la gestion de l’information dans une entreprise concerne tous les membres du personnel. Au cours de leurs activités et de leurs interactions dans l’entreprise, ceux-ci produisent et consomment de l’information. Le partage de l’information et le travail collaboratif permettent d’améliorer la qualité de l’information d’une manière beaucoup plus efficace que la seule mise en place de méthodes et procédures.

    Everybody should be able to contribute to improving the quality of the information we produce and consume, and every contribution that brings things in the right direction should count and be recognized, however big or small it is.

    Cette gestion de l’information comprend non seulement les documents et données qui se trouvent éparpillés sur divers supports et systèmes, mais tout le capital intellectuel de l’entreprise: les expertises et expériences de chacun des membres du personnel. Un capital intellectuel qui ne peut être exploité sans conversations et sans le développement de réseaux au sein de l’entreprise.

Rédigé par Josée Plamondon

18 février 2010

Passages : Conversation et culture du résultat immédiat

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    L’entreprise « conversationnelle » : opportunité ou cul de sac ? | Bloc-Notes de Bertrand Duperrin

    Les conversations, ces pertes de temps pour l’entreprise, sont le terreau des interactions qui sont si essentielles l’innovation. Comment encourager l’adoption de pratiques sociales dans une culture qui valorise les résultats immédiats ?

    Tout comme le social, la conversation ne semble pas à sa place en entreprise:

    • Intuitivement, conversation fait penser à bavardage donc à perte de temps.

    • Dans l’idéologie managériale il y a ceux qui parlent et ceux qui font. Converser, discuter est donc l’antithèse d’agir.

    Tout en respectant les spécificités et enjeux du contexte organisationnel, Bertrand Duperrin, termine son billet en répondant à la question en titre:

    La conversation est une fantastique opportunité pour aggréger son écosystème, le fidéliser, l’écouter, et s’engager dans une logique de construction de valeur à long terme en faisant émerger ses attentes et construire des réponses avec lui. Appliquée à un groupe dont l’objectif commun est un objectif de production, de “delivery” quantifié et datée elle n’a pas de pertinence et mène à un cul de sac.

    Cette opportunité n’est possible que par un changement radical de la culture du monde des affaires, une culture centrée sur les résultats et qui n’a plus le temps de prendre le temps. Comment alors valoriser les échanges sociaux au sein des organisations ?

Rédigé par Josée Plamondon

17 février 2010

Les DRH feront-elles l’entreprise 2.0 ?

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La DRH, le parent pauvre des directions d’entreprise, saura-t-elle prendre une part active au développement de l’entreprise 2.0 ?

  • Le web des années 2000 était encore le fief des directions informatiques.
  • Le web 2.0 a mis les technologies participatives entre les mains des directions marketing et communication.
  • Lentement, mais sûrement, les RH investissent les outils sociaux et les approches collaboratives et devraient jouer un rôle central dans l’entreprise 2.0.

L’entreprise 2.0 passera en 2010 par les RH, titre Vincent Berthelot sur le blogue de B-R-ENT. Il remarque un changement d’attitude des RH, pour l’utilisation du 2.0. en entreprise.

L’évènement « Comment le web 2.o révolutionne les RH », organisé par l’APEC (association paritaire française dont l’objectif est de conseiller les entreprises et cadres sur les sujets touchant à l’emploi).

Plusieurs personnalités du web et des affaires animaient des ateliers dont: Jean-François Ruiz, Franck La Pinta, Fred Cavazza, Edwy Plenel (ex directeur de la rédaction du Monde et fondateur de Mediapart.fr).

TechTocTv a assuré la captation et la retransmission des ateliers; captations qui devraient être bientôt disponibles.

Jean-François Ruiz a déjà mis en ligne sur Webdeux.info,  ses impressions de l’évènement et sa présentation.

Rédigé par Josée Plamondon

15 février 2010

Passages : Les salons et foires en mutation ?

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    Sans Hachette, le Salon du Livre se cherche un second souffle | Rue89

    Le Salon du livre de Paris (et les autres évènements de même envergure) n’échappera pas à la mutation que les nouveaux usages du Web ont enclenché dans d’autres activités de marketing.

    Que ce soit pour des raisons financières (coûts élevés de ce type d’évènement pour les participants), écologiques (transport, consommation) ou sociales (affirmation d’une spécificité régionale), une nouvelle tendance se dessine-t-elle pour les grands évènements de type conférence ?

    Hachette se retire du Salon du Livre de Paris et souhaite que l’évènement évolue

    Entre salon professionnel et grand public, on cherche à se repositionner. Les gros évènements semblent moins rassembleurs au goût de certains participants (professionnels de l’édition). Faut-il aller au delà de l’audience, trop diffuse et se recentrer sur les communautés d’intérêt ?

    Couleur locale ou régionalisation: répondre aux attentes d’une clientèle et de certains représentants du monde de l’édition, dont les auteurs, qui souhaiterait des évènements régionaux, adaptés aux spécificités locales.

Rédigé par Josée Plamondon

24 décembre 2009

Passages : Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)

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Howard Rheingold : Twitter Literacy (I refuse to make up a Twittery name for it)

Les habiletés requises pour le web en temps réel

Dans un contexte où une multitude de tâches et d’interlocuteurs se disputent votre attention, le temps que vous consacrez à prendre connaissance d’une information ou à communiquer vos impressions vaut de l’or. Howard Rheingold explique l’importance de développer ces habiletés requises pour utiliser les médias de façon plus productive et pour entretenir des connexions interpersonnelles plus authentiques, plutôt que de perdre temps et attention en pseudo-communication.

À l’origine de publications et de regroupements qui ont participé à l’émergence de la cyberculture, notamment The Well, la plus ancienne communauté virtuelle, Howard Rheingold est un spécialiste des communications et des médias en transformation (son dernier ouvrage: « Smart Mobs »).

Twitter: perte de temps ou puissant amplificateur de communauté ?

La différence de perception entre Twitter comme perte de temps et comme puissant amplificateur de communauté dépend de si nous avons comment l’appréhender (« knowing how to look at it »).

Voici ce que Howard Rheingold a trouvé dans Twitter et ce qui le motive à l’utiliser:

  • Ouverture
  • Instantanéité
  • Variété
  • Réciprocité
  • Un canal aux multiples publics
  • Un moyen pour rencontrer de nouvelles personnes
  • Une fenêtre sur des évènements dans des univers différents
  • Une écologie propice à l’émergence de communautés
  • Une plateforme collaborative de masse
  • Un contenu sur lequel on peut facilement effectuer des recherches

Développer une alphabétisation de l’attention

Qu’il s’agisse de Twitter ou d’un autre réseau social, ces habiletés sont essentielles pour réussir sur le web en temps réel:

  • Encoder – Décoder
  • Construire ses propres réseaux d’apprentissage
  • Écouter et se mettre au diapason des communautés que l’on désire joindre
  • Apprendre à repérer dans le flux ce qui mérite votre attention

Rédigé par Josée Plamondon

20 décembre 2009

Passages : 2010 : Année de réconciliation entre musique et internet ? | Web News – Web Marketing

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    2010 : Année de réconciliation entre musique et internet ? | Web News – Web Marketing

    Retour sur de nouveaux modèles de distribution: iTunes, Spotify, Deezer, partenariat Google, iLike, Lala. Au delà de la distribution: concerts en ligne sur YouTube, et même sur Facebook.

    Le plus intéressant est la production: exemples de Sellaband et MyMajorCompany.com.

    En conclusion, après une relation initialement conflictuelle entre le web et l’industrie de la musique (Napster) puis une évolution autour d’initiative personnelles des groupes (MySpace) et de la distribution digitale quasi monopolistique (iTunes), le paysage musical sur internet en 2010 s’annonce plus équilibré, avec une utilisation réelle du potentiel très riche de ce média.

    Cette conclusion est probablement trop rose au goût de l’industrie du disque (par cette expression je désigne le modèle traditionnel de production et de diffusion, centré sur une communication unidirectionnelle). À suivre…

Rédigé par Josée Plamondon

30 novembre 2009

Créateurs de contenu: à vos marques !

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Sérendipité: deux articles publiés le même jour sur l’utilisation du Web pour promouvoir sa marque personnelle.

Il n’y a pas que les journalistes qui devraient se promouvoir comme un média et développer leur marque personnelle sur le Web. Le potentiel d’Internet (et surtout du Web social) est en général sous utilisé par l’industrie de la musique pour propulser des stratégies les stratégies de marque des artistes.

Mobilisez vos fans sur le Web

J’ai été invitée à sélectionner le site Internet de l’année, pour le prochain Gala de l’ADISQ, organisation qui représente l’industrie de la musique, au Québec. Je n’ai retenu qu’un seul critère pour mon évaluation: le site qui utilise le mieux les avantages du web pour rapprocher l’artiste de ces fans. Car la loyauté des fans rapporte beaucoup plus qu’une opération de gavage ad-nauseam.

L’évaluation fut relativement facile à faire: un grand nombre de sites, conçus sur le même gabarit, n’établissent pas de communication bidirectionnelle. Très peu de sites démontrent une utilisation stratégique des outils web pour mobiliser les fans afin de promouvoir des spectacles et des titres.

Quelles sont vos chances de réussite en ligne ?

Déniché sur Twitter, grâce à @Valery__ , un test décapant pour tout intervenant de l’industrie de la musique, de l’artiste à la maison de disque (ce mot n’est-il pas en train de devenir obsolète ?).

Les options de réponse à la 5e question illustrent très bien les différentes attitudes face à la promotion des artistes comme marque.

5° Lors d’une interview promo, un journaliste vous demande si vous vous considérez comme un produit :

REPONSE A) Vous mettez fin à l’interview illico et demandez à l’attachée de presse de votre maison de disque avec quel magazine vous allez passer les 10 prochaines minutes. Elle vous répond “Libération”, vous vous en foutez royalement et enchainez.

REPONSE B) Pas très à l’aise, vous lui répondez que oui, et que votre démarche est finalement la même que celle d’une marque : gagner en notoriété auprès de votre cible. En accordant votre guitare, vous vous dites que c’est vrai en plus.

REPONSE C) Vous lui jetez votre bière à la gueule amicalement, en lui signalant que c’est une putain de bonne question, seulement, vous n’êtes pas un produit, vous êtes une putain de PLATEFORME ! Vous vous lancez dans des explications détaillée sur le branding de votre groupe et les outils qui le transforment en authentique média social. Et paf.

REPONSE D) Vous répondez vertement que non. Avant de vous lancer dans des explications détaillées sur l’art et son rapport à l’industrie, dont la conclusion s’avère que vous ne mangez pas de ce pain là. Vous vous dites que c’est bien joué parce que le type a de quoi faire un bon papier et que vous n’avez pas perdu votre âme. Et paf.

Où vous situez-vous dans ce schéma ? Faites le test.

Où vous situez-vous dans ce schéma ? Faites le test.

Rédigé par Josée Plamondon

28 octobre 2009