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Médias mutants – Modèles, usages et contenus numériques

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Archive pour ‘agrégation’

Passages : Upstart service offers to sell magazine articles like iTunes sells music – Canadian Magazines

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    Upstart service offers to sell magazine articles like iTunes sells music – Canadian Magazines

    Journaux et magazines – L’illusion du modèle iTunes

    Les consommateurs préfèrent de plus en plus butiner parmi une offre de contenu variée et en croissance exponentielle sur le web plutôt que de limiter leurs sources d’information en s’abonnant. Le modèle de vente d’iTunes fait l’envie de plusieurs parmi l’industrie du contenu.

    De jeunes analystes financiers ont délaissé Wall Street pour lancer un agrégateur de contenus donnant accès aux articles de plus de 650 magazines. Actuellement gratuit, l’accès à ce kiosque à journaux numérique, deviendra en partie payant (encore aucune information sur ce que sera cette partie à valeur ajoutée dite « premium »).

    Contenu à usage unique

    La comparaison avec iTunes s’arrête à la différence de comportement entre les consommateurs de musique et d’information: l’information est jetable après usage.

    The comparison with iTunes may be apt in all but one way; purchasers of individual cuts or whole albums through the online music service usually intend more than one-time use; one wonders whether the same will hold true to individual magazine articles.

    La croissance exponentielle des contenus sur le web, dont la vaste majorité est gratuite,  a donné aux internautes un choix jusque là inégalé. Ils sont également des consommateurs beaucoup plus critiques et exigeants.

    La loyauté des abonnés ne s’obtiendra qu’au prix de réels efforts pour offrir un contenu unique et une expérience client de grande qualité.

    Laisser l’avantage aux agrégateurs de contenu

    Le modèle de vente unitaires d’iTunes est beaucoup plus payant pour le propriétaire de la plateforme (Apple) que pour les maisons de disque. Sans parler de la perte de contrôle de la relation avec la clientèle dans un contexte marketing où le social prend toute sa valeur.

Rédigé par Josée Plamondon

5 novembre 2009

Nouveaux modèles d’affaires: les médias sont-ils bien conseillés?

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Les médias sont-ils bien conseillés sur les nouveaux usages et les opportunités du web ? Ou, comme bien d’autres entreprises, sélectionnent-ils des experts-conseil qui partagent la même vision qu’eux ?

Un débat intéressant, cette semaine, au sujet de l’économie de liens, met en évidence certaines lacunes qui sont plutôt gênantes pour un conseiller qui aide les médias à sortir de la crise.

Dans un article, The Fallacy Of The Link Economy, Aron Miskin prétend que l’économie de liens n’est qu’une illusion entretenue par les agrégateurs de contenu pour utiliser gratuitement l’information dans le but de générer des revenus publicitaires.

M. Mishkin, qui a été un expert du web pour le Boston Consulting Group, conseille l’agence Associated Press dans les négociations que tente de mener celle-ci avec Google concernant la monétisation des liens que l’agrégateur de nouvelles fournit aux internautes.

Le problème vient des autres (plus opportunistes)

Selon Aron Mishkin, si les sites des journaux peinent à générer du trafic qui leur rapporte, c’est que les consommateurs ne lisent plus que les titres ou qu’ils sont détournés par les agrégateurs de contenu. Même logique nombriliste et déficiente que celle des industriels de la musique : si les ventes baissent c’est uniquement dû au piratage. Pendant qu’elle cherche des coupables, tout un écosystème de production et de distribution est en train de changer et s’organisera différemment avec des partenaires inventifs.

Rien n’a changé avec le web

Aron Mishkin a une perception erronée du comportement des internautes parce qu’il se réfère à un paradigme qui ne tient plus la route (voir La logique de l’abondance). Les internautes consomment une grande quantité d’information, et pas uniquement des titres. Ils ont accès à des sources d’information en croissance exponentielle . De plus, s’ils ne cliquent pas certains liens c’est que le sujet ne les intéressent pas ou qu’il n’est pas présenté de façon intéressante.

Les internautes sont manipulés

Autre élément qui démontre à quel point M. Mishkin est déconnecté des consommateurs (le principal marché des médias se sont les annonceurs, et non les lecteurs):

Others will say that the site that gets linked to can keep the user using the site. But the opposite is happening – users are being trained to increase their usage of (and thus value to) the linker rather than the creator .

Argument méprisant pour les internautes qui seraient dressés à utiliser les agrégateurs (Google, Digg et même, certains blogueurs). M. Mishkin aurait intérêt à comprendre les nouveaux usages et la culture du web pour mieux conseiller ses clients. Les agrégateurs sont des outils appréciés (kiosque à journaux virtuel) et certains blogues contribuent de façon significative au trafic sur certains articles de journaux parce qu’ils ciblent une audience intéressée et qu’ils constituent une recommandation fiable et reconnue parmi les membres d’une même communauté d’intérêt.

Les habitudes de la vieille économie

Jeff Jarvis, ciblé par l’article d’Aron Mishkin, répond avec On the link economy, aux arguments avancés par M. Mishkin en les reprenant un à un. Voir, parmi les commentaires, celui de M. Mishkin qui répond à Jeff Jarvis en s’adressant à lui à la troisième personne, comme dans le courrier des lecteurs d’un journal. Aron Mishkin n’a pas saisi le concept de conversation.

Rédigé par Josée Plamondon

16 août 2009

Lobbying intense des médias auprès de Google

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Extraits de Media Giants Want to Top Google Results. Publié dans Advertising Age, 23 mars 2009.

En novembre 2008, lors de la dernière rencontre, sur invitation seulement, des membres du Publishers Advisory Council de Google, les géants des médias se sont fait plus pressants :

« You should not have a system, » one content executive said, « where those who are essentially parasites off the true producers of content benefit disproportionately. »

Ils en ont contre les critères des algorithmes de Google, dont le fameux PageRank qui repose entre autres sur le nombre de liens que reçoit une page. Les médias réalisent enfin combien les principes d’optimisation de contenu et la connaissance pratique des usages des réseaux sociaux sont importants. En ces temps difficiles où les annonceurs en veulent réellement pour leur argent, apparaître dans la troisième page de résultats sur Google est devenu alarmant.

Nouvelle charge des médias en janvier dernier :

/…/ Martin Nisenholtz, New York Times Co. senior VP-digital operations, got up at the annual Online Publishers Association summit in Florida, an event closed to the press, to blast both the algorithm and the results presentation on the screen.

Mais c’est le 30 avril, à la prochaine rencontre privée du Publishers Advisory Council, de Google que les grands éditeurs prévoient agir de concert pour obtenir une réponse à leur demande (et un engagement clair):

They’re also beginning to cast around for new leverage. Publishers on both sides of the Atlantic are increasingly adopting the Automated Content Access Protocol, which intends to tell search engines what they can use and how. It’s focused on copyright, but widespread adoption might give publishers new clout with Google.

Voir commentaire critique d’Ars Technica, A Skeptical Look at The Automated Content Access Protocol, sur le procédé.

Les grands médias ne profitent-ils pas eux aussi des efforts des autres joueurs (blogueurs, nouveaux médias, communautés) plus audacieux qu’eux sur le web?

Rédigé par Josée Plamondon

27 mars 2009

Économie du widget

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Jean Marie Le Ray avait déjà publié plusieurs billets sur Netvibes et ses widgets, il annonce (capté sur Twitter) le départ de Tarik Krim , fondateur et membre de la direction de Netvibes. Ce départ fait suite à ceux d’autres personnes clés de la plateforme.

Selon l’auteur du blogue AdScriptor, ceci indique que celle-ci est bientôt prête à voler de ces propres ailes (monétisation en vue).

Y a-t-il un modèle d’affaires derrière Netvibes ? Voir le billet sur l’économie du widget.

Rédigé par Josée Plamondon

30 mai 2008