Archive pour la catégorie ‘Web évolution’
Passages : Les leçons de Wikileaks – Vous n'aviez rien vu venir ? Ça ne fait que commencer…
7 Lessons That WikiLeaks Teaches Us | Six Pixels of Separation – Marketing and Communications Blog – By Mitch Joel at Twist Image
Mitch Joel parle de Wikileaks, non pas pour nous donner un millionième avis sur cette affaire, mais pour partager les leçons à en tirer sur la conduite des affaires à l’ère du Web.
Les 2 dernières leçons sont particulièrement intéressantes. La 6ième, parce que l’anonymat est généralement décrié sur les réseaux sociaux parce qu’il est à l’opposé des valeurs de transparence et d’authenticité. La 7e parce qu’on ne répètera jamais assez que nous sommes entrés dans une ère où le changement est continu.
Leçon 6 : l’anonymat a de la crédibilité
As Social Media allows individuals to open up, publish their lives and share everything, there will be many other places where anonymity will prevail, and the content will be as (if not more) credible than the content where full disclosure is happening.
Leçon 7 : Nous ne sommes pas prêts (à ceux pour qui la culture Web est encore étrangère)
It’s awkward and because of that, it feels both strange and threatening. It simply validates that we are not ready for the massive changes that are happening and that will continue to happen.
Vers une stratégie numérique gouvernementale ?
Ne plus discriminer le logiciel libre au gouvernement est un choix politique. L’éthique, l’autonomie, le partage et la collaboration qui sont valorisées par le logiciel libre pourront-elles changer la culture de l’appareil gouvernemental ?
Voici l’allocution prononcée (sans notes et, il faut le dire, avec naturel) par la présidente du Conseil du trésor, Michelle Courchesne, lors de la clôture du Salon du logiciel libre du Québec, le 7 décembre 2010.
Notes prises au cours de l’allocution:
- Reconnaissance de la discrimination du logiciel libre dans les processus d’approvisionnement du gouvernement (il aura fallu la poursuite intentée par Savoir-faire Linux pour en arriver là);
- Constat de l’effet de silo résultant de la décentralisation de la gestion des ressources informationnelles (« la main gauche ne sait pas ce que fait la main droite »);
- Retard numérique du Québec (le fameux plan numérique, brièvement mentionné);
- Modernisation des architectures technologiques et des méthodes de gestion de projets (passer de fossile à agile);
- Attention aux chantiers éléphantesques (projet GIRES, de funeste mémoire) : morceler les projets;
- La politique cadre ciblera particulièrement les secteurs de la santé et de l’éducation;
- Il faudra s’armer de patience pour qu’un logiciel libre remplace un logiciel propriétaire lorsqu’il s’avère être la meilleure solution. Le changement n’adviendra pas du jour au lendemain. Il faudra 2 à 3 ans pour la mise en œuvre de la politique cadre;
- Expertise interne : manque de connaissances informatiques adéquates au sein de l’appareil gouvernemental.
- Changement organisationnel et culturel (numérique) profond et de très grande ampleur (il affectera les fournisseurs externes) : un nouveau Klondike pour les sociétés conseils ?
Dépôt du projet de loi 133
Le logiciel libre a fait une entrée officielle au gouvernement du Québec, hier, avec le dépôt du projet de loi 133: Loi sur la gouvernance et la gestion des ressources informationnelles des organismes publics et des entreprises du gouvernement.
Le texte de loi confirme le retour à une gestion centralisée des ressources informationnelles. Il met en lumière la question du manque de compétences de pointe en informatique, faute d’avoir externalisé graduellement cette expertise, à l’image des services d’ingénierie (contrecoup des partenariats public-privé). Un enjeu aussi stratégique que la maîtrise et l’exploitation des TIC doit demeurer sous la vigilance et le contrôle de spécialistes compétents de l’administration publique.
Souhaitons que cette centralisation améliorera les pratiques de gestion dans l’appareil gouvernemental (moins de silos, plus de collaboration, meilleure communication et surtout, amélioration de la supervision et de la coordination des initiatives).
Politique cadre
Publiée par le Ministère des Services gouvernementaux, la politique cadre contient les principes d’application pour la mise en œuvre des changements qui seront requis et/ou entraînés lorsque le projet de loi aura été approuvé par l’Assemblée nationale.
Il s’agit également de l’annonce d’une première stratégie gouvernementale d’exploitation des technologies de l’information et des communications (on oublie trop souvent le «C» lorsqu’on parle des TI). C’est un appel aux directions technologiques à élargir leur vision notamment en matière d’intégration des nouveaux usages du numérique.
La direction des ressources informationnelles devra faire preuve de vision et de leadership pour piloter ce chantier.
Après la révolution tranquille, la révolution numérique ?
Le choix du logiciel libre est une des manifestations de la révolution numérique. Le gouvernement 2.0 en est une autre. Ce sont des choix qui peuvent changer positivement la façon dont on fait de la politique.
Voici une très intéressante application de gouvernement 2.0 fourni par Bertrand Duperrin (@bduperrin), qui suivait le fil #s2lq malgré le web et le décalage horaire. La Ville de Bordeaux a mis en ligne un environnement interactif pour permettre aux citoyens de participer au processus décisionnel.
***** Mise à jour (10 décembre 2010)
Commentaire critique de Nelson Dumais sur le projet de loi 133 (carnet Technaute) sur l’annonce gouvernementale, certes, c’est une perspective toute personnelle, mais combien intéressante (et réjouissante pour les sceptiques).
Le logiciel libre: un choix politique
Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.
Hashtag : #s2lq
Développement socio-économique du Québec
En ouverture de l’évènement, Cyrille Béraud (pdg de Savoir-faire Linux et instigateur de la poursuite contre la Régie des rentes du Québec qui a acheté des licences logicielles sans appel d’offres) a souligné l’importance de 3 chantiers de développement social et économique pour le Québec. Ces chantiers n’ont rien à voir avec le béton, mais ont pour objectif l’accès aux outils de développement pour les individus et les organisations:
- Connectivité Internet;
- Logiciel libre;
- Données gouvernementales ouvertes.
Activisme pour un choix de société
Richard Stallman (alias RMS), fondateur du mouvement pour le logiciel libre et activiste, a livré une présentation de près de 2 heures 30, en français, sans notes et sans aucun support visuel.
RMS ne tolère pas les compromis, ce qui lui vaut les critiques de certains, parmi ceux qui sont favorables au logiciel libre. Comme l’a formulé Marc Boivin sur Twitter: « Je respecte énormément les idées de @richardstallman mais très peu l’argumentaire et leur défense ».
Les programmes propriétaires sont « privateurs »- ils privent les utilisateurs de leur liberté d’expression et, ce faisant, font obstacle à la créativité et l’innovation pour le bien commun.
Celui qui professe que la liberté sociale et politique est plus importante que la technologie a énoncé les 4 libertés essentielles au développement du logiciel libre :
- Usage du programme;
- Étude du code source;
- Diffusion des copies;
- Amélioration du code et contribution à la communauté en retournant à celle-ci les nouveaux programmes ainsi développés.
Selon Stallman, le logiciel libre est un choix de société : liberté individuelle, solidarité sociale et démocratie contre le pouvoir du codeur (l’éditeur du logiciel).
…et ça marche le libre ?
Comme tout évangéliste, Richard Stallman a une approche idéaliste quant aux modèles économiques du logiciel libre : « ce qui est important, ce n’est pas d’être rentable, c’est de faire le bien» .
Quelques publications concernant les modèles économiques de l’industrie du logiciel libre:
- Modèles économiques du logiciel libre, Adullact, 2008
- Is consulting the business model for free software?, 2008
- Livre blanc sur les modèles économiques du logiciel libre – April, 2007
- Free software, Wikipedia
Québec priorisera-t-il l'industrie du logiciel libre ?

Présence annoncée de la présidente du Conseil du trésor au Salon du logiciel libre du Québec
Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.
Hashtag : #s2lq
Mardi le 7 décembre 2010, au cours de la cérémonie de clôture, la présidente du Conseil du Trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Michelle Courchesne, devrait dévoiler la politique gouvernementale sur le logiciel libre tant souhaitée par les individus et entreprises qui en font la promotion.
Nous verrons demain si les mesures attendues, notamment celles qui concernent l’encadrement des appels d’offres gouvernementaux, seront à la hauteur des attentes.
Richard Stallman, gourou du logiciel libre

- Richard Stallman en Saint iGNUtius, au Salon du logiciel libre du Québec 2010
Photo: @MagicBlob alias Fabian Rodriguez
- Richard Stallman en Saint iGNUtius, au Salon du logiciel libre du Québec 2010
Photo: @MagicBlob alias Fabian Rodriguez
Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.
Hashtag : #s2lq
Grrr ! Pas de wifi gratuit et interdiction de photographier (défiée) pendant les présentations.
Il s’est écoulé près de 2 ans, avant le jugement de juin 2010 qui a donné raison à Savoir Faire Linux envers la Régie des rentes du Québec qui avait accordé, sans appel d’offres, un contrat de renouvellement de licences à Microsoft. Ce jugement n’a pas empêché, il y a quelques semaines, une autre agence gouvernementale d’adopter des normes accordant pratiquement l’exclusivité à Microsoft.
Le gouvernement du Québec s’intéresse au logiciel libre Malgré plusieurs études réalisées par le gouvernement depuis 2005.
Près de 700 participants se sont déplacés malgré les 20 centimètres de neige annoncés aujourd’hui.
Saint iGNUtius priez pour notre libération
Conférence-fleuve de Richard Stallman (@rmstallman, alias RMS) sur le mouvement pour le logiciel libre, le système d’exploitation GNU/Linux et la liberté.
Une prestation qui s’est finalement déroulée sans que nous ayons senti le temps passer. Fondateur de la Free Software Foundation et de GNU/Linux, M. Stallman a une apparence baba cool et parle un français émaillé d’amusantes traductions comme programmes «privateur» (propriétaire). Geek-hippie, cet évangéliste du libre annonce ses couleurs et tient un discours qui agace (ou fait tranquillement rigoler) les tenants de choix technologiques, disons, «commerciaux». Discours pour discours, je préfère celui qui prône la solution des enjeux éthiques avant de s’attaquer aux enjeux pratiques.
Mise à jour (10 décembre 2010)
Vidéo de la conférence de Richard Stallman. Salon des logiciels libres du Québec, 6 décembre 2010.
MIGS 2010 – S'intéresser au jeu pour innover
Pour combien de temps encore les industries du numérique chemineront-elles chacune de leur côté ?
Plus pour très longtemps.
Préoccupations d’affaires partagées
Financement, modèles économiques, recrutement, propriété intellectuelle, réseaux de distribution, très grandes entreprises vs. indépendants.
Enjeux technologiques communs
Accélération des changements technologiques, multiples plateformes, virtualisation du développement, expérience utilisateur, mobilité, accessibilité (divertissement pour tous) et l’effet tablette numérique.
La programmation du Salon international du jeu de Montréal 2010 illustre bien la lente tombée des murs qui séparent des secteurs d’activité pourtant issus du même creuset (informatique et électronique). Voici une sélection de conférences qui devrait intéresser tout veilleur à l’affut des transformations du numérique, quelque soit le secteur d’activité ou, même, l’industrie (comme la musique).
Ma liste :
Virtualisation (cloud computing)
- Développement de jeux en infonuagique: un nouveau niveau de collaboration
- Le jeu en infonuagique est le futur proche
Modèles économiques
- La propriété intellectuelle dans l’industrie des jeux vidéo
- Le point sur la plateforme et les affaires PlayStation
- Un bref historique du développement indépendant
- Les hauts et les bas de la création pour les dispositifs Apple
- Monétiser votre jeu : solliciter le portefeuille virtuel
Marketing
- Marketing et RP : les nouvelles règles du jeu
- Le jeu et le Web social : stratégies de marketing et communications intégrées qui interpellent et habilitent les communautés en ligne
Organisation du travail et ressources humaines
- Développement collaboratif : développer la bonne entente
- Investir dans le talent : une approche structurée pour la formation à l’échelle du studio
- Stratégie visible : des outils afin d’augmenter l’intelligence, la créativité et la collaboration
- Comment j’ai appris à aimer la sous-traitance
Création et expérience utilisateur
- Conception pour un public transgénérationnel
- Les leaderboards peuvent aller se rhabiller : sept meilleures idées pour visualiser des données de joueurs pour le divertissement et des bénéfices
- Convergence : création et production transmédia.
- Industries de création : convergence et collaboration dans les jeux et les films
L’homme de la Renaissance
«Renaissance du jeu : histoire de l’art à l’intention des développeurs»
Je ne manquerai pas d’aller entendre cette conférence de John Sharp, historien de l’art et concepteur de jeu, professeur au Savannah College of Art and Design, d’Atlanta.
Donc, pourquoi s’intéresser au jeu ? Pour les mêmes raisons pour lesquelles, il faut s’intéresser aux autres sphères d’activité du numérique: pour explorer de nouveaux territoires, pour multiplier nos apprentissages, nos expériences et nos perspectives de développement, pour accroître notre potentiel d’innovation.
Web et nouvelles compétences: allez les filles !
TI: Où sont les femmes ? S’interrogeait la directrice des communications au CEFRIO, Liette D’Amours, dans la chronique qu’elle signe dans le journal La Presse. C’était alors en 2006.
En 2006, seulement 26,3% des emplois d’analystes et de consultants informatiques étaient occupés par des femmes, alors que pour des emplois de programmeurs et de développeurs interactifs, on parle d’un maigre 17%.
Non seulement les technologies de l’information restaient très majoritairement un domaine masculin (75% des titulaires d’emploi), mais la situation semblait se détériorer; l’informatique n’attirait plus autant d’étudiants qu’avant les années 2000.
La situation est-elle toujours la même quatre ans plus tard ? Tout porte à croire que rien n’a changé. Le Réseau ActionTI, dont les membres ne comptent que 20% de femmes, constate que celles-ci sont toujours minoritaires en TI, ce qui a amené la section de Montréal à mettre sur pied une communauté de pratique Femmes en TI.
Industrie des TI : nouvelles compétences requises
La révolution web a modifié, et continue de modifier, considérablement la structure des emplois dans le secteur des TI.
Les domaines suivants augmenteront : la gestion de l’information de 15% à 22%, le design et la gestion des processus de 4 à 20% et la gestion des relations d’affaires et de l’approvisionnement de 10 à 15%. Tandis que les emplois liés à l’infrastructure et aux services technologiques diminueront de 70% à 40%.
Données du Gartner Group présentées par Sylvie Gagnon, directrice de TECHNOCompétences, au Salon des carrières en technologie, en octobre dernier.
Hors des activités technophiles, on ne peut ignorer la présence marquée des femmes dans le secteur des services web, que ce soit en création/conception (ergonomie, design, scénarisation, vidéo) ou en conseil stratégique (commerce électronique, marketing, communication). Le secteur des TI s’ajuste (lentement, mais sûrement) aux changements qui affectent les producteurs et les utilisateurs de technologies.
La classification des emplois qui est actuellement utilisée pour les enquêtes statistiques et qui est fortement alignée sur l’informatique pure (gestionnaires, ingénieurs, analystes, programmeurs, techniciens, autres) devrait être modifiée.
Formation TI: ce que veulent les filles
Le CTIC (Conseil des technologies de l’information et des communications) a publié, en décembre 2009, une analyse comparative entre les sexes pour accroître la participation des filles au programme de formation en TI.
Les filles dominent déjà à titre d’utilisatrices des applications des TI. La grande majorité des filles qui sont attirées par le domaine des TI choisissent les filières plus concrètes (conception, animation, graphisme, vidéo) au détriment de l’informatique pure. Le CTIC préconise l’adaptation des programmes de formation : mettre l’informatique en contexte (applications concrètes), exploiter les liens qui existent entre l’informatique et les autres disciplines, créer un environnement où d’autres modèles de vie et de travail seront valorisés et respectés (exit les nerds qui n’ont pas de vie).
Conjoncture idéale
- Croissance soutenue de la demande du côté des entreprises de services en technologies de l’information, notamment, pour la conception web;
- Réduction du bassin de main d’œuvre disponible à l’approche de la retraite du plus important contingent de baby boomers;
- Émergence d’une foule de nouveaux métiers du web qui font appels à des compétences et des habiletés variées.
Pas intéressées par l’informatique et les arcanes de l’architecture logicielle? Qu’à cela ne tienne, lancez-vous dans le web.
Allez les filles!
Passages : Le chaînon manquant des projets web
Pourquoi les marques échouent en social media
Pourquoi n’y a-t-il pas de planification stratégique dans la vaste majorité des projets web ? Manque de compétences internes ou mauvaise habitude héritage du temps où faire un site web n’était que de la programmation ?
Curieusement, le réflexe de tout bon gestionnaire (planifier, contrôler, bâtir un dossier pour estimer la rentabilité du projet) s’évanouit soudainement lorsqu’on parle de web.
Ce sont les services marketing, RP, innovation ou internet et parfois le service R et D qui travaillent sur les projets de social média, dans 71 % des cas, sans stratégie et sans objectifs à atteindre. Ils ne disposent pas de définition de ce que recouvre le social média en général et de sa mission pour la marque en particulier. 80 % des 40 marques analysées n’ont pas défini de charte pour savoir comment traiter les questions, critiques spam et autres interactions de leurs consommateurs.
On ne semble pas savoir à qui déléguer la responsabilité des projets sur le Web. Dans le pire des cas, c’est la direction des technologies de l’information qui s’en chargera, avec les lacunes que l’on connaît relativement à la conception.
Passages : Télécharger pour combler les lacunes du marché
Le téléchargement pair-à-pair au Québec – Un premier portrait statistique
Première enquête de l’Observatoire de la culture et des communications du Québec.
Des résultats qui renversent certaines idées largement reçues dans l’industrie de la musique au sujet du piratage de contenu.
Confirmation du fossé générationnel: le PaP est très majoritairement pratiqué par les jeunes. Ce cie explique les chiffres de vente importants qu’obtiennent les produits qui attirent une clientèle plus traditionnelle.
Contrairement à ce qui est véhiculé par l’industrie de la musique, cette activité a peu d’impact sur le marché. Elle ne peut donc à elle seule être responsable de la chute des ventes chez les majors (aller voir du côté du modèle d’affaires et des nouveaux comportements des consommateurs peut-être ?).
Le PaP comble les lacunes du marché: l’essentiel des échanges porte sur des titres qui ne sont pas disponibles sur le marché. On peut considérer dans cet ensemble, les enregistrements québécois et internationaux qui ne sont pas soutenus et distribués par les réseaux commerciaux conventionnels.
Passages : les éditeurs s'emparent des droits numériques
Jugement Google/La Martinière : Alea jacta est ? « :: S.I.Lex ::
La fin du droit d’auteur à l’ère numérique, a commenté Narvic, qui a signalé cet excellent billet de Lionel Maurel, sur S.I.Lex.
Le billet commente le jugement concernant la numérisation d’œuvres littéraires par Google. Selon Lionel Maurel, le jugement est une décision qui conforte les titulaires de droits dans leur conception que rien ne doit changer en matière de gestion des droits d’auteur. Et ceci, même dans un environnement numérique où les usages, les pratiques et les modèles économiques sont irréversiblement modifiés.
Les droits numériques appartiennent aux éditeurs
[ce jugement] une pirouette qui en dit très long sur sa conception des rapports entre auteurs et éditeurs et qui me paraît assez inquiétante pour l’avenir :
“en l’absence de revendication de ou des auteurs, la personne morale qui exploite sous son nom une oeuvre est présumée, à l’égard des tiers contrefacteurs, être titulaire sur cette oeuvre, quelque soit sa nature et de sa qualification, du droit de propriété incorporelle de l’auteur”
Le poids de la preuve reviendra donc aux auteurs.
Commentaires qui enrichissent la réflexion
Il faut lire les commentaires d’Hubert Guillaud (rédacteur en chef d’InternetActu.net et auteur d’un blogue sur l’édition électronique) et de Narvic (ex-journaliste, contributeur à Slate.fr et auteur d’un excellent blogue de veille).
Ce dernier signale, à juste titre, qu’on ne fait que déplacer le problème en proposant des mesures de contrôle. Comme l’affirmait Michael Geist, lors des audiences sur la réforme de la loi canadienne sur la protection du droit d’auteur, il faut protéger la création et non les modèles d’affaires mourants.



