Archives de catégorie : Transition

Startup Festival : carte des interactions et pistes narratives

En facilitant le repérage de connections entre des sujets et des acteurs, l’analyse des conversations sur les médias sociaux permet de raconter des histoires.

La deuxième édition du Startup Festival (informations plus détaillées dans la version anglaise du site) avait lieu les 11, 12 et 13 juillet derniers, au bout du quai Alexandra. J’utilisais jusqu’à présent la technologie de Nexalogy pour filtrer et analyser les contenus et les interactions sur les réseaux sociaux.  Dès la fin de la première journée de conférences, la carte des interactions m’a permis de repérer les éléments d’une histoire à raconter.

Parler de startups et d’opportunités au festival des startups de Montréal

StartupFest sur Twitter_Interaction_Comptes les plus actifs
Startupfest sur Twitter - Carte des interactions (comptes les plus actifs) Les comptes du Festival sont au centre des interactions. Plus les autres comptes sont près de ces derniers, plus ils sont en interaction avec eux.

Plusieurs femmes ont participé à cet évènement. C’était remarquable car les technologies de l’Internet attirent relativement peu de femmes. Vers la fin de la première journée de conférence, la carte des interactions a révélé la présence active de plusieurs participantes dans l’espace numérique des conversations. Qu’elles développent des applications ou des contacts d’affaires, ces entrepreneures font tranquillement leur chemin dans un univers bien différent de celui des entreprises de l’ère industrielle.

Potentiel narratif: 6 femmes, 6 histoires d’entrepreneures

@christinerenaud
Fondatrice de E-180, une plateforme qui permet de faire connaître et partager votre expertise ou votre savoir-faire en rencontrant des gens qui ont les mêmes affinités.

@JessicaLChalk
Entrepreneure de l’Ontario, responsable au développement des affaires pour I Think Security qui offres des services et des solutions de protection des données.

@misskavita
Kavita Ajwani, née à Montréal et a vécu en Thaïlande et en Inde avant de revenir démarrer une startup, Taskhire.com, qui permet de trouver en ligne de l’aide pour effectuer diverses tâches et travaux.

@MorganeSuel
Étudiante en anthropologie médicale, originaire de la Silicon Valley (ce qui explique sa passion pour les startups) et animatrice de la communauté du Startup Festival.

@sarahQB
Sarah Queen Browning, diplômée de Stanford et co-fondatrice de Panafold, une startup qui développe des interfaces et des applications mobiles pour faciliter l’acquisition de connaissances.

@SuzanneMGrant
Entrepreneure d’Ottawa qui contribue à la croissance d’un écosystème pour les startups du monde arabe. Elle publie le blogue ArabStarts.

Les contenus échangés par ces participantes, ainsi que leur profil et leurs traces sur le web recèlent un potentiel narratif, une perspective différente sur l’univers des startups.

Artisanat et loisirs techno

L’informatique comme activité de loisir et le bidouillage de gadgets technologiques ne sont plus l’apanage des geeks. Diverses activités du même genre sont destinées au grand public.

Écho Fab : atelier numérique communautaire
échoFab - Atelier numérique communautaire
  • Apprentissage de la programmation en mode interactif offert par Code Academy, une startup qui a récemment levé 10 millions de dollars à la suite de l’engouement suscité par son produit.
  • Des bibliothèques publiques qui, aux États-Unis, offrent des espaces et du soutien aux bidouilleurs technos (apprentis et confirmés) : Made in my bibliothèque.
  • Make : le faites-le vous même en mode techno.
  • Atelier de fabrication numérique, dont le concept a été popularisé par le MIT, le fab lab facilite la conception et le prototypage de machines-outils.
  • Un billet de Martin Lessard sur cette sous-culture numérique du « faire soi-même » : Un fab lab au Québec.
  • Explorer le Fab Lab Québec .

Le geek, c’est chic

Les passe-temps techno sont-ils un simple effet de mode résultant de succès de certains entrepreneurs du numérique ou la manifestation techno-numérique d’une sous-culture du développement durable ?

 

 

 

 

 

 

Contestation citoyenne par médias interposés

Avant même leur diffusion sur les chaînes de télévision, des parodies du  message publicitaire du parti Libéral de Jean Charest n’ont pas tardé à circuler depuis la publication de la vidéo officielle par un média, hier soir.

« Video protest »

Bel exemple d’interaction entre les citoyens et leurs gouvernants par l’intermédiaire d’un contenu qu’on s’approprie de façon symbolique. Voir cette très pertinent présentation : Mashup, remix, détournement: nouveaux usages des images sur les réseaux sociaux.

 

Message à double-tranchant

Les thèmes évoqués « turbulence », responsabilité », « pression » sont des allusions à la crise étudiante, mais demeurent juste assez nébuleux pour ouvrir la porte aux interprétations. Une simple apposition du carré rouge et le message prend un tout autre sens.

Quand le discours officiel passe dans la machine à interpréter du Net et quand les parodies du discours officiel circulent plus rapidement que les messages télévisés, on est vite dépassé.

Il y aurait intérêt à adapter votre stratégie de communication aux nouveaux usages du numérique, sauf si vous ciblez intentionnellement la catégorie de citoyens qui préfèrent s’informer auprès des médias traditionnels.

Autres versions du message :

Version remix.

Version Duplessis (discours contre la laïcisation de l’enseignement).

Version Notre Sauveur.

Version « au bout du rouleau »

Version sous-titrée

Version Juste pour rire

Version publicité subliminale

Version « bad trip »

Mashup publicité Apple (MacIntosh, Super Bowl 1983)

Apple : intégrer la chaîne du livre, de l’auteur au lecteur

Serions-nous séduits par un jardin au point de ne pas nous inquiéter de l’absence de portes de sorties ?

Jardin d'Éden avec mur.

Le nouveau programme d’autoédition lancé par Apple propose un modèle de production très audacieux. Voici un premier aperçu et quelques commentaires à chaud, publié par Martin Lessard sur Triplex, le blogue techno de Radio-Canada.

 Apple à l’assaut du livre scolaire 2.0

Il est évident qu’Apple a compris depuis le début ce qu’il fallait faire : offrir gratuitement des outils de création et les gens s’y précipiteront pour y créer du contenu. Il faudra bien éventuellement qu’ils achètent la plateforme de production ou de lecture (l’iPad) et qu’ils passent par des tuyaux pour diffuser leur contenu (l’iTunes U). C’est à ce moment-là précis qu’Apple est à la caisse enregistreuse.

 

Une discussion sur les possibles avantages pour l’amélioration des pratiques dans le domaine de l’éducation s’est poursuivie sur mon fil Google+ avec Mario Asselin, spécialiste des technologies et de l’éducation (entre autres choses).

Apple à l’assaut du livre scolaire : modèle économique complètement fermé. Ensuite, ce sera la chaîne du livre.

Je suis prêt à modifier ma position si on me prouve que l’outil de l’écosystème iBooks 2, iBooks Author et iTunes U permet facilement la co-construction via la capacité d’adapter un manuel par un prof et des élèves qui l’utiliseraient, ceci dans une dynamique où l’interopérabilité des dispositifs serait au service de l’avancement des connaissances et des itinéraires pour les présenter à des apprenants qui n’intègrent pas tous en même temps les mêmes choses au même rythme.

 

Un autre commentaire, à chaud, par Clément Laberge, un des spécialistes québécois de l’édition numérique que je suis, (avec Christian Liboiron et Patrick M. Lozeau). Un commentaire prudent qui résonne comme une mise en garde.

Et si Apple était devenu éditeur ?

Non, décidément, je ne reproche rien à Apple. Et je n’en suis pas moins admiratif. Je juste un peu préoccupé de l’absence de produits/services/approches alternatives pour éviter une hégémonie qui me semble incompatible avec ma vision de l’éducation et de la culture en général.

 

Apple détournerait-il le standard de l’édition numérique, EPUB, à son profit ? Des questions adressées à Apple par un des collaborateurs de ZDNet, Ed Bott. Les réponses sont attendues.

How Apple is sabotaging an open standard for digital books

So, for nearly two years, Apple has wooed digital book publishers and authors with its unconditional support of an open, industry-leading standard. (The EPUB standard is managed by the International Digital Publishing Forum [IDPF], of which Apple Inc. is a member.)

With last week’s changes, Apple is deliberately sabotaging this format. The new iBooks 2.0 format adds CSS extensions that are not documented as part of the W3C standard. It uses a closed, proprietary Apple XML namespace. The experts I’ve consulted think it deliberately breaks the open standard.

À jouter dans mes liens sur la guerre de l’Internet ?

La guerre de l’Internet ce sont des batailles pour la propriété intellectuelle et le contrôle des utilisateurs (contrôle de ce à quoi on accède et du comment on y accède). Apple est la plateforme technologique, l’éditeur, le responsable du marketing et le détaillant. Les acteurs de l’écosystème de l’édition doivent analyser les avantages et les risques (ou concessions) qui sont présents dans un tel système.

La guerre de l’Internet est commencée

Lors du Chaos Computer Congress, à Berlin, en décembre dernier, Cory Doctorow annonçait que l’Internet ouvert est devenu l’enjeu d’une guerre sans merci entre les tenants du contrôle et les défenseurs des libertés individuelles (Lockdown, The coming war on general purpose computing).

Nous subissons déjà, par le biais de nos ordinateurs et applications, un contrôle insidieux :

  • comment on accède aux contenus (des interfaces si faciles à utiliser);
  • à quoi on nous donne accès (des contenus sélectionnés et contrôlés pour notre bien).

The fantasies of those days were like a boring science fiction adaptation of the Old Testament Book of Numbers, a tedious enumeration of every permutation of things people do with information—and what might be charged for each.

Unfortunately for them, none of this would be possible unless they could control how people use their computers and the files we transfer to them.

Vidéo de la conférence de Cory Doctorow, The coming war on general computation.

Il y a actuellement un débat enflammé autour du contrôle des machines et des applications au nom de la protection du droit d’auteur (Stop Online Piracy Act). Il y a également l’affaire des rootkits implantés dans les téléphones portables.

We haven’t lost yet, but we have to win the copyright war first if we want to keep the Internet and the PC free and open. Freedom in the future will require us to have the capacity to monitor our devices and set meaningful policies for them; to examine and terminate the software processes that runs on them; and to maintain them as honest servants to our will, not as traitors and spies working for criminals, thugs, and control freaks.

Qu’est ce qui fait le plus peur : les possibles dérives des usages numériques de quelques-uns ou le contrôle d’un médium à présent intégré dans notre quotidien pour des raisons politiques et économiques ?

Contraintes légales et surveillance des internautes, jardins clos (le Web dans l’environnement contrôlé d’une plateforme de réseau social), « appification » croissante du Web (accès aux contenus sur Internet par le biais d’applications développées par des entreprises comme un service) : la guerre de l’Internet  est commencée.

PluginLeWeb.com : fenêtre en temps réel sur LeWeb 2011

Christian Aubry et moi participerons à LeWeb’11 à titre de blogueurs officiels.

Enrichir les conversations et les présences

Nous réaliserons des capsules vidéo à partir des billets des autres blogueurs. Nos pourrons échanger nos perspectives avec ceux-ci ou inviter un autre commentateur à participer à la discussion.

Nous souhaitons également que des spécialistes du Web et à des médias qui ne sont pas présents à LeWeb et qui souhaitent adresser des questions à des blogueurs de leur choix sur des sujets en rapport avec la conférence puissent le faire en direct, via Skype.

Nos vidéos seront déposées sur les blogues des autres blogueurs officiels (d’où le « plugin » ) tout en étant disponibles sur le blogue PluginLeWeb.com.

Invitation spéciale aux entrepreneurs du Québec

À titre de présidente du comité Internet d’Alliance numérique, j’invite les blogueurs et entrepreneurs du Québec qui sont présents à LeWeb à venir nous expliquer ce qu’ils viennent y chercher.

Contactez-nous

Vous pouvez entrer en contact avec nous par le biais du clavardage de la page PluginLeWeb ou en vous adressant à moi sur Twitter (@joplam).

Merci aux organisateurs de LeWeb 2011, et tout spécialement à Stéphanie Booth de nous donner la chance de réaliser cette expérience.

« Control slips away » : Attention, changement en cours

Technologies de l’information – Prédictions de Gartner pour 2012 et plus

Ingénieurs - Publicité IBM 1950-1960

Contrôle ou collaboration ?

Ce n’est pas encore la fin des nombreux enjeux de gouvernance de projet entre la direction des TI et les directions des autres unités d’affaires qui ralentissent, et quelquefois émoussent la portée stratégique d’un projet. Quand retrouvera-t-on dans toutes les directions et centres décisionnels des entreprises des gestionnaires qui comprennent les technologies qu’ils utilisent et qui sont perméables à la culture Web ?

On parle beaucoup d’entreprise 2.0 et de changement organisationnel, mais le plus grand changement à venir est celui où la technologie est un outil permettant d’atteindre des objectifs d’affaires et non la finalité d’un projet.

Next generation digital enterprises are being driven by a new wave of business managers and individual employees who no longer need technology to be contextualized for them by an IT department.

These people are demanding control over the IT expenditure required to evolve the organization within the confines of their roles and responsibilities.CIOs will see some of their current budget simply reallocated to other areas of the business. In other cases, IT projects will be redefined as business projects with line-of-business managers in control.

Big data : l’enjeu de la valorisation des données

Les organisations produisent et collectent un volume croissant d’information, mais ne sont toujours pas en mesure d’exploiter efficacement et en temps réel ce que l’on considère à présent comme un actif de premier niveau.

Combien d’entreprises exploitent intelligemment leurs données « analytiques web », issues de leur environnement de mesure en relation avec les données de leurs autres systèmes d’information (ex.: CRM (clients), ERP (ressources) ) ?

Collecting and analyzing the data is not enough — it must be presented in a timely fashion so that decisions are made as a direct consequence that have a material impact on the productivity, profitability or efficiency of the organization. Most organizations are ill prepared to address both the technical and management challenges posed by big data; as a direct result, few will be able to effectively exploit this trend for competitive advantage.

Risques et coûts cachés de la délocalisation

Intéressante perspective pour l’industrie des services de développement informatique, au Canada : des services plutôt attractifs pour le marché états-unien (salaires moins élevés qu’aux États-Unis, proximité physique et culturelle, environnement normatif).

Échange de regards entendus avec ceux qui ont travaillé sur des projets en partie réalisés en sous-traitance avec des programmeurs à l’autre bout de la planète.

By 2014, 20 percent of Asia-sourced finished goods and assemblies consumed in the U.S. will shift to the Americas.

Political, environmental, economic and supply chain risks are causing many companies serving the U.S. market to shift sources of supply from Asia to the Americas, including Latin America, Canada and the U.S.

Escalating oil prices globally and rising wages in many offshore markets, plus the hidden costs associated with offshore outsourcing, erode the cost savings that didn’t account for critical supply chain factors, such as inventory carrying costs, lead times, demand variability and product quality.

Les TI ne sont qu’un outil… qu’il faut avoir utiliser

« Control slips away » : le sous-titre du rapport de Gartner communique l’importance des enjeux liés à l’apprentissage et à l’usage des technologies de l’information pour la conduite de projets, l’adaptation de modèles d’affaires et, surtout, pour dans le contexte d’une économie numérique.

 

Bookcamp Montréal: le livre a-t-il été enterré ?

En retournant au Bookcamp Montréal cette année, je me demande si nous (participants) saurons porter plus loin notre exploration des possibles avenues pour la transformation du secteur du livre. Malgré l’inégalités des prestations (normal, dans un camp), j’avais beaucoup apprécié la plupart des échanges de l’édition précédente, notamment ceux autour de l’intevention volontairement provocante de Karl Dubost (voir ci-après).

Stay calm - Get excited

Retour sur le Bookcamp 2010

Pour ceux qui souhaitent reprendre la conversation sur certains points chauds, voici le billet de Karl Dubost: Aujourd’hui, on enterre le livre. C’est une perspective que les acteurs du livre ne partagent pas tous, cependant, il y a des questions qui sont des coups de sonde pour les fondations du  système. Karl rapporte également dans son billet les principaux sujets de discussion du Bookcamp de 2010.

Mes avenues de recherche (ou de discussion) pour le Bookcamp 2011:

Quels changements ?

Internet change irrémédiablement les modèles économiques, les contenus et les usages. Un changement qui devrait ébranler tous les secteurs d’activité humaine et économique.

  • Quels sont les éléments de la chaîne du livre  et les usages (créateurs et consommateurs de contenus) qui changent réellement ?
  • Doit-on protéger une industrie (et les conventions et privilèges ou favoriser un environnement propice à la création ?

Consomm-acteurs de contenus

La plupart des jeunes de la prochaine génération auront probablement grandi les deux pouces sur les manettes de jeu, les yeux passant d’un flux de messagerie instantanée à une vidéo sur le Web et les oreilles remplies d’un fond musical issu de fichiers mp3.

  • Que signifiera écrire un livre pour la plupart des créateurs de cette génération ?
  • Comment créeront-ils des récits, des guides d’apprentissage, des oeuvres d’art avec les mots ?

Comment hausser le niveau des échanges ?

J’ai trouvé beaucoup de connexions concernant nos rapports ambivalents à l’ère dans laquelle nous vivons dans les capsules vidéo de la série L’édifice sur la culture contemporaine. L’intro musicale est un peu longuette et on apprécierait entendre les interventions de Vincent Olivier, mais c’est une de rares séries qui m’a accroché.

J’ai le mal des réseaux

Pressentant la schizophrénie du Net, j’ai récemment suspendu mes activités sur mon carnet de notes, Delicious, Netvibes et Twitter. Une pause qui vient à point après quelques années d’usage du Web social (et une nouvelle vie professionnelle plutôt bien remplie).

visualcomplexity.com - Net Map
Net Map, Eva Schiffer 2007

Quelle valeur pour moi ? Pour les réseaux auxquels je participe ? Quel cap maintenir au fil de mes sérendipiteuses lectures ? Comment donner une perspective qui fasse du sens dans des thématiques qui s’entrecoupent ?

Schizo des réseaux sociaux ?

Heureux hasard, j’ai trouvé ce matin, cet article de Nova Spivack qui fait contre-point à mon questionnement: Shareapocalypse Now. En quelques mots, voici son constat (également exprimé par de nombreux acteurs de l’évolution du Net).

Il faut remédier au nouveau mal des réseaux… Sharepocalypse

/…/online friends share content with us across various social networks, culminating in massive information overload. Our lives will become more fragmented, we will lose productivity, and we’ll perpetually be playing catch up.

…conséquence de la surabondance de réseaux, de plateformes, de cercles, bref, de silos… Choice overload

Nobody is going to know where to share or where to look.

…Nova Spivak nous souhaite vivement la création de nouveaux services… Social assistance

/…/ the opportunity to access and use social media messages in a unified way. This approach is different from the vertical social assistance approach because it would span across all networks.

LA question

Will we see the social networks connect into a common fabric anytime soon?

Les startup qui planchent sur cet enjeu ont de l’avenir.

Le couteau suisse des projets Internet

J’ai attribué à ce billet le mot clé « ubiquité », capacité d’être en plusieurs lieux simultanément, dans une logique de classement au second degré.

Couteau suisse Victorinox Cyber Tool 41
Couteau suisse Victorinox Cyber Tool 41

 

Lorsqu’on consulte régulièrement les offres d’emploi dans le secteur de l’Internet, on comprends pourquoi la plupart des sites Internet sont si mal conçus.

Dans la série des nouveaux métiers du Web, voici le couteau suisse des projets Internet dont le libellé d’emploi est laissé à la créativité des responsables des ressources humaines. L’exemple ci-dessous porte un titre fourre-tout: spécialiste Web et nouveaux médias.

De l’analyse de marché à la production de vidéo, en passant par la conception du site et son référencement, il se trouvera toujours quelqu’un pour tout faire, mais cette personne pourra-t-elle tout BIEN faire ?

 

Combien de compétences sont-elles réunies dans cette description de poste ?

Extrait d’une offre d’emploi actuellement publiée sur le site Jobboom.

Principales (!) responsabilités:

  • Responsable du maintien de l’image de marque [nom de l’entreprise] ainsi que toutes autres normes et initiatives orientées au marketing Web (on en peut plus vague)
  • Gestion, conception et supervision du site Internet, incluant le placement de contenu, la création de nouvelles pages et formulaires Internet (texte/graphiques)
  • Promotion, conception et mise en œuvre des améliorations continues au site Internet [nom de l’entreprise] et aux programmes liés au marketing Web incluant l’optimisation du site, les stratégies de référencement et d’analyse
  • Création de plans d’affaires et propositions pour des projets liés au marketing en ligne, tels que la refonte du site Internet, l’intégration de nouvelles plateformes ou technologies, etc.
  • Gestion des placements payants et du référencement organique liés aux moteurs de recherche (SEM)
  • Création et gestion de rapports analytiques pour les programmes et stratégies liés au marketing en ligne, dont l’analyse de site Internet, les campagnes, le placement publicitaire, la présence dans les médias sociaux, etc.
  • Soutien à la production et création de distribution du journal trimestriel et autres envois de courriels de masse
  • Création de vidéos et de présentations PowerPoint pour le département de marketing et les autres studios
  • Suivi et création de rapports sur les nouvelles tendances du marketing en ligne et sur la présence des concurrents
  • Mise à jour des ‘blogs’ de l’entreprise ainsi que des comptes sociaux, tels que Twitter, Facebook, Flickr et YouTube
  • Toute autre fonction de gestion de projets et conception marketing, au besoin.

La formation exigée est à l’image de la description de tâches : n’importe quoi.

Baccalauréat, ou l’équivalent dans une discipline connexe.

Mieux connaître les métiers du numérique

La révolution numérique change irrémédiablement les pratiques professionnelles, notamment en marketing, en informatique et en gestion.

À quand une mise à jour des connaissances des responsables des ressources humaines, des agents de recrutement et des services d’emploi des gouvernements du Québec et du Canada ?

Un site Internet : un investissement ou une dépense ?

Ceci démontre également qu’une présence numérique n’est pas un investissement pour la plupart des entreprises, mais une dépense qu’il faudra consentir de temps à autre (refonte, le plus souvent, cosmétique).

Combien d’entreprises mesurent le rendement de leur investissement de leur présence numérique ?