Archives pour la catégorie Sciences de l’info

Romans SMS

Pour faire suite aux enjeux auxquels doivent faire face les participants de l’industrie du livre, un article assez récent du blogue de Francis Pisani.

La moitié des romans les plus vendus au Japon ont été écrits sur des téléphones portables (moyenne de 400 000 exemplaires vendus). Ces romans s’adressent à un public adolescent et sont publiés par épisodes. Les auteurs font appel aux commentaires des lecteurs; ceux-ci les achètent parce qu’ils considèrent y avoir participé.

Comment le monde de l’édition peut-il intégrer cette nouvelle réalité ? Comment la chaîne documentaire traite-t-elle ces produits ?

Industrie du livre et numérisation

La liseuse d’Amazon, Kindle, ne suscite plus de commentaires (ou ne fait plus la une) des blogueurs du web 2.0 et des sciences de l’info. Prudence, attente de la réponse du marché. Pendant ce temps, ça bouge côté numérique.

Do it yourself

Les sites d’auto édition lulu.com et blurp.com permettent aux auteurs d’éditeur leurs œuvres et offrent un point de rencontre et de services aux différents prestataires de la communauté (révision, traduction, illustration, photographie , etc.). Lulu.com (fondée il y a plus de 5 ans par le co-fondateur de Red Hat, Bob Young, également v-p de la Ligue canadienne de football) peut même mettre un livre en vente sur Amazon.

Une artiste et conceptriste web montréalaise, Marie-Chantal Turgeon (éclaté, coloré et …bilingue), a publié cet automne un premier ouvrage sur Blurp.com.

Le monde de l’édition à l’ère numérique

En France…

Vente en ligne, numérisation et librairies indépendantes. L’Agence régionale pour l’écrit et le livre en Aquitaine (ARPEL) a publié en novembre son rapport intérimaire sur l’impact du numérique sur la librairie indépendante. Ce rapport a pour objectif de formuler des pistes d’action en matière de politique publique. Rapport final attendu en décembre.

Enjeu: amener toute une profession, et pas seulement les plus avancés ou les plus gros d’entre eux, à anticiper au mieux les changements, et à inventer des pratiques nouvelles de l’activité de libraire, adaptées aux besoins des individus de la société de l’information.

Dans la même veine, outre-Manche…

Booksellers Association of the United Kingdom and Ireland vient de publier son plan d’action concernant les enjeux du numérique et de la distribution sur le Net. Ce document fait suite à l’étude de marché publiée en 2006 (Brave new world – Digitalisation of Content: the opportunities for booksellers and The Booksellers Association).

Embracing the digital age: An opportunity for booksellers and the book trade.

Il faut un niveau d’engagement supérieur entre éditeurs et libraires. Sans celui-ci, l’industrie ne pourra bénéficier des opportunités et avantages des innovations technologiques. Il est urgent que tous les participants de l’industrie se familiarisent avec les technologies numériques. Les plus concernés sont les libraires. Il y a un rattrapage à faire côté marketing et développement des marchés.

Deux éléments fondamentaux au développement du marché numérique:

  • Entente sur les standards d’exploitation des données marketing (responsabilité du Book Industry Communications).
  • Extension de l’infrastructure actuelle de l’industrie du livre.

En 2003, le Centre francophone d’informatisation des organisations (CEFRIO) avait publié une étude sectorielle, Les affaires électroniques et l’industrie de l’édition au Canada. C’est alors la vulnérabilité du secteur à la concurrence étrangère qui est l’enjeu principal et les nouveaux modèles d’affaires électroniques doivent assurer la compétitivité de l’industrie canadienne.

Gratuité et propriété intellectuelle sur le Net

Droit d’auteur et internet – France

Repérée et bien présentée par Jean-Michel Salaün (EBSI, Université de Montréal), la position de Philippe Astor (ZDnet) sur le rapport Olivennes : pourquoi on a tort de considérer que la gratuité c’est le vol.

/…/Pour autant, rien n’interdit de chercher à monétiser cette gratuité, ce que de nombreux modèles publicitaires essaient déjà de faire. Je persiste à penser qu’il possible, également, de monétiser les échanges de pair à pair.


Œuvres du domaine public

Projet COMMUNIA de la Communauté européenne. Partage de connaissances et projet de médiation du domaine public.

/…/The main goal of the COMMUNIA project is to build a network of organisations that shall become the single European point of reference for high-level policy discussion and strategic action on all issues related to the public domain in the digital environment, as well as related topics such as alternative forms of licensing for creative material (including, but not limited to, Creative Commons licenses), open access to scientific publications and research results, management of works whose authors are unknown (i.e. orphan works).


Distribution sous licence Creative Commons

Creative Commons qui célebrera ses 5 ans le 15 décembre prochain propose une alternative web et flexible pour des contrats de droits d’auteur.Plusieurs types de licences disponibles. Utilisé, entre autres, par Wikipedia et Flickr.

Recherche de matériel disponible sur le Net, sous licence CC: Google et Yahoo! permettent de chercher spécifiquement du matériel sous licence CC .

Musique en ligne et droit d'auteur

Tenter de trouver un modèle de revenu intéressant pour toutes les parties.Proposition de solution d’une association de l’industrie de la musique:

Danemark – Music industry association recommends flat-rate file sharing (O’Reilly)Proposition venant d’une entreprise (EMI Music):

EMI Music reaches agreements to retail DRM-free, superior sound quality downloads in multiple stores across Scandinavia.

Suggestion d’un lecteur du blogue de Michael Geist :

/…/Recording industry sets up a music service, and/or licenses other services such as iTunes, to provide DRM-free unlimited downloads of all copyrighted music for an access fee of $23/month. No ISP involvement. No peer to peer. Just a fair market revenue scheme and a good value proposition for consumers.

Nouveau projet de loi canadien

Imposer une législation (Boing Boing) à l’image du Digital Millenium Copyright aux États-Unis qui, entre autres, réduira l’accès au matériel éducatif et scientifique et favorisera l’appropriation du futur patrimoine numérique canadien par de grosses entités commerciales.

Mise en garde de la Canadian Library Association, afin d’éviter les erreurs commises par la législation américaine, adressée au Ministre Pentice (septembre 2007).

Commentaires de Michael Geist (carnet technologies et droit).

Expertise

Site de Laura J. Murray, Faircopyright.ca, co-auteur du Canadian copyright: A citizen guide.

Partage de données bibliographiques

Wordlcat est offert par OCLC (Online Computer Library Center) et permet de:

  • Chercher du matériel (livres, musique, vidéo) parmi les catalogues en ligne de bibliothèques (près de 10 000 selon le site).
  • Constituer des listes (références selon 5 formats courants) et les partager.
  • Localiser la bibliothèque la plus près (API de localisation par code postal, province, état, pays)

*** Alternative à l’interface de recherche avancée: recherche à facettes ( auteur, contenu, format, langue, année) permet de préciser sa pensée si l’objet de la recherche est plutôt vague ou d’explorer.

Partage de données entre bibliothèques et entités commerciales

Étude de Karen Coyle comparant les données produites et utilisées par les éditeurs et détaillants et celles des catalogues bibliographiques. Évidement, les objectifs et besoins ne sont pas les mêmes et les entités commerciales n’utilisent pas de listes d’autorité.

Open cover database

Une autre manière de naviguer, valoriser ou diffuser des éléments de collection : fureter parmi les jaquettes ou couverture de livres, DVD ou CD, pouvoir les utiliser pour compléter l’information relative aux ouvrages.

CoverThing: projet complémentaire à LibraryThing (partage de collections, de listes de lecture).