Archive pour la catégorie ‘Sciences de l’info’
Marché du livre – Google Books
Dans son récent rapport sur l’édition numérique, Bruno Patino avait relevé la possible entrée des fournisseurs d’accès, surout les géants des télécommunications, dans la chaîne de l’édition à titre de distributeurs.
Sous ce même angle, il est intéressant de suivre l’accord que Google a conclu avec des éditeurs américains à la suite des poursuites engagées par la guilde des auteurs et l’association des éditeurs en regard du projet Google Books.
Olivier Ertzschied commente cette entente (Le marché du livre comme algorithme): « la candeur avec laquelle les éditeurs ont de facto délégué à Google la capacité de faire du marché du livre, « son » marché du livre. »
A Guide for the Perplexed: Libraries and the Google Library Project Settlement, document conjoint American Library Association et Association of Research Libraries donne le point de vue des bibliothèques.
Commentaire de Lawrence Lessig (professeur de droit et spécialiste des technologies de l’information, un Michael Geist américain) sur l’accord, On Google Book Search Agreement. Celui-ci relève la création d’un registre, administré par une organisation sans but lucratif et composée de représentants des auteurs et des éditeurs, assurerait le versement des redevances.
Des organisations ayant des missions similaires existent au Canada :
Édition numérique – Cours Économie du document
Réflexion sur les enjeux de l’édition numérique en regard du cours de Jean-Michel Salaün, Économie du document (École de Bibliothéconomie et des sciences de l’information, Université de Montréal).
À considérer pour l’analyse des modèle de revenu pour l’édition numérique
La publication numérique n’est pas un bien physique.
On refuse de payer pour un quelque chose d’aussi intangible que l’accès.
L’information est, de plus, souvent perçue comme jetable (aussitôt consultée, l’information perd sa valeur).
La publication imprimée ne disparaîtra pas
La publication imprimée est un bien physique.
On achète un livre parce que c’est un objet que l’on peut conserver, collectionner, prêter.
Le contenu est indissociable du médium et n’est pas affecté par les considérations technologiques telles que l’interopérabilité.
Questions
La génération des natifs du numérique posera avec encore plus de pression, des défis pour l’édition numérique. La génération qui n’a pas connu l’avant-web et qui, contrairement aux générations précédentes, surfe sur les changements, répugne à payer pour du jetable et de l’intangible. Par exemple:
- Une infime proportion de titres de musique téléchargés par un ado sur des sites de partage il y a 3 mois est encore écoutée.
- Par contre, ce même ado n’a pas hésité à acheter le numéro spécial d’une revue portant sur son groupe préféré et fera probablement l’acquisition d’un billet pour le spectacle du même groupe, et de son CD si celui-ci est un objet intéressant et contien des inédits.
Les consommateurs, et plus spécifiquement, les natifs du numérique, perçcoivent-ils l’abonnement comme un engagement qui limiterait les opportunités ?
Quelle doit être l’offre des périodiques et journaux pour que celle-ci soit perçue comme ayant une valeur ?Valeur pour une communauté d’intérêt spécifique uniquement ? La longue traîne est -elle un modèle viable pour les petits éditeurs de périodiques ?
Freebase et les données de la SEC : plus de connexions et plus d'information
Freebase est un projet de base de données (plus précisément, un rassemblement de connexions entre des connaissances) en mode sémantique. Les développeurs sont également invités à concevoir des applications à l’aide des outils fournis (propriétaires). Plusieurs projets de mashup à partir de données publiques importées dans Freebase, dont certaines données de la Securities and Exchange Commission, l’organisme de réglementation des activités boursières aux États-Unis.
Ceci permet, par exemple, d’établir des connexions très pertinentes et qui ne sont pas possibles dans le cadre du mandat de la SEC. Voici les résultats de la requête: Prepackaged software companies that are losing money (with CEOs).
Économie de l'accès – Outil de recherche et services publicitaires
Instructive entrevue d’un des grands maîtres de l’algorithmie, dans Popular Mechanics: 20 (rare) questions for Google search guru Udi Manber.
Pertinence de cette question à propos de la séparation entre les objectifs d’amélioration des fonctions de recherche et de revenus publicitaires..
You have nothing to do with the advertising side, but is there a sort of « church and state » separation between the advertising side and what you do?
Yes, I told you we launched our 450 improvements. When we decide to launch something, we have a weekly meeting where all those things come together and we look at all the evaluations and we make decisions-revenues and any effects on ads do not come into those meetings. We don’t even know what the effects are. We make the decisions solely based on how good it is for search, how good it is for users. The ads are on a different part of the page, and the ad people, I assume, do the same kind of thing and try to improve the ads.
L’algorithme de recherche aurait été modifié pas moins de 450 fois au cours de l’année dernière…
Open access – Le mouvement se poursuit
Parmi la Ivy League
La faculté des arts et sciences de l’université Harvard a approuvé une proposition de politique d’accès libre à ses publications académiques. Le blogue de Dan Cohen contient des liens vers le texte de la proposition et une argumentation en faveur de cette ouverture.
Numérisation et modes d'édition électroniques
Publiée par la Société des gens de lettres de France, une série de compte rendus de tables rondes ayant pour thème la nouvelle dynamique de la chaîne du livre.
Menée par Pierre Assouline, écrivain et journaliste, cette discussion entre un éditeur, un auteur et un représentant du Cercle de la librairie: Les perspectives de l’édition face à la numérisation des contenus et aux modes d’édition électronique.
M. Assouline relève que les auteurs et, même les éditeurs, sont éloignés des problématiques liées au web. À débattre.
Une autre table ronde aborde les Enjeux de la librairie indépendante face aux mégapoles de diffusion en ligne.
Open government data
Site public.resource.org, sous la très comique bannière du blanchon. Son objectif est de promouvoir des projets de développement Internet d’intérêt public.
Un des projets est de rendre plus accessibles les données gouvernementales qui sont publiques. Ceci aurait pour objectif de favoriser la participation et la démocratie en rendant l’information plus transparente. Plusieurs acteurs biens connus du web ouvert, dont Tim O’Reilley participent à ce projet.
On y propose huit principes de base auxquels les données publiques devraient se conformer pour être ouvertes. Pour article en français, voir InternetActu.net.
Web 3, Facebook et droit d'auteur
Fil de réflexion du 11 décembre
Le web 3 (on va rester dans les numéros de version?), 4e rencontre internationale du web à Paris. Rencontres suivies par plusieurs blogueurs. Dévoilement de nouveautés, déclarations percutantes (ou nouvelle désignation pour remplacer w2.0).
Facebook a présenté ses excuses pour son intrusion dans la vie privée de ses membres.
Rappel: formation d’un groupe Facebook, Stop invading my privacy (75 000 membres) sur FB pour dénoncer la distribution aux annonceurs de toutes les informations concernant les activités des membres sur le réseau. Bel exemple de monétisation extrême de réseau social et bel exemple d’utilisation des outils de ce même réseau pour activisme.
Sur FB, on trouve aussi le groupe Fair Copyright for Canada (15 000 membres), administré par Michael Geist. La présentation de la nouvelle loi canadienne sur le droit d’auteur a été reportée. Beaucoup de questions (surtout des médias anglophones). À surveiller:
- Commentaires d’Olivier Charbonneau sur Culture Libre (perspective sciences de l’info).
- Commentaires et bonne revue de presse du juriste et passionné des TI, Michael Geist.
Interfaces de recherche et univers Netvibes
Repéré sur Klog (les outils du web pour documentalistes) l’interface de recherche (effectuez une recherche pour la voir, haut d ela colonne de gauche) du site de la médiathèque de l’ESC Lille (équivalent des HEC à Montréal). Une interface en trois parties:
- Centre de la page: des résultats de recherche qui peuvent être triés par pertinence, titre, année, auteur.
- Colonne de gauche: un nuage de mots clés reliés entre eux (hiérarchie, concepts). Cliquer sur un mot clé permet de déplacer la recherche. On peut également visualiser les auteurs et sujets pour affiner la recherche.
- Colonne de droite: la possibilité d’utiliser des critères de recherche (fonds, disponibilité, auteur, année, sujet, éditeur)
Également Grâce à l’intégration d’un univers de l’agrégateur Netvibes, le portail d’information du site offre aux utilisateurs du site de la médiathèque différentes sources d’information à suivre et consulter selon leurs préférences.
Un éditeur chez Netvibes
Un éditeur, Milan, a créé un univers, Milan Jeunesse, sur Netvibes. Des widgets peuvent être intégrés sur des sites privés (Idées lectures, Vidéos, Club Wapiti). Repéré sur Mélico (Mémoire de la librairie contemporaine).
La prochaine version de Netvibes, Ginger, sera bientôt disponible (suivre le lien pour aperçu). Il sera, entre autres, possible de créer et partager des univers. Un remix communautique et agrégation de contenu.
Romans SMS
Pour faire suite aux enjeux auxquels doivent faire face les participants de l’industrie du livre, un article assez récent du blogue de Francis Pisani.
La moitié des romans les plus vendus au Japon ont été écrits sur des téléphones portables (moyenne de 400 000 exemplaires vendus). Ces romans s’adressent à un public adolescent et sont publiés par épisodes. Les auteurs font appel aux commentaires des lecteurs; ceux-ci les achètent parce qu’ils considèrent y avoir participé.
Comment le monde de l’édition peut-il intégrer cette nouvelle réalité ? Comment la chaîne documentaire traite-t-elle ces produits ?



