Archive pour la catégorie ‘Sciences de l’info’
Modéliser les relations pour socialiser le marketing
Les marques qui investissent de plus en plus de leur budget marketing sur les réseaux sociaux sont-elles devenues plus sociales ? La dimension sociale du marketing, autre que la simple fonctionnalité du « like », échappe encore aux stratèges du marketing.
Relation = émotion : le maillon faible du marketing social
Sur le blogue de la Harvard Business Review, un billet qui contient des pistes de réflexion pour ceux qui s’intéressent à la dimension réellement sociale (patterns d’interactions) du commerce qu’il soit numérique ou brique-et-mortier.
Relationships aren’t rational, but emotional. They certainly aren’t predictable. (Try applying the marketing funnel to your love life and see how it goes. If you date 20 people, in 2.5 years will you end up with 0.7 kids?) In fact, marketing in the social era does start to look a lot like falling in love, following an arc of romance, struggle, stability, and commitment. As anyone who’s ever been in love can attest, it’s not a linear path.
Le modèle d’information du marketing traditionnel (linéaire, unidirectionnel et centré sur un objectif transactionnel) ne correspond pas au modèle social.
Nos rapports sociaux, nos choix et nos réactions sont empreints d’émotions (plus ou moins exprimées). Une dimension peu explorée, et pourtant essentielle, du marketing social. Une dimension qui échappe (encore) aux algorithmes des moteurs de recherche.
Curated commerce : la contextualisation de l’offre
Online retailers have the opportunity to offer a distinct point of view and re-contextualize products in more focused ways, often with a pared-down product offering and a highly visual style that immediately conveys brand values. When less is more for online retailers and their customers
Il serait temps d’organiser vos contenus pour que vos moteurs de recherche soient plus intelligents et puissent contextualiser votre offre. Ça rappelle Ambient findability (O’Reilly, 2005).
Une étude qui met en lumière le maillon faible des systèmes de recherche d’entreprise (Coveo, Endeca, Lucene, etc.). Les algorithmes ne remplacent pas le travail des « curateurs de contenus » ou, plus particulièrement, la contextualisation de la recherche et des résultats.
“Curated ecommerce is becoming recognized by both retailers and shoppers for its simplicity and ability to help fill an online void,” said Krista Garcia, eMarketer analyst and author of the new report, “Curated Ecommerce: How Less Can Be More for Shoppers.” “There will always be a place for comprehensive, multicategory retail sites, but fine-tuned collections enhanced by personal touches also perform a necessary function in the ecommerce ecosystem.”
Après la modélisation des données, il faut modéliser les relations.
Big data : ces données que nous ne savons pas exploiter
Les barrières technologiques et organisationnelles sont des freins à l’exploitation des données. Ajoutons à ceux-ci l’absence de compétences. Un problème qui n’est pas spécifique au commerce de détail.
Retail’s BIG Blog | 5 digital retail trends to watch in the next 5 years
Data
We all know analytics are important. Heck, we’ve been trying to use them for years! But Joel predicts a massive transition in which retailers combine their current very linear relationship with data with the more cyclical silo that comes from gathering data from many different places.Social CRM is imminent (and we probably won’t be calling it that for very long!). The problem Joel foresees is that retailers just aren’t staffed for this kind of analytics yet. (Mitch Joel)
À l’ère de la fragmentation des marchés et des audiences, la problématique de l’exploitation des données est une tendance lourde.
Big data: The next frontier for innovation, competition, and productivity (McKinsey)
There will be a shortage of talent necessary for organizations to take advantage of big data. By 2018, the United States alone could face a shortage of 140,000 to 190,000 people with deep analytical skills as well as 1.5 million managers and analysts with the know-how to use the analysis of big data to make effective decisions.
Un nombre incalculable d’applications et de technologies analogiques et numériques recueillent des données dont le volume est en croissance exponentielle. Il y a de nombreux enjeux, dont la sécurité, la protection des renseignements personnels et la censure. La meilleure façon d’y faire face est l’ouverture.
The Data Deluge (The Economist)
The best way to deal with these drawbacks of the data deluge is, paradoxically, to make more data available in the right way, by requiring greater transparency in several areas. First, users should be given greater access to and control over the information held about them, including whom it is shared with. Google allows users to see what information it holds about them, and lets them delete their search histories or modify the targeting of advertising, for example. Second, organisations should be required to disclose details of security breaches, as is already the case in some parts of the world, to encourage bosses to take information security more seriously. Third, organisations should be subject to an annual security audit, with the resulting grade made public (though details of any problems exposed would not be). This would encourage companies to keep their security measures up to date.
Reconfiguration des professions de la « gestion du savoir » (bibliothécaires, documentalistes, archivistes) dont les compétences sont codifiées et qui font une place importante aux enjeux d’éthique.
Vers des architectes de l’information
L’enjeu pour ces nouveaux professionnels sera de concilier les pratiques des différents mondes du document. Il leur faudra, de façon très pragmatique, construire à la fois des prestations et des institutions qui soient réellement dédiées à la communauté qu’ils servent, reprenant à leur compte la longue tradition des infrastructures épistémiques, sans l’inféoder aux stratégies industrielles qui visent à verrouiller le Web ni la réduire à la logique performative des ingénieurs. (Jean-Michel Salaün)
J’adore mon métier.
Passages: Contenus, plateformes et groupes
What Marketers Can Learn from Consumers’ Sharing Habits – eMarketer
Contextualiser la publicité ou prendre le pouls d’une certaine catégorie d’audience.
At The One Club’s Creative unConference in May, Paul Adams, global brand experience manager at Facebook, said that the average person has four different friend or influence groups. Each has an average of 10 people and they are based around life stages, experiences or hobbies.
Les courriels sont encore les meilleurs canaux de communication (à sens unique) entre marques et consommateurs. Cependant, la capacité d’analyser des patterns suivants constituera une valeur essentielle du marketing de l’ère numérique :
- le contenu;
- la façon dont on le partage : la plateforme;
- avec qui on le partage le contenu: le groupe.
Il serait intéressant de superposer les couches d’information (données, métadonnées, sémantique) afin de visualiser les patterns.
Passages : Les intranets sociaux pour répondre aux besoins informationnels de l'entreprise
The Content Economy by Oscar Berg: The business case for social intranets
Ce billet d’Oscar Berg fait la démonstration de la pertinence (et même, de la nécessité) des intranets sociaux auprès des entreprises qui font un usage intensif de leur capital intellectuel.
Les coûts de production et de gestion de l’information, dans un intranet traditionnel, forcent les gestionnaires à prioriser les besoins informationnels de l’entreprise. Ceci réduit considérablement la sérendipité des rencontres informationnelles qui constitue un terreau fertile pour l’innovation.
En faisant littéralement fondre le coût des communications, la technologie et les nouveaux usages du web ont ouvert à tous la production de contenu. Nous sommes passés de consommateurs à « prosumers » (à la fois producteurs et consommateurs d’information).
De plus, les réseaux sociaux ont propulsé les communauté d’intérêt et favorisé l’infiltration de la culture web (participation spontanée et non hiérarchique) en entreprise.
Le problème n’est pas la surabondance d’information, c’est la satisfaction de la demande
La surabondance d’information n’est pas le problème qu’il faut solutionner. L’abondance, à la différente de la rareté, permet d’assurer une plus grande disponibilité et plus de diversité. Le problème, c’est de répondre à la demande d’information; de satisfaire la longue traîne des besoins informationnels. Il faut donc améliorer les filtres (mécaniques ou sociaux) pour repérer, qualifier, commenter, remixer l’information.
/…/ we need to focus more on creating filters to handle the abundance of information than trying to stop the inflow of information. We need to stop seeing information supply as a problem to be solved (by trying to delimit it) and instead focus on how to satisfy information demand.
Passages : Économie de la culture, industries de contenu et développement du numérique
Économie de la culture – Bloc-notes de Jean-Michel Salaün
L’économie de la culture est-elle particulière ?
Jean-Michel Salaün fait le lien entre l’article de Xavier Greffe (un des experts en analyse économique de la culture en France) et le développement du numérique. Également d’un très grand intérêt pour les industries de contenu.
3 grands thèmes pour alimenter une réflexion sur l’économie du numérique :
Faible durabilité de la culture dans une économie de marché
Où on reconnaît que l’art est créateur de bien être collectif tout en entretenant la vision romantique de l’artiste qui ne peut vivre de son art.
L’offre et la demande: incertitude des deux côtés du marché
Le producteur de l’activité artistique ne sait pas comment celle-ci sera reçue, le demandeur potentiel en ignore la qualité (ni identifiée et/ou ni expérimentée).
Levier de développement durable
« /…/la contribution de la créativité artistique à la qualité des produits et au renforcement de la compétitivité ; la satisfaction de besoins sociaux ; le renforcement de l’attractivité et de la dynamique des territoires.»
Liens partagés par J-M S
Notes d’un économiste: Blogue de Mathieu Perona, doctorant en économie et wikipédien. Billets sur l’économie de la culture, les industrie de contenu et sur la propriété intellectuelle.
Panorama sur l’économie de la culture – Page Wikipédia
Passages : Il faut socialiser l'intranet
The Content Economy by Oscar Berg: Why traditional intranets fail today’s knowledge workers
Si les intranets connaissent autant d’échecs auprès des métiers qui font une consommation/production intensive du savoir (données, information, documents) c’est que leur conception repose sur la poussée automatique de contenu (« push technology »).
Caractéristiques d’un intranet du modèle « push » :
- Contenu produit à l’avance ou sélectionné;
- Besoins informationnels anticipés;
- Contenu produit par un ensemble de ressources spécialisées;
- Le contrôle du message, le format et l’organisation de l’information sont sous la responsabilité d’un groupe d’individus.
Ce modèle ne peut donc pas répondre adéquatement aux besoins d’information imprévus, aux contributeurs potentiels issus de l’ensemble des membres de l’organisation et à la nécessaire sérendipité (« découverte d’individus ou d’information que nous ne savions pas que nous cherchions »), autrement dit, la longue traîne de l’information.
L’intranet du modèle « pull » est un intranet social :
- Abondance de contenu;
- Diversité de sources et de contributeurs;
- Rôle essentiel des filtres (technologie et effet de réseau);
- Auto régulation (communautés d’intérêt).
Le principal enjeu d’un intranet est la longue traîne de l’information.
Un intranet pourrait combiner un système d’information stable pour répondre aux besoins courants et prévisibles et un système d’information organique (social) pour favoriser la recherche de solutions créatives à des situations imprévisibles.
Passages : Exploitation des données des médias
DataArt Visualization on BBC Backstage – information aesthetics
BBC Learning recognises that the interpretation of open data is an increasingly important skill for us all and expects the site will appeal to audiences interested in data visualization in general, digital art and design, those interested in the BBC and those looking at data visualization from an educational perspective.
L’interprétation des données de sources publiques est une compétence émergente qui est appelée à prendre de plus en plus d’importance.
Parallèlement, la représentation visuelle des données, dans un but à la fois esthétique et informatif, est un champ de pratique qui obtient une reconnaissance croissante. Voir la conférence SEE#5 sur la visualisation de l’information. On y retrouve des spécialistes des domaines suivants: architecture de l’information, technologie de l’information, design et art.
Visualisation et interprétation des données
Il n’est pas étonnant que les médias s’intéressent à une toute autre forme d’exploitation de leurs données que celle qui repose sur la valeur économique des données factuelles. Exemples de la BBC :
Parrainé par le réseau BBC Backstage, DataArt soutient les projets technologiques et artistiques qui utilisent le croisement des données publiques de la BBC avec les données publiques d’autres sources.
4 projets en cours:
Flared Music: illustration des relations entre les musiciens de la base de données BBC Music / Musicbrainz.
3D Documentary Explorer: narration interactive à partir de sources vidéos.
SearchWeb: exploration du contenu web de la BBC par la génération d’arborescences (liens entre pages dont le contenu est pertinent à la recherche)
News Globe: cartographie des informations de BBC News & Sports sur un globe terrestre en 3 dimensions.
La 5e conférence sur la visualisation de l’information aura lieu à Wiesbaden, en Allemagne, le 17 avril. Tous les billets sont déjà vendus, mais les présentations sont diffusées en temps réel et seront accessibles dans les archives du site de l’évènement.
Première réunion des milieux documentaires québécois
La révolution numérique qui transforme les pratiques et usages industriels, économiques et sociaux frappe également les spécialistes de la documentation et de l’information. À l’heure où on peut emprunter un livre en format numérique à la bibliothèque municipale et où la validation de l’information n’a jamais été aussi importante, le milieu de la documentation tente lui aussi de s’approprier cette nouvelle dimension.
Pour la première fois, 7 associations du domaine de la documentation seront réunies pour la tenue du premier congrès des milieux documentaires au Québec. Le congrès Investir le monde numérique aura lieu à Montréal, du 11 au 14 novembre 2009.
- Association des bibliothécaires du Québec/Quebec Library Association (ABQLA);
- Les Bibliothèques publiques du Québec (BPQ);
- Association pour l’avancement des sciences et des techniques de la documentation (ASTED);
- Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS);
- Corporation des bibliothécaires professionnels du Québec (CBPQ);
- Réseau BIBLIO du Québec;
- Special Libraries Association, section de l’Est du Canada (SLA)
Bibliothèques publiques et livres numériques
Via jafurtado (Twitter)
La Bibliothèque publique d’Ottawa a récemment ouvert un service de prêt de livres numériques. Les abonnés peuvent télécharger les fichiers pour une période de temps limitée. Formats Mobipocket, Overdrive, PDF.








