Archives pour la catégorie Faire le Québec numérique

Passages : L'organigramme de l'entreprise 2.0


    The FASTForward Blog » Org Charts in an E2.0 Context ?

    Loin d’être des structures statiques, les organigrammes d’entreprise changent et évoluent au fil des restructurations et fusions qui affectent la vie des organisations. Dans une entreprise 2.0, ceux-ci évolueraient en fonction des connexions entre les individus.

    Une structure qui s’adapterait au gré des projets et des besoins en entreprise. Une hiérarchie qui ne serait pas statique, mais organique; où les liens et connections entre les individus se feraient et déferaient selon les profils, les compétences et les projets collaboratifs. La référence à David Weinberger (Small Pieces Loosely Joined) ne passera pas inaperçue.

    Pourquoi ne pas exploiter ces nouvelles technologies qui permettent de cartographier le capital intellectuel de l’entreprise ?

    /…/ why not let (server based) systems do the delivery of work-orders, run the events, do the transactions and capture the data? Why not have the flows defined with loops and warts and all ready to be refined daily as the organisations learns and grows? Hugh McLeod, Buckets

    Pourquoi ne pas imaginer des structures flexibles et temporaires ?

    /../ what if work meant that at different times and for different projects, you could get *tagged* with different tags for different skills, and *linked* with other relevant of pertinent skill and personality *tags*, and so on ? Then, these new-style indicators (of capability) could be combined with availability / scheduling optimization software, and you’d have the basic format for a new form of organization chart.

    L’organigramme, vecteur de l’autorité et de la communication en entreprise, peut également être un agent de changement vers l’entreprise 2.0.

Passages : Projets dinosaures à l'heure du web 2.0

ongoing · Doing It Wrong

Comment peut-on encore s’enliser dans des projets interminables et honteusement coûteux à l’ère du code libre, de la virtualisation des serveur et du développement Agile ?

« Stop the madness! » Un cri du coeur d’un développeur, chez Sun Microsystems, qui dénonce les modes de développement de systèmes d’entreprise qui résultent en des projets extrêmement coûteux et souvent, en échecs (mais, combien profitables pour les grandes sociétés-conseils qui sont assurées de remporter des appels d’offres taillés sur mesure).

Amusingly, all the IT types who write about this agree that the problem is “excessive complexity”, whatever that means. Predictably, many of them follow the trail-of-tears story with a pitch for their own methodology, which they say will fix the problem.

Développement itératif et culture agile

Bien que la modernisation de systèmes patrimoniaux (ou « legacy systems », ces systèmes aux technologies à présent obsolètes et dont la création remonte parfois à la fin des années 60) présente des difficultés particulières, c’est la méthodologie et les choix technologiques que dénonce l’auteur.

The time between having an idea and its public launch is measured in days not months, weeks not years. Same for each subsequent release cycle. Teams are small. Progress is iterative. No oceans are boiled, no monster requirements documents written.

Le billet renvoie également à des sources qui tiennent des listes de projets informatiques désastreux.

Quelques exemples de projets désastreux au Québec

Commission de la santé et sécurité du travail (2009) – Projet de modernisation abandonné au bout de  2 ans et demi. Radiation de 30 millions de dollars.

GIRES (2003) – Méga projet de gestion intégrée des ressources (intégration d’un millier de logiciels dans 138 ministères et organismes, au gouvernement du Québec. Débuté en 1999, le projet est abandonné après plus de 400 millions de dollars investis.

Société des alcools du Québec (2003) – Système de gestion intégrée d’entreprise (ERP) – L’opération qui devait s’étendre sur 18 mois et coûter 57 millions de dollars, a demandé près de 3 ans et coûté 95 millions.

Hydro-Québec (2003) – Projet de modernisation (plus de 200 applications), non encore terminé et dont le coût devrait atteindre plus de 600 millions de dollars.

Passages : Les salons et foires en mutation ?


    Sans Hachette, le Salon du Livre se cherche un second souffle | Rue89

    Le Salon du livre de Paris (et les autres évènements de même envergure) n’échappera pas à la mutation que les nouveaux usages du Web ont enclenché dans d’autres activités de marketing.

    Que ce soit pour des raisons financières (coûts élevés de ce type d’évènement pour les participants), écologiques (transport, consommation) ou sociales (affirmation d’une spécificité régionale), une nouvelle tendance se dessine-t-elle pour les grands évènements de type conférence ?

    Hachette se retire du Salon du Livre de Paris et souhaite que l’évènement évolue

    Entre salon professionnel et grand public, on cherche à se repositionner. Les gros évènements semblent moins rassembleurs au goût de certains participants (professionnels de l’édition). Faut-il aller au delà de l’audience, trop diffuse et se recentrer sur les communautés d’intérêt ?

    Couleur locale ou régionalisation: répondre aux attentes d’une clientèle et de certains représentants du monde de l’édition, dont les auteurs, qui souhaiterait des évènements régionaux, adaptés aux spécificités locales.

Passages : Journalisme et démocratie – Les électeurs restent indifférents à l'appel des médias (Le Devoir)

Journalisme et démocratie – Les électeurs restent indifférents à l’appel des médias (Le Devoir)

Article accessible aux abonnés du Devoir uniquement.

Les médias ont-ils encore de l’influence sur leurs lecteurs ? On peut en douter en constatant le faible taux de participation aux élections municipales de Montréal, malgré la médiatisation de la série de scandales qui secouent la mairie. Les médias sont-ils toujours les chiens de garde de la démocratie ? Ils aboient, mais aboient-ils au bon moment ?

Stéphane Baillargeon a interrogé deux professeurs en science politique *  et en journalisme **. Il y a 3 trois leçons à tirer pour les médias:

Les médias ont peu d’influence sur les choix politiques

    «Les enquêtes montrent que les éditoriaux n’ont pas d’impact dans l’opinion», enchaîne encore plus cruellement le professeur Marc-François Bernier, titulaire de la chaire en éthique du journalisme de l’Université d’Ottawa. «Ils sont lus par une frange politisée qui a déjà son opinion et n’en changera que petit à petit.»

Les médias traditionnels ont fait leur travail d’enquête

Par contre, en région, les médias ne disposent pas des budgets et ressources leur permettant de réaliser ce type d’enquête. Les médias citoyens (blogues, forums) ont fait office d’amplificateurs.

«Les blogueurs fonctionnent comme les animateurs de lignes ouvertes, dit-il. Ils lisent les journaux et ils commentent.»

La vie politique n’a pas suffisamment de place dans les médias

Les chiens de garde de la démocratie se détournent-ils de leur cible dès qu’un os alléchant leur est jeté (la soirée des élections, entre le Gala de l’ADISQ et l’épisode clé de la série de télé réalité) ?

«La structure de certains médias et l’environnement social peuvent être défavorables à l’enquête»

* Anne-Marie Gingras, professeure agrégée de science politique à l’Université Laval, spécialiste des rapports entre la démocratie et les médias.

** Marc-François Bernier, titulaire de la chaire en éthique du journalisme de l’Université d’Ottawa.

Passages : Le livre numérique [3] : L'agrégateur québécois (Carnet de Gilles Herman)


    Le livre numérique [3] : L’agrégateur québécois (Carnet de Gilles Herman)

    Description de l’entrepôt numérique, projet de l’Association des éditeurs de livres (Québec), mis en ligne au printemps 2009.
    La nouvelle plateforme soutien le modèle d’affaires traditionnel de l’édition (intermédiation des éditeurs/diffuseurs/distributeurs).

    Orientations de développement de la plateforme:

    Les éditeurs doivent avoir le plein contrôle sur leurs livres et sur leur exploitation numérique
    Les éditeurs doivent pouvoir fixer les prix de vente et contrôler leurs revenus
    Les éditeurs sont les seuls à être détenteurs des droits d’auteur des œuvres versées dans l’entrepôt
    Les fichiers numériques doivent être hébergés au Québec.

    Parallèlement, on assiste à l’émergence de nouveaux modèles. Ceux-ci sont favorisés par l’appropriation des technologies et le développement de partenariats hors de l’industrie (exemples d’Orange, géant européen des télécommunications, qui se lance dans la distribution de contenu et de services d’auto édition, comme lulu.com).

Open access – Le mouvement se poursuit

Parmi la Ivy League

La faculté des arts et sciences de l’université Harvard a approuvé une proposition de politique d’accès libre à ses publications académiques. Le blogue de Dan Cohen contient des liens vers le texte de la proposition et une argumentation en faveur de cette ouverture.

Tendance lourde: espace relationnel

Cette génération abandonne livres et magazines pour s’immerger dans le Net (point de vue d’un prof). PBS a mis en ligne un reportage de sa série Frontline, Growing Up Online. Un très intéressant, et parfois dérangeant, portrait d’une génération qui grandit avec le Net et des peurs des adultes qui les voient évoluer dans d’autres espaces.

Tendance lourde: fragmentation

Rapportée par eMarketer, une des transformations les plus profondes amorcée sur le net est la fragmentation de l’audience. Le défi, pour les réseaux publicitaires sera « the re-aggregation of a fragmented audience that’s actually watching different things. » Une approche beaucoup plus granulaire pour rejoindre les clientèles.

Fragmentation de l’attention et du contenu: découpage des fichiers vidéos en tranche de 15 minutes, distillation des communications au strict nécessaire, téléchargement de pièces musicale à la pièce, etc. Les Readers’ Digest ne sont pas morts.

Ubiquité aussi de notre présence sur le Net: mes affaires sur LinkedIn, ma vie sociale sur Facebook, mes images sur Fickr, mes dossiers sur Google Doc, etc…

Élections américaines vues par les ados

MTV a recruté 51 adolescents et jeunes adultes parmi tous les candidats qui se sont proposés comme journalistes amateurs pour effectuer la couverture des élections présidentielles américaines.

Les participants diffuseront leurs blogues, vidéos et photos sur le site Think.MTV.com. La participation (soumettre des questions, donner son opinion) des jeunes parmi le public sera sollicitée sur différentes plateformes (webcam, téléphone cellulaire).

Open government data

Site public.resource.org, sous la très comique bannière du blanchon. Son objectif est de promouvoir des projets de développement Internet d’intérêt public.

Un des projets est de rendre plus accessibles les données gouvernementales qui sont publiques. Ceci aurait pour objectif de favoriser la participation et la démocratie en rendant l’information plus transparente. Plusieurs acteurs biens connus du web ouvert, dont Tim O’Reilley participent à ce projet.

On y propose huit principes de base auxquels les données publiques devraient se conformer pour être ouvertes. Pour article en français, voir InternetActu.net.