SÉRENDIPITÉ

Mutations – Modèles, usages et contenus numériques

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Archive pour la catégorie ‘Innovation’

Avec plaisir. Créativité et capital social en hausse

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Jeu d'arcade - Pacman

Sérendipiteux croisements

Hey Yahoo, Do a Barrel Roll: How Google Wins With Whimsical Tricks

***Cherchez : do a barrell roll sur Google.

Les organisations gagnent à cultiver la créativité de leur employés

With one fun little trick that a single engineer probably came up with in his mandated 20% spare time — getting the screen to “do a barrel roll” — the company got enough free media to make a chief marketing officer weep.

Augmentez votre capital social : donnez du plaisir

But the large and lumbering Microsoft could also do with a greater reputation for surprise and delight. We all have way too much drudgery in our daily lives; companies can lift us out of it with great products, a sense of vitality and the odd, winking joke. As in any good relationship, that’s what we gravitate toward.

Médias et marchés : bienvenue au Welcome Motel

Le commentaire précédent appelle une connexion avec la présentation de Bruno Boutot lors du Web-in (Réinventer le Web, 31 octobre 2011). Présentation qui est une leçon de savoir-être pour les médias.

Le plaisir est une  des 4 composantes essentielles pour bien accueillir vos utilisateurs/clients et entretenir vos relations.  Pour connaître les 3 autres, voir la présentation (10 minutes).

 

Rédigé par Josée Plamondon

5 décembre 2011

Rencontre pré Web-in : qu’est ce qui vous allume ?

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Notes ouvertes de la quatrième d’une série de rencontres de préparation du Web-In 2011 qui aura lieu en novembre prochain. Le mot « web-in », dans le nuage de mots clés ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Les rencontres pré Web-in ont lieu à la Maison Notman, le vendredi dès 15h00.

Étaient présents: @sylvaincarle, @Steph_Bousquet, @frlegare et @joplam.

 

Fluxus - Art, force créatrice

Fluxus : pratique joyeuse et iconoclaste des années 1960.

Donner le ton et faire du sens

Stéphane revient sur la thématique proposée lors de la rencontre précédente:

Difficulté de communiquer et faire comprendre la thématique « Accueil » aux participants qui souhaiteraient présenter une conférence. Il faut que la thématique ou nos attentes soient faciles à saisir pour que les propositions entrent dans le sujet.

Retournons-nous à la proposition de départ, émise par Sylvain: le futur du Web ?

Sylvain : Quel est le thème qui transcende toutes les discussions en se moment ? le « social », thème éculé, mais Ô combien central.

Nous avons tous une responsabilité sociale, pour l’économie et la culture locales, de partager nos passions et nos rêves. Ce sont des sources d’inspiration pour entrepreneurs et créateurs.

Il faut créer une ambiance foisonnante d’idées et de conversations intéressantes, comme à SXSW, et non pas uniquement parler du Web. Le ton doit être à la fois festif et inciter à la contribution.

Voici donc ce qui est à la fois un mot d’ordre et le thème central du prochain Web-in:

Dites-nous ce qui vous fait tripper et qui a un rapport avec le numérique.

Conférenciers invités

Ouverture : conférencier dans ce style: David Weinberger (Cluetrain Manifesto, Le Manifeste des évidences, en français) et Douglas Rushkoff (Life, Inc.: How the World Became A Corporation and How To Take It Back)

Lunch : sujet fédérateur pour cette période de la journée qui réunira les 4 sections d’Alliance numérique: localisation, mobilité, jeu, eLearning  («gamification»). On pense à Seth Priebatsch, le créateur de SCVNGR.

Rédigé par Josée Plamondon

5 mai 2011

Rencontres pré Web-in : faire du sens

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Notes ouvertes de la troisième d’une série de rencontres de préparation du Web-In 2011 qui aura lieu en novembre prochain. Le mot « web-in », dans le nuage de mots clés ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Les rencontres pré Web-in ont lieu à la Maison Notman, le vendredi dès 15h00.

Étaient présents: @Steph_Bousquet, @MartinLessard, @frlegare, @joplam, @Boutotcom et @LaurentLaSalle.

Communication à sens uniqueL’accueil

L’accueil: le sens, la thématique de l’évènement.

Bruno : Comment recevoir le monde (identité, participation, média, tourisme spécialiste de l’accueil, de l’identité, de la taxonomie,  )

Josée : L’ouverture. L’opposé du « walled garden» et du repli du web des initiés sur lui-même.

Stéphane : Inviter des gens dont le champ de spécialisation n’ a pas de lien direct avec le web, mais qui partagent les mêmes valeurs.

Bruno : Aucun de nos médias ne sait comment accueillir les utilisateurs. Les  services d’animation de communauté sont externalisés.

Stéphane :  La gestion de communauté est vouée à l’extinction : elle ne se « scale» pas . C’est une fonction qui devra muter: poste de stratège.

 

Remue-méninges

Confrontations, choc des cultures;

Innovation : prendre du recul pour élaborer davantage sur ce qu’on créé;

Le rendement à tout prix:  d’entrepreneurs à investisseurs;  projets éliminés: pas le temps de laisser l’idée mûrir.

Orientation client, gardien de la marque : mon œil. Des cas d’accueil et de service pourri, il y en , ça va mal dans un monde où le client a le choix. Il faudrait inviter un formateur en vente pour faire ressortir l’ironie

Le territoire de l’accueil.

Ouverture

Identité : mémoire pour personnalisation, sortir de l’anonymat.

Incitation à la participation (inspiration du jeu).

Pas ce qu’on est ensemble, mais ce qu’on fait ensemble.

Les règles du jeu: contrôler l’input, à quoi on joue ?

Perspective – Futorologues du passé comme Bertolt Brecht (« la radio va tuer le théâtre » ) dans Théâtre et radio , une réflexion théorique sur le théâtre et les moyens de reproduction technique.  Archéologie de l’utopie: le dogmatisme de la futurologie.

Structure

Il faut préciser ce thème (l’accueil) pour les conférenciers. Comment vont-ils y entrer et y arrimer leurs présentations ?

Stéphane: On a 4 blocs : 4 dimensions de l’accueil

  1. Identité
  2. Plaisir- « gamification » (exemple: SCVNGR : localisation, défis). Sujet intéressant pour la période du lunch (fusion des 4 secteurs d’Alliance numérique : Internet, jeu, mobilité et eLarning).
  3. Opinion – conversation.
  4. Pérennité – mémoire-

Il faudrait une personne pour monitorer le flux twitter , réagir aux commentaires et questions.

Commanditaires: choisir un thème à l’intérieur de notre thème : ajouter quelque chose à la conversation et non pas nous vendre un produit. Nous pourrions les guider pour s’assurer que leurs présentations s’intègrent bien dans notre évènement.

Rédigé par Josée Plamondon

29 avril 2011

Web-in 2011 : finalité et concept

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Notes ouvertes de la deuxième d’une série de rencontres de préparation du Web-In 2011 qui aura lieu en novembre prochain. Le mot « web-in », dans le nuage de mots clés ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Étaient présents: @martinlessard, @sylvaincarle, @frlegare, @joplam.

Les rencontres pré Web-in ont lieu à la Maison Notman, le vendredi dès 15h00.

The Gong Show

Concept du Web-in (par et pour les spécialistes) :

Finalité /Promesse: Nous faire sortir de notre zone de confort (nos pratiques, nos certitudes), nous amener plus loin et nous rendre participants d’une réflexion collective sur le Web du futur.

Garantie: Conférenciers et contenus sélectionnés par un comité d’experts.

Processus de sélection : réputation des conférenciers (pas nécessairement des stars, mais des spécialistes dans leur domaine);  preuve : échantillon /aperçu de la présentation. Le comité peut fournir la rétroaction requise pour les ajustements à apporter aux présentations.

Format

Mise en place: une grande salle (150 personnes environ) et une plus petite, le «chill room», (50 personnes).

Horaire:

  • Keynote speaker en début de journée. (1 heure)
  • Micro conférences (2 heures)
  • Déjeuner (2 heures)
  • Micro conférences (2 heures)
  • Cocktail ouvert à tous

Évènement gratuit pour les conférenciers.

Commanditaires:

Pauses-commandites: les commanditaires ont 5 minutes pour une présentation (ex.: ce qu’on fait d’extraordinaire; pourquoi venir travailler chez nous).

Keynote du matin: une personnalité qui donne le ton et le sens de l’évènement.

Panel du déjeuner: sur thématique plus générale ouvert aux 4 secteurs d’Alliance numérique.

 

Micro conférences :

Appel aux talents/expertises locaux (Québec, ROC; franco, anglo): « Vous trippez sur quelque chose, venez nous faire tripper aussi ». Formulaire de soumission de conférence : adaptation /traduction du formulaire (Call for speakers) du MIGS.

Contributions brèves, de type TED, mais en 10 min. Après sa présentation, le conférencier passe dans la salle adjacente («chill room») où il demeure disponible pour échanger les participants qui le souhaitent. Pour cela, il faut prévoir un battement de 5 minutes entre les conférences pour permettre de sortir à ceux qui souhaitent échanger avec le conférencier. Si on a 4 heures de micro conférences, on aura donc 16 conférenciers (4 conférenciers en 1 heure).

Rédigé par Josée Plamondon

10 avril 2011

Web-in 2011: ze making of

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Notes ouvertes pour un compte rendu de la première d’une série de rencontres de préparation de la première* édition du Web-In.

Le mot clé « web-in », dans le nuage ci-contre, est le fil d’Ariane de ces rencontres.

Les rencontres sont informelles et ont lieu tous les vendredi dès 15h00, à la Maison Notman. Celles-ci ont pour but de valider le format des activités, identifier les talents et les contenus et finaliser le programme (juin).

*L’édition de l’an dernier, dont la tablette numérique était la thématique, constituait l’édition 0 (ou beta) de cet évènement conçu pour et par les spécialistes du Web.

Cerveau gauche

Étaient présents:

Absents: retenus par leurs nombreuses obligations professionnelles et familiales. Ce qui sous-entend que les personnes précédemment mentionnées n’ont pas de vie ou pratiquent l’ubiquité.

  • Martin Lessard alias @martinlessard (!), blogueur, colocataire du Triplex, communicateur, formateur et fin diseur.
  • Sylvain Carle alias @sylvaincarle / @froginthevalley,  co-fondateur de Praized Media, directeur technologique de Needium et personnalité du mois du réseau ActionTI.

Objectifs de cette rencontre (et, probablement de la suivante):

  • Déterminer la finalité de ses conférences: quelle est la valeur unique et distincte de ces conférences (vision, champs gauche, concret, orienté affaires, orienté pratique…)
  • Déterminer le format: quels aspects prendront les conférences («un combat des diapos», 10 min + 45 discussion, 20 min + liste d’actions «crowdsourcées» déposées en ligne…)

Finalité:

Chercher des sources d’inspiration hors de notre univers Web habituel (à la SXSW) pour faire advenir des idées et imaginer le Web du futur.

Nous avons identifié plusieurs très pertinents et intéressants experts (pas toujours très connus) qui sont  issus de divers domaines. Objectif: provoquer des ignitions dans les cerveaux des participants.

Concept:

Mots clés:

  • happening d’idées, champ gauche, agrégation, pour les spécialistes et par des spécialistes (mais pas que du Web).

Le web se replie-t-il sur lui-même ?

  • «Walled garden» par opposition au Wild Wild West.
  • Spécialistes du Web ayant peu d’interactions avec d’autres champs d’expertise en dehors de leur univers.
  • Ouvrir nos horizons à d’autres pratiques, d’autres champs d’expertise en sollicitant les contributions de spécialistes qui ont des valeurs similaires (ouverture, recherche, expérimentation) à celles que nous attribuons à la culture Web.

Stéphane relate son expérience à SXSW et des présentations qui l’ont le plus marqué. Par exemple, une source d’inspiration pour de nouveaux modèles d’affaires:

Blake Mycoskie, fondateur de TOM’S Shoes qui a présenté un modèle d’affaires révolutionnaire (one for one) : payer assez cher pour acheter une paire de chaussures, somme toute cool mais banale, et faire le don d’une autre paire dans un pays du tiers-monde.

Déroulement:

Organisation de la journée similaire à l’édition précédente:

Plénière Web-in – Conférencier

Activités (ateliers, présentation, panel) d’une durée maximale d’une heure, avec un petit nombre de participants pour favoriser l’interaction. Prévoir plus d’une piste afin d’assurer l’interaction des participants.

Option 1: plusieurs pistes avec différentes activités.

Option 2 : plusieurs pistes avec une alternance des présentateurs de manière à ce que tous les participants puissent avoir accès au même contenu (les participants ne changent as de salle).  Quitte à introduire des changements au gré des échanges avec les participants, est-il possible de demander aux présentateurs de répéter leur présentation ?

Lunch: conférence sur thème fédérateur (mobilité, e-Learning, jeu, Internet)

Reprise des activités.

Web-inCamp : idéation collective et débridée  Des idées aux actions : qu’est ce qui vous a donné des idées de projets aujourd’hui ? Gratuit sur inscription: même sur tous n’auront pas pu participer aux activités précédentes, ils pourront ajouter leurs élucubrations

5 à 7 ouvert à tous

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Josée Plamondon

6 avril 2011

Passages : Comment Internet a changé l’économie

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    The Next Digital Decade – Essays on the future of the Internet

    Internet n’existerait pas s’il avait fallu un plan d’affaires pour le développer, a écrit Hal Varian, économiste et chercheur bien connu du domaine des TIC.

    Des chercheurs et théoriciens des sciences humaines et sociales et des technologies ont répondu à 10 questions à propos d’Internet. J’ai retenu le texte du prof Varian que m’ont fait découvrir mes études en bibliothéconomie et science de l’information.

    Il faut lire ce texte pour connaître l’histoire d’un changement qui se manifeste dans nos industries et nos usages et pour en tirer des leçons.

    L’Internet a-t-il changé fondamentalement l’économie ?

    À la question « Has the Internet Fundamentally Changed Economics? » Varian répond par l’affirmative dans un court essai intitulé : « Computer-Mediated Transactions ».  Il y décrit les quatre types d’innovations qui ont changé (ou à tout le moins, accéléré) la façon de gérer des entreprises et de faire des affaires. Il rappelle que, tout comme Internet, le Web n’a pas été conçu par une entreprise, mais est advenu grâce à la communauté des chercheurs.

    Comme le moteur à essence, Internet est une innovation capitale, mais elle se distingue de toutes les avancées technologiques précédentes. Une technologie des communications, l’Internet a permis le développement d’applications, en concurrence et n’importe où dans le monde. Ces  innovations parallèles accélèrent la fréquence des changements technologiques et favorisent les ruptures, ces changements dont les effets sont étendus et  irréversibles.

    En guise d’appât, voici un passage sur l’histoire de la publicité en ligne qui démontre comment cohabitent les intérêts divergents des éditeurs de sites et des annonceurs:

    The publisher (i.e. the content provider) has space on its Web page for an ad and wants to sell ad impressions to the highest bidders. The advertiser does not care directly about ad impressions, but does care about visitors to its website, and ultimately, the sale of its products. Hence, the publisher wants to sell impressions, but the advertiser wants to buy clicks.

Rédigé par Josée Plamondon

17 février 2011

Le logiciel libre: un choix politique

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Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.

Hashtag : #s2lq

Développement socio-économique du Québec

En ouverture de l’évènement, Cyrille Béraud (pdg de Savoir-faire Linux et instigateur de la poursuite contre la Régie des rentes du Québec qui a acheté des licences logicielles sans appel d’offres)  a souligné l’importance de 3 chantiers de développement social et économique pour le Québec. Ces chantiers n’ont rien à voir avec le béton, mais ont pour objectif l’accès aux outils de développement pour les individus et les organisations:

  • Connectivité Internet;
  • Logiciel libre;
  • Données gouvernementales ouvertes.

Activisme pour un choix de société

Richard Stallman (alias RMS), fondateur du mouvement pour le logiciel libre et activiste, a livré une présentation de près de 2 heures 30, en français, sans notes et sans aucun support visuel.

RMS ne tolère pas les compromis, ce qui lui vaut les critiques de certains, parmi ceux qui sont favorables au logiciel libre. Comme l’a formulé Marc Boivin sur Twitter: « Je respecte énormément les idées de @richardstallman mais très peu l’argumentaire et leur défense ».

Les programmes propriétaires sont « privateurs »- ils privent  les utilisateurs de leur liberté d’expression et, ce faisant, font obstacle à la créativité et l’innovation pour le bien commun.

Celui qui professe que la liberté sociale et politique est plus importante que la technologie  a énoncé les 4 libertés essentielles au développement du logiciel libre :

  • Usage du programme;
  • Étude du code source;
  • Diffusion des copies;
  • Amélioration du code et contribution à la communauté en retournant à celle-ci les nouveaux programmes ainsi développés.

Selon Stallman, le logiciel libre est un choix de société : liberté individuelle, solidarité sociale et démocratie contre le pouvoir du codeur (l’éditeur du logiciel).

…et ça marche le libre ?

Comme tout évangéliste, Richard Stallman a une approche idéaliste quant aux modèles économiques du logiciel libre : « ce qui est important, ce n’est pas d’être rentable, c’est de faire le bien» .

Quelques publications concernant les modèles économiques de l’industrie du logiciel libre:

Rédigé par Josée Plamondon

7 décembre 2010

Québec priorisera-t-il l'industrie du logiciel libre ?

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Présence annoncée de la présidente du Conseil du trésor au Salon du logiciel libre du Québec

Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.

Hashtag : #s2lq

Mardi le 7 décembre 2010, au cours de la cérémonie de clôture, la présidente du Conseil du Trésor et ministre responsable de l’Administration gouvernementale, Michelle Courchesne, devrait dévoiler la politique gouvernementale sur le logiciel libre tant souhaitée par les individus et entreprises qui en font la promotion.

Nous verrons demain si les mesures attendues, notamment celles qui concernent l’encadrement des appels d’offres gouvernementaux, seront à la hauteur des attentes.

Rédigé par Josée Plamondon

6 décembre 2010

Richard Stallman, gourou du logiciel libre

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Richard Stallman en Saint iGNUtius, au Salon du logiciel libre du Québec 2010
Photo: @MagicBlob alias Fabian Rodriguez

Salon du logiciel libre du Québec, 6 et 7 décembre 2010, Université Laval, Québec.

Hashtag : #s2lq

Grrr ! Pas de wifi gratuit et interdiction de photographier (défiée) pendant les présentations.

Il s’est écoulé près de 2 ans, avant le jugement de juin 2010 qui a donné raison à Savoir Faire Linux envers la Régie des rentes du Québec qui avait accordé, sans appel d’offres, un contrat de renouvellement de licences à Microsoft. Ce jugement n’a pas empêché, il y a quelques semaines, une autre agence gouvernementale d’adopter des normes accordant pratiquement l’exclusivité à Microsoft.

Le gouvernement du Québec s’intéresse au logiciel libre Malgré plusieurs études réalisées par le gouvernement depuis 2005.

Près de 700 participants se sont déplacés malgré les 20 centimètres de neige annoncés aujourd’hui.

Saint iGNUtius priez pour notre libération

Conférence-fleuve de Richard Stallman (@rmstallman, alias RMS) sur le mouvement pour le logiciel libre, le système d’exploitation GNU/Linux et la liberté.

Une prestation qui s’est finalement déroulée sans que nous ayons senti le temps passer.  Fondateur de la Free Software Foundation et de GNU/Linux, M. Stallman a une apparence baba cool et parle un français émaillé d’amusantes traductions comme programmes «privateur» (propriétaire). Geek-hippie, cet évangéliste du libre annonce ses couleurs et tient un discours qui agace (ou fait tranquillement rigoler) les tenants de choix technologiques, disons, «commerciaux». Discours pour discours, je préfère celui qui prône la solution des enjeux éthiques avant de s’attaquer aux enjeux pratiques.

Mise à jour (10 décembre 2010)

Vidéo de la conférence de Richard Stallman. Salon des logiciels libres du Québec, 6 décembre 2010.

Partie 1

Partie 2

Rédigé par Josée Plamondon

6 décembre 2010

Dépasser les limites du livre – BookCamp Montréal 2010

avec 5 commentaires

Retour sur mes notes prises lors du BookCamp Montréal, 26 novembre 2010 au Salon b Bibliocafé.

BookCamp_Montreal_2010

Particularité du «camp» (anti-conférence) : élaboration collective du programme de la journée.

Cette première édition semble déjà un succès : la salle est pleine et l’assistance est diversifiée (secteurs d’activité, groupes d’âge).

Pour suivre le fil des commentaires sur Twitter:  #bcmtl.

Oser

Il semble qu’il soit difficile de sortir du modèle du livre imprimé (et même du support papier). Quelques exemples:

  • Utiliser l’iPad pour faire vendre plus de copies papier.
  • Utiliser une application pour produire une version numérique d’un document papier.
  • Créer une application pour tablette qui imite le livre.

Évidemment, rien n’oblige un éditeur ou un auteur à délaisser le livre pour se jeter sur les pixels. Mais si on tente l’expérience du numérique, pourquoi ne pas s’en servir pour aller au delà des limites de l’imprimé et explorer les possibilités du nouveau médium ?

Comment accroître son potentiel d’innovation et trouver des solutions à ses problèmes quand on se cantonne à ce qu’on connait ?

Quand les frontières entre les pratiques deviennent floues

La dématérialisation de l’objet «livre» et l’élargissement des horizons du monde de l’édition dans l’espace numérique effraient. C’est une réaction naturelle; ces changements questionnent la pertinence des métiers et des façons de faire. L’antidote à l’incertitude est l’acquisition de connaissances pour se fixer de nouveaux repères (et pas nécessairement pour changer radicalement sa pratique).

Qu’est ce qu’un livre ?

J’ai perçu l’inconfort de plusieurs intervenants face aux définitions mêmes des objets qui sont remises en question. Un livre interactif est-il un livre ou un jeu ? Ou ne serait-ce pas plutôt une application ? On peut s’interroger sur ce qui motive cette volonté de marquer les frontières entre les manifestations créatives.

Notre définition de l’objet limite-t-elle notre capacité d’innovation ? C’est une question que pose Mitch Joel dans un billet tout juste publié : When The Definitions Are Wrong.

Analphabétisme numérique

Beaucoup d’acteurs de monde de l’édition (dont beaucoup d’éditeurs) ne sont pas encore familiers avec les nouvelles technologies. Comment parler des enjeux de distribution numérique quand on ne sait pas faire la différence entre un fichier et une page web ? Comment interpréter les changements, identifier les menaces, oui, mais surtout les opportunités d’innovation ?

Des paroles qui dérangent (pour notre bien)

Karl Dubost (@karlpro), qui contribue activement à l’exploration des possibilités du web  a bien tenu le rôle de catalyseur (ou «brasseur de cage») qu’il avait déjà joué, face à un auditoire en partie ravi et en partie sur la défensive, aux rencontres de l’Espace Infusion, lors du Festival du nouveau cinéma.

On pourra longuement réfléchir sur ce constat: « La technologie modifie les comportements, le marché et donc la culture. L’infrastructure n’est pas neutre.»

Voir le compte-rendu de cet évènement par Karl Dubost, sur son carnet.

Formation oui, mais vers qui se tourner ?

Les artistes sont ceux qui ont le moins à craindre des  changements du numérique, contrairement aux éditeurs, distributeurs qui sont menacés par de nouveaux intermédiaires comme iTunes et qui devront nécessairement se réinventer. Cependant, où les créateurs peuvent-ils acquérir les connaissances requises pour profiter des avantages du numérique ? Les organisations associatives ne devraient-elles pas prendre rapidement l’initiative et offrir à leurs membre une formation aux outils et pratiques des nouvelles technologies ?

Où sont les bibliothécaires ?

Malgré une assistance diversifiée, nous n’avons pas entendu de bibliothécaires, exception faite d’Olivier Charbonneau qui s’en est tenu à la dimension juridique (voir plus bas). Les bibliothèques constituent des points d’accès publics et gratuits à l’information. Cette profession a pourtant un rôle actif à jouer dans l’écosystème de l’édition, tant par son expertise spécifique que sa position privilégiée d’intermédiaire entre les utilisateurs/lecteurs et l’offre.

Où sont les sociétés de gestion collective ?

Il a beaucoup été question de propriété intellectuelle, il aurait été intéressant d’entendre les commentaires de représentants des sociétés de gestion collective de droits d’auteur.

Protéger la création et encourager la diffusion

À lire et à méditer par tous les intervenants concernés par la diffusion et la distribution de contenus culturels à l’ère numérique, et plus spécialement, les sociétés de gestion collective de droits d’auteur.  Selon Olivier Charbonneau (@culturelibre), il est plus payant, pour les éditeurs, de vendre un droit d’accès unique; c’est une économie de bien privé. Le numérique nous offre une économie de bien public.

Présentation d’Olivier Charbonneau : Le droit du livre.

Un grand absent: celui/celle qui fait sonner la caisse

Acteur central et élément clé du modèle économique, le consommateur était absent des présentations. Le numérique a-t-il changé nos usages et notre consommation de contenus culturels ? Si oui, comment ces changements se traduisent-ils ?

Culture, médias et divertissement: des enjeux communs

L’édition, la musique, les journaux et magazines, le cinéma: toutes les industries culturelles, même le jeu vidéo (voir le billet sur les conférences du Sommet international du jeu de Montréal) ont des enjeux communs et des expérimentations à partager. Internet change irréversiblement la façon dont nous créons, produisons, promouvons et consommons des produits culturels. Pour s’adapter (ou survivre) aux bouleversements, les entreprises et créateurs doivent accroître leur capacité d’innovation. C’est possible, avec des rencontres du même type que celles de vendredi dernier qui favorisent les échanges entre spécialistes, industries et initiés et non-initiés.

Rédigé par Josée Plamondon

29 novembre 2010